‹ Histoire de GignyChapitre 137 sur 356 · CHAPITRE XL T · texte numérisé non relu

CHAPITRE XL T

bailliage de Gigny, de la porte rouge du prieuré, du droit 1546 de chasse , etc.

Ce traité fut approuvé et ratifié, le même jour, par tous les religieux du monastère assemblés capitulairement au son de la cloche. Il fut seulement réservé par eux qu'ils continueraient, comme par le passé, à jouir des bois communaux pour leur chauffage. Le 18 avril 1547, le bailli du lieu le rendit exécutoire.

S 6. En la même année 1546, le 2 novembre, eut lieu une autre transaction contenant bornage, entre les habitants de Gigny d'une part et ceux du Yillars avec le cellérier du prieuré d'autre part , concernant les bois où les censitaires de cet officier claustral prétendaient un droit d'usage. Nous l'avons déjà mentionné, a la fin du chapitre XXX ci-devant, c t». et on peut en lire les dispositions textuelles. En effet, quoique les habitants du Villars en aieut contesté l'authenticité, lors de leur procès du dix-huitième siècle, nous avons jugé convenable de l'insérer parmi nos pièces justificatives, ainsi que le mandement de nouvelleté qui lui est annexé , au moins comme pièces Taisant connaître la procédure de l'époque.

§ 7. Notre prieur L. de Rye reçut, en l'année 1547, la 1547 dédicace d'une édition des œuvres de saint Bernard, qui fut publiée par François-le-Mangeart (Come&urr), d'Àrnay-le- Ihic, évéque de Négrepont. En cette même année, il fit procéder à une visite des reliques de saint Taurin , contenues dans la châsse de l'église de Gigny par son vicaire-général. Celui-ci en fit dresser un acte par le notaire L. Chapon , c 1 30. qu'on trouvera parmi les preuves de cette histoire, et dont l'analyse sera faite dans le chapitre consacré à notre saint patron.

§ 8. Un article malheureusement trop concis de nos inven- j 548 taires cite, « sous la date du 27 mai 1548, un acte de prise « de possession de la seigneurie de Joude*, après la réunion de m L'office de jûtancier a la mensc capitulaire. » Il en résulte

2fî HISTOIRE DI CICHT.

1548 donc qu'alors cet office claustral fut supprimé. En effet, après cette époque, on ne trouve plus de pitanciers cités dans nos titres. Louis de Tarlet, qui figure encore comme titulaire dans le traité précédent, du 2 juin 1546 , fut probablement le dernier, et il est a croire que sa mort fut l'occasion de réunir son office a la mense. 11 semble aussi résulter de la note précédente que la seigneurie de Joudes dépendait de cet office.

Un autre article d'inventaire mentionne également a un « acte de vente passé, le 26 mai 1557, par MM. de Gigny à « M. de Joudes, des droits seigneuriaux à eux appartenant • a Joudes et lieux circonvoisins. » Or , il est probable que cette vente n'eut pas son exécution , car l'auteur de cette histoire a vu un terrier renouvelé en 1601 (de ceux de 1544 et 1557) au profit de Fernande de Longvi, dit de Rye, prieur et seigneur de Gigny, pour les cens dus à Joudes et à Marcia. On y voit même Antoine de Montjouvent, seigneur de Joudes en partie, du ViDars-sous-Joudes, de Balanoz, deMontagnar etc., reconnaître tenir divers fonds de la directe , censive et seigneurie de Gigny. Ce terrier fut renouvelé lui-même en 1693, et nos religieux ont joui à Joudes, jusqu'en 1789, soit des cens , soit de la dime , soit même de la mainmorte. Ils eurent plusieurs fois , durant le dix-septième siècle , des contestations à l'égard de ces droits avec le seigneur et quelques habitants de Joudes , mais ils obtinrent toujours gain de cause.

La seigneurie principale de Joudes, c'est-à-dire celle du clocher , avec maison-forte et haute-justice , appartenait anciennement à la maison de Moysia , et on a déjà vu Jean de M. la reconnaître du fief du duc de Bourgogne, en 1324. Ensuite elle appartint, pendant plusieurs siècles, à la maison de Montjouvent près Varennes , laquelle a fourni beaucoup de religieux à notre monastère. Quelques membres de cette maison reprirent de fief, en 1473 et 1503 , du duc de Bour-

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