CHAPITRE XX'VII
R^volalioA d*ABgletePFr« 16$6.
Ni la HoHande, ni l'ÀB^etepre, n'étaient prête» pour révénemetti. C'est ce qui ressort inviiiciblement du trèsbeau récit de Macâulay. On y sent à merveille le changement qui s'était fait en Angleterre de 78 à 88. La violente horreur du papisme qu'elle montra en 78 était fort attiédie. Cétait diéjà un grand peuple éclairé^ calme, occupé d'affaires^ surtout de la graoïde affaire qui était de profiter deJa déeaidenca de la Oollande. Jlacques, papiste obstiné, et, QOKBm^ teiy ^clu du trône, n'en avait pas moins été bien reçu par L'Église anglicane. Celle-ci enseignait l'obéts^nce à tout prince, « fût-il Néron même, » On était bien loin du temps de Miltcm. Skiney, si récent, était oubli4 L'affaire de ttonmouth et sa cruelle répression nuisit à Jacques biea moins qu'on n'aurait cru. L'odieux fut pour Je&ms^ pom le roi la victoire.
Les nations ont des entr'actes dans leur longue vie. On avait taat jasé dans> les cafés de Charles II, qu'on n'avait plus envie d'agir. Tous les partis étaient blasés. Ce peuple très^avancé et qui avait pi^sé par tant d'événements et de discussions, I qui avait un trésor d'expériences tel que ïLul en Europe n'en avait «n semblable, était très-fetigué
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quant aux forces de la volonté. 11 savait et voyait, mais voulait peu, agissait peu.
Loin de se défier du roi papiste, le parlement de 85 lui avait voté un gros revenu permanent, et lui avait arrangé à souhait les corporations électorales. A chaque pas qu'il fit contre les libertés publiques, il lui vint des adresses flatteuses. Son drapeau hypocrite, où se ralliaient tous les tièdes, les douteurs qui se croyaient des esprits forts, c'était le beau mot : Tolérance, suppression des lois restrictives, l'indulgence et la liberté.
Indulgence pour remplir l'armée, la flotte, de catholiques dévoués au pouvoir absolu. — Indulgence pour mettre aux tribunaux les hommes imbus du droit divin, pour qui le roi est la loi même. — Indulgence pour appeler les Irlandais sauvages ou les dragons de France. — /ndulgence pour mettre les Jésuites au Conseil, et les moines partout. — Enfin, pour un centième du peuple, liberté d'opprimer le reste.
Les catholiques étant si peu nombreux, Jacques voulait d'abord les appuyer des anglicans. Quand nos calvinistes français arrivèrent, il dit qu'ils n'auraient pas un sou d'aumône, s'ils ne communiaient selon le rite anglican. Mais l'Église établie ne fut pas dupe de ces avances. Il dut se chercher des alliés ailleurs, s'adressa aux puritains, et parr vint en efl'et à s'en concilier quelques-uns, tant les haines étaient amorties ! 11 s'enhardit alors, sur le conseil du jésuite Pètre, ignorant et ambitieux, à faire le pas hardi. En Ecosse d'abord, au nom de son pouvoir absolu, il suspendit les lois contre les catholiques et les dissidents modérés. De même en Angleterre (mars 87), en ajoutant ce mot qui aigrissait plutôt : a Sauf la décision des chambres, quand il nous plaira de les assembler. »
Pour soutenir cela, il remplissait l'armée de catholiques et même d'Irlandais. 11 fit des catholiques évêques. 11 osa même, pour terrifier l'Église anglicane, ressusciter la com-