CHAPITRE XLVill
A. L. FR. de la BAUME de SUZE , prieur.
S 1. Ce prieur était d'une noble famille du Dauphiné. La 1730 maison de la Baume y était déjà connue au commencement du douzième siècle. On en suit même la généalogie dès l'année 1108, et deux de ses membres accompagnèrent saint Louis dans ses croisades. La terre de Suze-la-Roussc ayant été apportée en dot h Louis de la Baume, en 1426, ses descendants en ajoutèrent le nom au leur, et cette terre de Suze fut érigée en comté, en 1572, en faveur de François de la Baume, qui s'était signalé dans les guerres de religion. Cette noble maison a fourni des membres très honorables au clergé et a l'armée, notamment un archevêque, quatre évéques, deux généraux, un amiral des mers du levant, un gouverneur de Provence, deux baillis des montagnes du Dauphiné, etc., etc..
Ses armoiries étaient d'or, à trois chevrons de sable , au chef d'azur chargé d'un lion naissant, d'argent.
$ 2. Anne-Lou'u-Franço'u de la Baume de Suze, prieur de Gigny, fut fils de Joachim-Gaspard de la Baume, marquis de Bressicu, qui, sous le nom de chevalier de Suze, se signala dans les armées du roi en Candie , en Afrique et ailleurs, et mourut en 1682. Il laissa encore pour autre fils Louis- François de la Baume., né en 1681, colonel d'un régiment qui porta le nom de Suze.
Quant à notre prieur, il fut d'abord nommé abbé de Saint-Léon de Toul, en 1709, chanoine et comte de Lyon
272 HISTOIRE DE CIGîlY.
1730 avant 1718, doyen du noble chapitre de cette ville en 1722, puis aumônier du roi, etc... 11 succéda à Louis de Thesut dans le prieuré de Gigny ; mais, au reste, on n'a à signaler aucun événement intéressant arrivé de son temps. On le trouve seulement qualifié prieur conimendalaire, dans des
1731, 1734, actes peu importants de 1731, 1734, 1735, et on voit qu'il
1735, 1737. mourut h Lyon, le 21 mai 1737.
Ensuite de sa mort et en conformité de la déclaration du roi du 2 octobre 1731, le lieutenant au bailliage d'Orgelet et le procureur du roi vinrent apposer les scellés, le 31 mai 1737, dans la maison prieuralc, pour la conservation des litres, papiers, meubles et effets qui s'y trouvaient, notamment sur le cabinet des archives, prenant jour au midi, par une fenêtre bien barronnée, et dont l'entrée était garnie d'une porte en bois et d'une porte en fer. Sur la requête du procureur-général, et toujours en conformité delà déclaralion précitée, la cour du parlement ordonna, le 25 juin 1737, qu'il serait procédé h un inventaire. Elle nomma, pour administrer l'établissement, pendant la vacance, le prieur Boudret, chanoine métropolitain de Besançon, queson frère, conseiller au parlement, cautionna.