CHAPITRE XXXVI
AIMÉ be MONTFAUCON , prieur.
S *• L'historien de la Bresse, qui nous a fourni de si pré- \ i90 cieiix documents , dit qn'Aimé de Montfalcon fut d'abord religieux à Saint-Rambert , protonotaire apostolique (ia°), puis prieur de Ripaille, de Gigny et d'Anglefort, ensuite doyen de Ceysérieux, et enfin évéque et prince de Lausanne et administrateur-général de l'évêché de Genève. Il ajoute qu'on le trouve déjà inscrit, comme titulaire, en 1490, sur te catalogue des évéques de Lausanne. On pourrait donc, sans Étienne de Fauquier qui précède, le considérer successeur immédiat de Benoit de Montfcrrand à Lausanne et à Gigny. D'un autre côté, comme ce grave auteur dit aussi qu'en sa qualité d'évoqué, Aimé de M. envoya un député au
(isb) Le Protono'aire apostolique recevait et expédiait les actes en cour de Rome. ZI jouissait dé plusieurs privilège*, comme de légitimer Iea butants t de nommer les notaires apostolique»,- srusi quelek docteur» en théologie, en droit canon et même en droit ci vil; "de porter l'habit vjqlçt des prélat» et un chapeau distinctif, romme ceux-ci, mais noir et garni seulement de «roi» houppes ou glanda à chacun des deux cordon»; de cclébier la mesveavec la mitre et les habita pontificaux, mais de l'agi ément da l'évèqne diocésain. L'archichencdier des rots du moyen âge s'appelait aussi Protonotain, Ârchinotmir».
1190 concile de La Iran qui ne s'est tenu qu'en 1512, et comme nous trouvons trois autres prieurs dans notre monastère, avant cette époque, il faut nécessairement penser qu'il a donné sa démission de titulaire à Gigny, tout en conservant son évôché. Au reste, c'est à cela seul que se réduit ce qu'on sait à son égard, et nos titres n'en font aucuné mention.
$ 2. La famille de Montfaucon est originaire, dit-on, du Dauphiné, mais déjà établie a Flaccieu en Bugcy, dans le quatorzième siècle. Notre prieur fut le sixième enfant de Guillaume de M., chevalier, seigneur de Flaccieu, de la Balme-sur-Assens, de la tour du Chatcl, et coseigneurde Semine. Sébastien de M., neveu d'Aimé, fut aussi prieur de Ripaille, chanoine et évéque de Lausanne en 1550; et Pierre Marc de M., autre neveu , était prieur d'Anglefort en 1560. Ils succédèrent ainsi à leur oncle dans la plupart de ses bénéfices. C'était un résultat des coadjutoreries, des résignations, etc...
C'est probablement de la même famille qu'étaient membres deux nobles chanoines de ce nom, originaires de Rogles en Bugey, qui faisaient partie de la collégiale de Gtgny, lors de la suppression.
Les armes de Montfaucon étaient écartetées au l.Met*.d'argent, à un aigle éployé de sable, et au 2.* et 3.* d'hermines. Au reste , il ne faut pas confondre cette maison féodale du Bugey avec une autre de même nom dans le département du Doubs, et dont aussi les armes étaient diffe* rentes.