‹ Histoire de GignyChapitre 183 sur 356 · CHAPITRE LI · texte numérisé non relu

CHAPITRE LI

M. des Villars célébra ensuite la messe à diacre ei sous- 1760 diacre, après laquelle il entonna le Te Deum à deux chœurs, au son de toutes les cloches.

rendit encore redoutable aux ennemis. C'est pour cela que l'éctuson désarmes d« la maison de Balay est soutenu par deux athlètes ou sauvages armes d'une massue. Il est ainsi figuré, non-seulement sur le sceau des membres d« cette famille) mais encore sur les deux tombes d'sutre Jean de S- et de sa femme C.-F. de Graehault, maries en if IS et père et mare de notre sacristain, lesquelles se voient toujours dans l'église de Marigna. timide chambellan de Marguerite d'Autriche, gouverneur et grand-bailli de Dole, mort en iSa*, fut le premier de cette noble famille qui s'établit en tFrancho-Comté. Son fils, bsron de Longwi, mort en 1S70, et déjà seigneur de Marigna en i553. bâtit près des bois de Longwi, non loin de Chaussin, le village qu'il nomma BataffSaulx, et qu'on appelle encore ainsi, de son nom et de celui de sa seconde femme. Claude de petit-fils d'Aimé, co-seigneur de Marigna et de la Boissière, capitaine de io hommes, gouverneur et grand-bailli du Charollais, fut tué à Marigna, en 1 S? a, dans un pré au bord de la Valouse, d'un c«up de fauconneau ( petite pièce d'artillerie à boulet de deux livres ), que lui fit tirer Joffroy de Faulquier, coseigneur de Marigna, d'une des tours du château. Sur la plainte de Marguerite Mouches, sa veuve, l'assassin fut banni à perpétuité avec sa famille) son château et sa portion de la terre de Marigna furent confisqués au profit des enfants du défont. C'est le nom du petit-fils de celui-ci qu'on lit encore sur la cloche de la Boissière. Au reste, un estimable membre de cette antique famille, qui a donné beaucoup de religieux an prieuré de Gigny, est toujours propriâtsiie du château de Marigna. La maison de Balay avait la belle devises Obetse nullit produit multis. Elle portait de sable, an lion grimpant d'or, cimier armé d'un bras tenant une épée.

J.° Louis-François-Gnbriel dcJaitflroy de Gonssaut, religieux pendant près de fo ans, et successivement chantre, réfecturier et ouvrier du monastère, mourut à Gigny le 4 mai 179t. Il était de la branche de la famille de JoufTioy, quia pris son nom de Conssais, commune du département du Ooubs, dans l'arrondissement de Baume. Cette famille, d'abord nommée Joffroy ; était ancienne en Franche-Comté, car un de ses membres contribua, en 1366, à purger les environs de Besançon des Grandes compagnie* dites Tard- Veut* % troupes licenciées J qui se livrèrent au brigandage durant plusieurs années. Un autre membre, Êtienne Joffror% était en 1J98 grand-chambrier à Baume, oh l'on n'entrait qu'en prouvant entant de quartiers de noblesse qu'à Gigny. Eu la même année, vivait aussi Bertrand Joffroy de BleUerans, écuyer. Enfin, dans le milieu dn xv.« siècle, le plus célèbre de cette femiUe, Jean Joffroy, né en Utat mort en 1473, fut non-seulement prieur de C liâtes u-sur-Salins, de Lona-le-Saunier et do Yergy, mais encore abbé de Luxcul et de Saint-Denis de France, ambassadeur

29i HISTOIRE DE G1G3T.

17C0 Onze mois après, le roi revêtit cette bulle et le décret de ^ 1*5. fulmioationdelettrespatentesconfirmativcs.enregistréesavec restriction le 11 février 1762, au parlement de Besançon. Par ces lettres le souverain consentit, sur la demande des nobles chanoines, de n'admettre dans leur chapitre que des sujets dont la mère serait demoiselle de sang et d'extraction, et non fille d'un anobli, modifiant ainsi la disposition du brevet de 1757 et de la bulle elle-même.

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