CHAPITRE Vllt
Orandèur du toi. — Ctéationâ 8d Ck)Ib«H. ->- L» f6i afrltl pa^ la Holltudê. 1666.
La nuit, bonod amie de 14ercure^ complaisante aux larcins d'amour, non. moins obligeamment sert partout cet hiver la politique du roi. Pendant qu'en haut il tonne et il {&adr(àe, il est en bas dans Tombre le grand tentateur de TEumpe. U offre toiit à tous, à Charles U le pouvoir absolu, à son compétiteur Léopold TEspagne elle-même, dont il ne veut, dit-il, que les membres extérieurs. Notre envoyé à Vienne reçoit du maître ce compliment d'être un adroit fripon. Mais toute cette adresse n'eût rien fait sans l'aient. Naguère oa avait acheté le confident de Philippe IV^ et l'on va acheter celui de Léopold, pour lui faire trahir son parent C'est aussi par l'achat d'un traître qu'on eut la Franche-Comté.
Dès iM>vembre 1667, le roi visait cette province. Neutre depuis longtemps, elle n'avait point, ne voulait point de troupes. Bile se glorifiait, n'étant point attaquée, de se défendre elle-même. Elle l'était en réalité par la protection de sea voisins, les Suisses.
U s'agissait d'endormir l'une et l'autre, la Suisse et la Franche-Comté, la duègne et la pucelle. Ce fut comme la nuit de Gompiègne. On choisit pour mercure 1 agent lé