CHAPITRE XLIX. S
de Jean-Bernard Bouhier , président au parlement. Ce 1738 marquisat fut établi d'abord sous le nom de Beaumandrr\ mais par lettres-patentes, enregistrées en 1710, ce nom fut changé en celui de Bouhier, Cette maison portait d'azur, au chevron d'or accompagné en chef d'un croissant d'argent, et en pointe d'une tête de bœuf d'or. Nonobstant cet attirail de noblesse, il est à croire que ce prieur, peutêtre frère du célèbre président Bouhier, eut beaucoup de peine à faire preuve des seize quartiers exigés à Gigny.
D'abord chanoine de Saint-Étienne de Dijon, en 1690, puis conseiller-clerc au parlement, doyen de la Sainte-Chapelle , prieur de Pontailler, Jean Bouhier fut nommé, en 1723, chancelier de l'Université de Dijon, et premier évéque de cette ville en 1731. Il ajouta à ce bagage la nomination d'abbé commendataire de Saint-Germain d'Auxerre et de prieur de Gigny, où il prit possession le 25 août 1738. Mais il ne jouit pas long-temps de ce bénéfice, car il mourut en 1744, et fut enterré dans l'église cathédrale de Saint-Étienne de Dijon.
Ce fut du temps de ce prieur que l'évêché de Saint-Claude fut érigé suffragant de l'archevêché de Lyon, le 22 janvier 1742, par bulle du pape Benoit XIV. Dès-lors Gigny fut dis- 1742 trait du diocèse de Lyon. Nous n'avons trouvé aucun événement local digne d'être signalé sous ce titulaire, car nous ne considérons pas tels le renouvellement du terrier de Morges, en 1741, ni la vente du Moutinrdet-Prés, proche Charnay, en la même année. Nous ajouterons seulement qu'à l'exemple d'Abr. de Thesut, il loua aux religieux sa mense prieurale, et que, pendant qu'il fut titulaire, M. de Larrians fut son vicairegénéral, et le doyen Jacques de Malivert fut le procureur et le receveur du chapitre.