‹ Histoire De France Volume 14Chapitre 113 sur 341 · Actes et Mémeires de la paix de Ryswick, t. Ier, p · texte numérisé non relu

Actes et Mémeires de la paix de Ryswick, t. Ier, p

192 LOUIS XIV. (1693| s’étoit déjà employé à disposer le Roi Très-Chrétien à ne point accrocher par là la paix générale (21 décembre) ‘. » La reconnaissance de l’usurpateur comme roi d'Angleterre était, en effet, ce qui devait le plus coûter et à l’orgueil et aux convictions monarchiques du Grand Roi?.

De nouvelles négociations particulières avaient été reprises avec le duc de Savoie, depuis sa défaite de La Marsaille ; Louis se monirait disposé à rendre toutes ses conquêtes, et le duc paraissait désirer vivement la neutralité de l'Italie, que l’empereur rejetait fort loin ; mais ces pourparlers secrets se prolongeaient sans résultat positif.

Les deux couronnes du Nord, d’un côté, le pape, de l’autre, s’employaient avec zèle à préparer la pacification européenne. Innocent XII s'était toujours montré bien intentionné pour la paix et, d’ailleurs, Louis XIV avait achété son amitié par une transaction qui terminait le long différend de la France et du saint-siége. Là, comme vis-à-vis de la coalition, les concessions vinrent du côté du Grand Roi. Après des années de négociations, il fut convenu que les ecclésiastiques qui avaient siegé dans l'assemblée de 1682, et que le roi avait depuis nommés à des évèêchés, écriraient au saint père, chacun de leur côté, une lettre conçue en ces termes : « Prosternés aux pieds de Votre Béatitude, « nous professons et nous déclarons que nous déplorons, du fond « du cœur et au delà de tout ce qu’on peut dire, les choses faites « dans ladite assemblée (de 1682), lesquelles ont souverainement « déplu à Votre Sainteté et à ses prédécesseurs ; c’est pourquoi «nous déciarons ne pas tenir et ne pas devoir être tenu pour « décrété tout ce qui a pu être censé décrété dans cette même « assemblée touchant la puissance ecclésiastique et l'autorité « pontificale. De plus, nous tenons pour non délibéré ce qui a pu « être censé délibéré au préjudice des droits des églises (la « régale). » Les lettres des évêques furent accompagnées d’une

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