‹ Histoire de GignyChapitre 185 sur 356 · CHAPITRE Lit · texte numérisé non relu

CHAPITRE Lit

famille noble de Franche-Comté. Renaud de F., chevalier, 176* seigneur de Faletans, de l'Étoile et de Saule, fit hommage en 1269 à Laure de Commercy, veuve de Jean de Chalon. On trouve ensuite Jean de F., mari de Jeanne de Chissé en 1310 ; Jacques de F., conseiller au parlement de Franche- Omté en 1350; Étienne de F., l'un des premiers chevaliers de Saint-Georges, qui fut, ainsi que son frère Humberi de F., écuyer tranchant du duc Philippe-le-Bon, dans la première moitié du quinzième siècle. Cette famille a aussi donné plusieurs conseillers aux ducs de Bourgogne, et a été reçue presque continuellement à la confrérie de Saint-Georges. Aussi, le vieux rimeur Jean le Roux coropte-t^il les Faletans, Aubépin, Cressia, Champagne, Morel, Moustier, Nozeroy ;

Et mitres de noble ligoatga Qui, ès agsaults et ès bas Un Iles.

Dam les joûtes et les tournois, Se montrent vaillants et courtois.

Dont souvent emportent le prix Sur gendarmes d'aultres pays ; Et pour ce dit*on qu'en Bourgongne, Honneur et loyauté foisoogoe.

La maison de Faletans portait de gueules a l'aigle éployée d'argent. Elle avait pour devise : une fois Faletans, et pour adage : ménage de Faletans, c'est-à-dire, ordre, économie.

S 2. Notre doyen fut l'un des vingt-quatre enfants que Jeanne-Bonaventure Froissard de Broissia donna à son mari, Philippe-Joseph, marquis de Faletans, capitaine de cent cuirassiers pour le roi d'Espagne, seigneur de Thiefrans, Buzy et Fontenelles, en faveur duquel ces terres furent érigées en marquisat en 1712, et qui mourul en 1726. De cette nombreuse famille quinze membres moururent en bas âge. Le fils atné, Jean-Prosper, marquis de Faletans, continua la ligneetle nom. Deux filles furent mariées, l'une à lï.-Fr. de Romanet, seigneur de Rosay, et l'autre a Et.-J.-M. de Moyria, père de

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1760 noire deuxième doyen. Les six autres enfants, dont trois filles, furent placés dans les monastères que saint Julien de Baleure et les chevaliers de Saint-Georges avaient justement qualifiés d'Hôpitaux de noblesse, à Baume-les-Dames, à Cbâteau-Chalon, à Besançon, à Baume-les-Messieurs et à Gigny.

Jean-François de Faletans, né en 1705, fit profession de religieux à Gigny en 1727, et y obtint, dans la même année, l'office d'aumônier qu'il conserva jusqu'en 1790. Il fut reçu en 1740 dans la confrérie de Saint-Georges, et il en signa en 1768 les nouveaux statuts. L'article 15 de ceux-ci portait que deux ecclésiastiques de chacun des chapitres de la province seraient admis dans ladite chevalerie pour y représenter, en cas de besoin, les intérêts de leurs chapitres, lesquels avaient toujours été soutenus et protégés par les chevaliers de Saint-Georges. Enfin, en 1751, après la mort de M. de Larrians, il devint grand-prieur clottrier du monastère de Gigny, dont il demanda la sécularisation en 1756, avec ses co-religieux, laquelle il obtint en 1760, comme on a vu. Dès-lors il fut nommé haut-doyen du nouveau chapitre.

Outre le bénéfice de Gigny, M. de Faletans jouissait encore, en qualité de prieur commendataire, du prieuré de la Chassagne au diocèse de Poitiers, et de celui de Sainte-Marie- Magdeleine de Mantet, au diocèse de Chartres.

S 3. L'événement le plus important qui eut d'abord lieu h Gigny, au commencement du doyenné de M. de Faletans, fut sans contredit le procès que le curé Morel soutint contre les nobles chanoines. En voici l'historique succinct.

Claude-Marie-Gaspard Morel, prêtre familier d'Orgelet, avait pris possession de la cure de Gigny et Véria le 25 février 1755. Or, il ne tarda pas de trouver étrange que le sacristain du prieuré partageât avec lui les droits curiaux. L'envie de secouer le joug, plutôt encore que la cupidité, lui inspira le dessein de rendre son église paroissiale indé-

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