‹ Histoire de France, Volume 13Chapitre 43 sur 96 · GUERRE DE HOLLANDE · texte numérisé non relu

GUERRE DE HOLLANDE

déjà tari par cette quantité de garnisons oii il s*était disséminé. L'assemblée, c'est-à-dire ces magistrats qu'on dit si faibles, l'assemblée se leva, jura de résister jusqu'à la mort.

L'exemple fut donné par la grande Amsterdam. Elle lâcha les écluses d'eau douce, perça les digues, livra à rOcéan l'admirable campagne qur Tentoure. Énorme sacrifice. Ce n'était pas là, comme ailleurs, des prairies qu'on mettait sous l'eau. C'étaient les villas, les palais, les plus riches maisons de la tepre, les serres, les jardins exotiques, ces trésors qui déjà faisaient de ce pays l'universel musée du monde. Cela fut grand. Car, la ville est sans terre; c'est un comptoir, un magasin; chacun a sa chère petite terre, et son foyer aimé {meine lust, meine rusty ele.) dans k campagne voisinie* Oa entasse là tout ee qu'on a. Ce peuple qui vit d'k^érieur, quand il a eoucu au /apon, à Surinam, partout, y rapporte tout ce qu'il peut et enterre là son &me. Yoilà ce qu'on dcmna à la a^x.

Axi prix de cette amère douleur, la H^iUAnde atffranebie se connut, et sentit que celte âme libre n'était pas eoïk&vrée, mais sur l^Océan méiae et sur cette invincible flotte qui vint majefitueusemeat entourer AmsterdaQi* Cellen^i se tiAt prête à combattre, à partir, à laisser tout, s'il le fallait, se sentant en état de tout refaire, de tout créer encore; elle eût fait tute autce HioUaiide, et plus giaade;, à Batavia^

Page 1