CL-Jos Perret deLavans près Saint-Claude
La commune de Louvenne appelée Louent* en i3oo, Loue y ne dans des litres de ■ 3 89 et 1434, Louvenna dans d'autres actes de 1)78, 1488, 154S, 1S98, etc ., était peut-être, comme il a été dit, l'ancien Loyon de notre charte du douzième siècle- Mais il n'est pas probable qu'elle ait été, ainsi qu'a pensé J.-B. Bécuel, le Lopennacum du diplôme de l'archevêque de Lyon qui recense, en 1084, les églises de l'abbaye de Saint-Oyen, car Louvenne • toujours dépendu de la seigneurie et du monastère de Gigny.
An midi de l'église de ce lieu, dans les champs dits aux Montoux, on voit les ruines d'un grand nombre de maisons qui paraissent avoirété incendiées. Dans un bois très éloigné de toute habitation, nommé Tancu ou Bois banalt existe un puits fait de main d'homme, profond de plus de deux mètres, dit le PuitsSali% quoique l'eau en soit fort douce. On remarque dans le voisinage lesruinei d'un long mur sec, au milieu du bois, sans aucun antre vestige d'ouvrage humain. Le moulin de Guiruxn dépend de la commune de Louvenne. Il fut reconnu au profit de nos religieux, dans le terrier de 1544, par Pierre More!, écuyer, seigneur de VirechâteL Ceux-là le cédèrent en acensement perpétuel, en i685, moyennant le cens de huit pareils de blé, moitié froment et avoine» soixante livret de chanvre crû, huit engtognes de mouuaic de Bourgogne et la moulure du prieur
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Claude une rcquôle pour exercer leur culte religieux dans leur propre village. Celle requête fui appointée, le 7 sep-
ctdef religieux. Quatre innées auparavant, en 16S1, Abr. de Thetut avait • acensé le court et décours d'eau dmuisseaude Louvenna, pour y construire « un moulin et battoir, sous la roche et le bois de l'église, moyennant le cens « annuel de huit mesures de froment et douze d'avoine, m Ce moulin, dît tous Girard, reconnu au terrier de 169 S comme nouvellement construit, fut démoli à La fin du dix>huilièsne siècle.
La Pirmue était autr«fois une petite commune distincte qui a été réunie à celle de Louvenne, il y a moins de vingt ans. Son nom dérire sans doute du grand ti ambre de murgen ou tas de pierres qu'on y rencontre, et non de P«r ubi, comme a pensé J.-B. Bêche t, d'après Oucange, i cause d'une toute romaine qu'on présume y avoir passé. Ce lieu était probablement connu autrefois, comme il a été dit è ta note 41 et au chapitre xiu , sous le nom de Uoytint d'où une famille féodale du moyen âge aurait peut-être pria le sien. Une localité de la Pérome était encore ainsi nommée dans le dix-huitième siècle. Car, par un traité fait en 1741, les habitants convinrent avec nos religieux, que, daus toute la contrée de Moisiia, la dîme des menus grains serait perçue à La vingtième gerbe. Le curé de Louvenne dimait avec nos religieux, jusque dan* les demi tiret années, en une localité du territoire de Gigny appelée aussi en Moyu'a. Le vil* lage de la Pérou se, dé, à connu sous ce nom en 1435,14)7, 14**1 14S8, 1496, etc., ( années ou il y avait déjà des habitants appelés Mourm et notamment uu notaire apostolique) était de la seigneurie de Gigny aussi bien que Louvenne, sauf quelques cens qui y furent rachetés par nos religieux, en 143s, du comte de Monlrevel. Le moulin établi sur le ruisseau de Nouv*ltet*nt ou Louyennatun, qui se trouvait en ruines , fut abergé en 1496 i J. Goy, notaire i Gigny, à la condition de le rétablir et moyennant encore la redevance annuelle d'un pareil de blé de terrage , par moitié froment et avoine , à la mesure du grenier de Gigny. D'autres abergeages furent passés en iS5s, t6ao, 1618 et 1640, au piix annuel de 3a francs comtois et avec la même redevance en grain t de huit mesures de froment et de douze rex d'avoine. Enfin cette usine fut accusée perpétuellement en 1664 et reconnue au terrier de 1S5S, tous les mêmes charges.
La commune de Louvenne , y comprit la Pérou&e , se compose de 4^3 hah.tanls, possédant une superficie de 76S hectares de terrai u imposable.
Pour compléter les notices sur tous les villages de la seigneurie de Gigny, on ajoutera ici celle de Monnttmjr.
F.n arrivant à Monnetay, comme à Chat cl -Chevreau, et en visitant l'antique église de Satnt Hippolyte, martyr du troisième siècle, on reporte naturellement sa pensée au culte qu'on exerçait sur les hauts-Utnx. « La religion chrétienne, « dit M. de Chileaubriand, est Glle des hautes meutagnes; elle a planté set croix « sur leur» sommets, afin de rapprocher l'homme du rid » Ce qui est ceitain,
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timbre de la môme année, par le prélat. Celui-ci permit a 1779 Joseph-Marie Lorges, vicaire de Gigny, de bénir, en qualité
c'ait que la religion seule a po déterminer les homme* à hier leurs habitations au sommet d'une htute montagne, d'un abord presqu'inaccessible , battue de tous les Tents, ou la brièveté des nuits permet à peine de dormir en été, et d'où U rue plonge à la fois dans la vallée de Suran à soir et dans celle de la Valouse • matin. C'est sans doute pour vivre dans les priva; ions , qu'on s'est ainsi isolé du reste du monde, eu un lieu où l'on manque , pour ainsi dire, de deux éléments, de l'eau et du bois qui alimente le feu.
Aussi , le mot Monnetqy signiGe monastère, et la tradition locale prétend que l'abbaye de Gigny y était anciennement établie.Cependant, notre charte de 1 1 9 1 C. 61. constate déjà qucMontsUys était un village dépendant de Gigny ou l'abbaye avait été fondée, trois siècles auparavant. Mais, d'ailleurs, tout indique sa haute an* tiquité. On y lit, sur une pierre de porte, l'inscription suivante, avec une date de 1107 en chiffres arabes : btau soit lot ; dm sots btnt 1007. On voit aussi , dans des champs contigus au village et nommés les C tutu s ( signifiant peut-être maisons eut tes), plusieurs longs tas de pierrestmèlés de débris de tuiles antiques et présentant évidemment l'action du feu. Tout près, on a découvert, il y a environ 45 ans, plusieurs ossements humains et surtout un tombeau construit solidement en maçonnerie , fermé par une dalle et renfermant deux squelettes, avec un sabre à poignée en cuivre rongé par la rouille. Au milieu du village , une croix en pierre porte la date de 1584, avec un écusson pcntagonal au milieu duquel est sculptée une étoile, ainsi que les cinq lettres CC FM. Q. Enfin, a un kilomètre au N.-O. de Monnelay , avant d'arriver en Novelletan, on reconnaît, dans un champ dit le Molardt des ruines d'une habitation considérable, telles que des pierres brûlées, des fragments de tuiles dites romaines, tiès épaisses et à crochet sur toute leur largeur, etc.. On dit vaguement que c'était la maison du garde de l'étang inférieur, mais cette habitation paraît avoir été trop importante pour une pareille destination. Elle remonte probablement à une époque plus ancienne et peut-être à celle où une route romaine longeait , dit-on, cette étroite et profonde vallée.
L'église dcMonnetay est sous le vocable de saint Hippolyte, martyr, qu'on y fêle le 1 3 août et qu'il ne faut pas confondre avec saint Hippolyte, abbé de Saint- Claude et évéquedeBelley, mort en 780 et fété le 10 octobre. Un tableau y représente ce patron traîné et martyrisé par quatre chevaux. La cloche actuelle porte la date de 171a et a eu pour parrain M. de Larrians , aumôuicr de Gigny, et pour marraine Marie-Gabiielle de Saint-Mauria, comtesse de l'Aubepin. Au reste, cette église a été reconstruite en 1780 environ, et on n'y trouve aucun monument antique.
La paroisse, composée de tout temps des trois communes de Monnelay, Marigna et Nancuiae, a été transférée en 1703 à Marigna, probablement pour U
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1779 de curé de Loyon, une chapelle et un cimetière, ce qui fut fait le 17 octobre suivant.
Le curé de Louvenne et Loyon s'opposa a ce démembrement de sa paroisse, et il en résulta un procès contre l'abbé Lorgcs qui le gagna. La tradition locale prétend que ce fut ensuite de l'influence protectrice des nobles chanoines de Gigny, auxquels le curé de Louvenne aurait eu l'imprudence
plut grande commodité de la majorité des paroissiens. On y reconstruisit et on changea en église paroissiale la chapelle de l'ancien château de JoBroy de Pauquier, fondée en 1607 et dédiée à saint Sébastien. Le se janvier on fête èMarigna ce martyr dont l'église locale possède quelques reliques et le tableau. Saint Claude y a aussi une chapelle et y est l'objet d'une dévotion particulière. On a déjà dit ( Itot. lit ) que deux tombes armoriées de la maison de Balay y existaient! En morne temps que l'église, le presbytère fut construit sur remplacement de l'ancien château, dont une tour subsiste toujours. Quant au village de Nancuise qui a donné son nom à une ancienne famille féodale, il y existe une chapelle dédiée à saint Laurent, qu'on y fête le 10 août et dont on voit sussi un tableau dans l'église de Marigna. Ainsi, chacun des trois villages de cette ]
Je n'ai trouvé que deux curés de Monnetay, avant la translation h Marigna. Cinquante ans après cclle«ci , et ensuite d'un procès occasionné probablement par l'inexactitude du curé, celui-ci fut obligé de nommer un vicaire en ehefk la résidence de Monnetay. Voici la liste des uns et des autres :
Jean Rouchet, de Savigna, 1 656 — *i6lo.
Joseph de Monctl, 1680 — 170J1
Hue ues Melot, d'Àrinthed, 1703 — 17 36 (à Msrigna).
Philibert Courvoùier, 17 if — s 7 54*
Gabriel Bon, du Vernois, 17S4 — 17 II.
N'.t Fauchent t 1781 — 17)1.
Pierre-Prancots Salomon, 1 7 5 S — 1 7 79 . Vicaire en chef. CVPrançci s Snugiwr, 1779 — » • 1 ^ ■
J .-Baptiste Bourder, de Nancuise, 1765—1791. Id.
J. Perrin, 1801 — île*. Chapelain a Monnetay. N... Clerc, 1S06 — 1807. Id.
Perraud, 1807 — 1811. Id.
La commune de Mounetay n'a que 1S0 habitants et 241 hectares de terrain imposable. On y trouve une espèce de pierre calcaire grenue et très friable, composée de 90 parties de chaux et 10 de silice, qu'on emploie» api ès l'avoir écrasée, comme base d'excellent mortier, en place do sable