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CHAPITRE XLVI

cembre 1669, il abergca un c meix à Varesùa, avec chazal, 1C69

« chenevière, prés, terres, et autres héritages abandonnés

a depuis 1635 par les tenemen tiers, et tombés en friche.

« Cet abergeage fut fait, moyennant le cens annuel de deux

c gros, trois blancs et une demi-engrogne, plus dix-huit

a mesures de froment et vingt-sept mesures d'avoine, portant

« lods, vends et seigneurie. » Cet article d'inventaire sert

encore à foire apprécier les funestes résultats de la guerre

de Trente-ans.

Abraham de Thesut n'a sans doute atteint sa majorité Un 2 qu'en 1672, année où l'on trouve l'indication qu'il fit avec ses religieux le règlement de leurs droits respectifs, ce qui veut dire peut-être qu'il renouvela avec eux le concordai de 1554.

S 6. Au mois de février 1668 , Louis XIV avait fait la conquête de la Franche-Comté, et par son ordre, tous les anciens châteaux forts avaient été ruinés et démolis; mais cette province fut rendue à l'Espagne par la paix d'Aix-la- Chapelle. Six années plus tard, en 1674, elle fut conquise 1C7V de nouveau et cédée définitivement à la France par le traité de Nimègue. Or, il ne parait pas que Gigny ait eu beaucoup à souffrir de ces deux rapides conquêtes; il est même comme certain que son château ne fut point démoli lors de la première. Ce n'était pas, en effet, une forteresse de nature à inquiéter un conquérant. Cependant, en 1674, la ville d'Orgelet ayant été incendiée, les lieux voisins ont pu se ressentir des malheurs de la guerre. Après cette conquête, Gigny fil partie du bailliage d'Orgelet et non plus de celui de Montmorot.

S 7. Pendant le long prieurat d'Abraham de Thesut, plusieurs fondations pieuse* furent faites a Gigny, telles sont les suivantes :

1.* En 1677, année où notre prieur fut élu par le clergé 1677 aux étals de Bourgogne. Cl. -Louis 4e Chavirey, ehambrief, fonda, eu mourant, une messe de Requiem à célébrer tous les

218 HISTOIRE DE GIGNT.

1 677 lundis, dans la chapelle des saints de l'ordre de saint Benoît, convertie ensuite en chapelle de Saint-Pierre. À cet effet, il céda des grains qui furent vendus 2200 francs, qu'on plaça en rente chez M. deMurnézia. C'est ce même chambrier qui avait fait, en 1666, un procès à des gens de Cropet, dont les chiens lui avaient tué un cerf apprivoisé.

* 678 2.» En l'année 1678 déjà signalée par le procès intenté par les bénédictins réformés, Jean-Baptiste de Chavircy, chambrier, successeur du précédent, fonda aussi, moyennant un capital de 6000 francs, converti en une rente de 360 francs, une messe basse quotidienne , dans la même chapelle des saints de Tordre de saint Benoit.

1679 3.» En 1679, Cl. -An t. de Malivert, prieur cloîtrier, étant mort, il fonda, au moyen d'une somme de 300 francs, une messe basse à célébrer, à Tautel du Rosaire, le premier dimanche de chaque mois, à l'exception d'octobre, et une grande messe à diacre et sous-diacre le premier dimanche de ce dernier mois. Ce fut en cette même année que notre prieur, en sa qualité d'élu du clergé, fit la visite du Charollais et dressa la liste des habitants imposables.

1682 4.. fin 1682, Phil.-L. de Balay-Marigna, ouvrier du monastère, donna une somme de 200 francs, en fondant une procession le troisième dimanche de chaque mois, en l'honneur de Notre-Dame du saint scapulaire, où l'on chantait les litanies de la vierge.

1683 Au sujet de toutes ces fondations faites en l'église prieurale , un règlement fut fait, capitulairement, le 24 octobre 1683, par lequel il fut arrêté que les messes fondées ou autres y seraient célébrées ainsi qu'il suit: 1.° la messe matutinale, prescrite par la règle de saint Benoît, chaque jour ; 2.* celle de Notre-Dame, également quotidienne et prescrite ; 3.° celle de Jean-Baptiste de Chavirey, aussi chaque jour; 4.° celle de Cl.-L. de Chavircy, le lundi de chaque semaine; 5.° celle de Cl.-Ant. de Malivert, le premier di-

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