‹ Histoire de GignyChapitre 101 sur 356 · L'usage, mais la rareté et cherté du sucre <l · texte numérisé non relu

L'usage, mais la rareté et cherté du sucre <l

(99) Bans lesxiv.* et xv.« tiède*, les lapin» se trouvaient à Peut naturel et •auvsge, même dam les communes humide» de la Bresse. On voit, en effet, que dans Pacte d'affranchissement accordé, en tïio, par Vauthier deFrolois. aux habitants de Beaudrifcres, Saint-Etienne, Saint-Germain-du-Plain, Onrottx et Saint-Christophe, le Seigneur se réserve la chasse de la grande kète et concMe ù ses affranchis celle des lièvrei, renards, lapins et autres petites bêles. Les actes de franebites de Lagnieu, en i3o9,et de Saint-Maurice de Remens (Ain), en 1 36 g . mentionnent aussi des clapirrs de lapin*. De là, les dénominations de Varenntt (peur Garennes) données à tant de lieux occupes probable ment par ces animaux.

(too) Le tnert était à peine connu en Europe dans le xrv.« siècle, malgré le grand commerce des Vénitiens avec l'Egypte et l'Orient. Il était seulement un peu plus commun alors que du temps de Dioscorides, de Pline et de Galien qui n'en parlent que comme d'une substance médicamenteuse. On lit qu'en Bourgogne, en l'année 1 379, une livre de sucre coûtait autant que 3s livres de viande de boucherie ; ou autant que la dépense de dix cberaux pendant M heures. Il est établi, par d'autres documents, que, dans les xtv.* et xv.« siècles, notamment en i3n, i)3i, i34o, 1416, 1447, etc. le prix d'une livre de sucre équivalut à la moitié à peu pics d'un mouton. Il ne devint d'un usage vulgaire que

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