La vaisselle d'étain faisant le luxe des princes
9. ° Enfin, l'usage de l'hypocras, vin ou liqueur de dessert («»).
dans le xv.« et surtout dans le xvij" siècle, sprès 1s découverte des Iode* orientales. Au rapport de B. Plalina, auteur italien, on le fabriquait déjà en Croie et en Sicile avant i474«et en l'employait alors dans la cuisine et dans Part des confiseurs. Un siècle plat tard, la canne à sucre prospérait, non-seulement dar.s le* iles de la Méditerranée B mais encore à Madère et à Saint-Thomas-d'Afrique.
(lai) La connaissance du ca/i en Europe est bien postérieure à celle du sucre. Pr. Alpin est le premier auteur européen qui en ait parlé en 1591; ensuite Meissner en i6ai, Ff. Bacon en 16» 3, etc.. Mais son usage ne commença à se répandre qu'en 1S45 en Italie et en France.
(tes) On attribue la découverte de l'eau-de-vie a deux célèbres alchimistes du xiti.» siècle. Elle causa, en ilM, ta mort violente du roi de Navarre, Charles dit le Mauvais. Cependant, elle n'est devenue commune qne dans le xvi.« siècle.
OoJ) Le n'a a été apporté des Indes en Europe, peu après la conquête d'Alexandre. Il était déjà cultivé en Italie du temps de Dioscorides, de Pline, etc.* et y était usité comme aliment et comme médicament, au rapport d'Horace, de Celse, d'Arétée, de Galion, etc.. Aussi, dans les xrv.* ou xv.* Siècles, une livre de sucre équivalait à neuf ou dix livres de ris.
(104) La Menée a été inventée postérieurement i Faëoza, ville d'Italie, dont elle a pris le nom.
(105) Un abbé de Saint-Etienne de Dijon, tnott en 1)87, ne permettait au réfectoire que de la vaisselle de bois, et proscrivait celle d'étain comme contraire •u tosu de pauvreté.
(10S) ~L" Hjrpoeras, nommé aussi nectar et piment, était probablement le vinum condition d'Api tins, plutôt que le vinum nectaritet de Pline. Il était très célèbre dans le moyen âge, car d'un coté, saint Bernard et Pierrc-le-Yénérable en parlent au xn.* siècle comme d'un objet de gourmandise dans les monastères ; et d'un autre côté, sous les rois du Xiv.* et du xv.* siècle, il y avait dans l'ancien Louvre une chambre spéciale pour le fabriquer. Au reste, c'était un vin aro*
Plan L. M.
152 HISTOIRE DB CICîfT.
S 5. Ilunibert de Chatard testa un mois après Jacquemard de Coligny, et son testament, du 28 mars 1435, fut un monument de bienfaisance et non de vanité. Il y donna aux pauvres un témoignage de ses sentiments d'humanité : il fonda pour eux un hospice à Gigny.
I! en avait fait construire lui-même le bâtiment à la porte du cloître, et, par son testament, il en fit don, ainsi que du jardin attenant. Il dota, en outre, cet établissement d'un revenu annuel de quinze écus de bon or et de deux vignes de dix ouvrées, situées a Cuisia près Treffort. Il en confia 1 administration à l'aumônier du prieuré, a l'office duquel cet hospice fut annexé, avec tous ses droits et appartenances (,OT).
Le but de celte fondation fut de donner le logement et la nourriture à tous les pauvres errants et étrangers. Or, le fondateur, dans sa pieuse sollicitude, dispose : l.« qu'on donnera à chacun de ces pauvres passants une ration de pain de froment et une ration de vin, pourvu que le même pauvre n'y vienne qu'une fois par mois ; que s'il y vient plus souvent, il ne lui sera accordé que le lit ou logement ; 2.° qu'à tout pauvre mendiant qui voudra être logé à
m.tique de canelle édulcoré avec 1« miel ou le .ucre. On le composait, en hiuni infuser pendent »4 heures une once de cenelle et un tcrupule ou >4 grains de muscade dans six livres de bon vin rouge, auquel on ajoutait une livre de sucre; après l'infusion, on passait ou on dirait |. |iqaeUr.
(107) J'ai cherché en vain à recouvrer le testament du prieur Chalard, dont une copie, avec traduction française, fut siguiGéc eu 17I/. a I. requête des habitants de Gigny, au commissaire apostolique chargé de supprimer le monastère. De ce titre, qui n'est même pat mentionné dan. l'inventai,, de cette date le n'a, pu trouver que l'extrait suivant: Pr* manu tenendo ea quœ dicta ,nnt% de. d.mus per présentes dam,» quindetim seules «uri boni de annuo «perpétua redditu, etc. Item unam vineam per nos acqutsitam h J. Durandi, etc«. sitam in territorio Cuisiaci DeJJoriium. Item unam aliam vineam sitam in dicto terril orio per nos aceensatam, etc. sub censu seu onere quatuor Jlorenorum dictée nostrm ecc/esiœ G ig ni a ci soivendorum anno quolibet. Item umim curtile situm in viUdÇi. çnacijuxtadiclum hospita/e.