CHAPITRE XLI
où il parcourut une carrière avantageuse. Il fut d'abord 1542 nommé, en 1528, lîiolaire de l'abbaye d'Auberive, fondée en 1138 à la source de l'Aube près de Lûngres; puis en 1542, prieur de Gigny , après la mort d'Antoine de Vergy.
S 3. Dans les premières années de ce prieur , le Terrier * « de la seigneurie de Gigny fût confectionné et rédigé devant Claude Berrard et Pierre Darlay de Saint-Julien , clercs, notaires publics, coadjuteurs des tabellions dû bailliage d'Aval , commissaires députés en cèttè partie par autorité et lettres de la souveraine cour du parlement de Dole. Les habitants de la seigneurie s'y reconnuren t sujets en toute justice de révérend père en Dieu inèssire Louis de Rye, abbéd'Anberive , seigneur et prieur dû prieuré conventuel de Gigny. Ils s'y reconnurent tous hommes mainmortables et de serve condition, a l'exception de ceux du bourg même de Gigny quis*y déclarèrent horwiés francs et bourgeois dudit lieu (lî8.
(rat) On dît (mats U ut difficile a croira) que les «rien» Gaulois ne connaisniant ni villes, ni bourgs, ni fortereues, et que chacun d'eux m fixait, are* sa famille, sur le fonds qu'il cultivait. Les Bourguignon», au contraire, «près la conquête, habitèrent des tours on châteaux for U nommés en grec Bodrg «, d'où on croit que ces peuples avaient reçu leur nom. Les anriens habitants du pays, réduits à Pelât de serfs, continuèrent a occuper les villages et les campagnes, et à y cultiver la terre.
Par U suite, dans le moyen âge, les Grands-Seigneurs descendants des Francs* Bourguignon» établirent autour de leurs châteaux des bourgs proprement dits, fermés de murs et de fossés, qu'ils peuplèrent de familles franches dont les membres prirent 1a qualité de Bourgeois ou Francs-Bourgeois, Ces bourgs étaient des espèces de dépendance* ou d accessoire* des cniteitt*, et ceux qai les habitaient participaient en conséquence de la franchise des seigneurs.
On a tu précédemment, par une charte da 1S17, que Gigny orait été très anciennement fermé de murs, et peuplé de gens de franche condition. En conséquence, ceux-ci avaient la qualité de Francs-Bourgeois, et les étrangers qui venaient y résider participaient à ce privilège, en obtenant des Le Uni «fa Bourgfisit des échevins et habitants réunis en assemblée générale*
Pour obtenir ces lettres, tant pour soi que pour ses enfants nés et à naître, il fallait : i.° être habitant de Gigny dtpuis l'an et jour; a.e être reconnu de bonne Tic et da bonnet moeurs 1 S.* professer la leligion catholique «apostolique
208 HISTOIRE DE CICîfT.
1542 Les habitants du Villars et de Cropet , quoique delà paroisse de Gigny, mais isolés du bourg, se reconnurent main m or labiés, comme ceux des autres lieux de la seigneurie.
Le terrier fut rédigé en 1542 pour Graye et Charnay; en 1 543 pour Gigny ; en 1 544 pour le Villars t Cropet, Morges , Montrevcl, la Pérouse et Monnetay, et enfin en 1545 pour Louvenne. Mais celui de cette dernière commune fut passé devant les notaires Monnard et Chapon, et on lit que déjà, en 1534, les notaires Vuillcmenot et Chapon en avaient rédigé une partie. On trouve aussi l'indication qu'à la même époque environ , des terriers partiels furent dressés, dans l'intérêt du monastère, devant différents notaires h Arbuans, Balanoz, Chambéria, Condal, Cressia, Cuiseaux, Joudes, Saint-Julien, Lcyns, Loysia, Marie, Rosay, Vaux, Véria, etc.... La dîme de Gigny fut reconnue et réglée, en 1544, avec les habitants.
1544 § 4. Le cardinal Pierre de la Baume, abbé de Saint- Claude , évoque de Genève et archevêque de Besançon , étant mort en 1544, -notre prieur, qui était déjà soncoadjutcur dans l'évêché de Genève, lui succéda, soit comme abbé de Saint-Oyen de Joux , soit comme évêque et prince de Genève à la résidence d'Annecy, où les catholiques s'étaient retirés depuis l'année 1535. Il prit possession de cet évêché , par procureur , le 30 octobre 1 546 , mais il ne résida jamais dans son diocèse, et il essaya en vain de rentrer à Genève avec l'appui de l'empereur Charles-Quint. H paraît au contraire qu'il fit quelquefois sa demeure à Gigny ;
et romaine; 4.° produire dans Tannée la preuve qu'on était franc ou affranchi et nontnainmortabte ; S.° enfin payer une tomme de 3u francs. Ensuite de celle a*«ociation, on participait aux honneurs et prérogatives des francs habitants de Gigny, aux droits de communauté, etc.*. L'auteur de celle histoire a vu de telles lettres de bourgeoisie rédigées par-devant notaire* en 167g, iCSo, 1700, 1719, etc ,elc