CHAPITRE LU
de dire qu'il y avait eu des curés avant qu'il y eût des 1779 uioines.
Quoiqu'il en soit, par ûn décret du 22 octobre 1781, Jos. 1781 de Meallet de Fargues, évêque de Saint-Claude « pour la a plus grande gloire de Dieu, et le plus grand avantage des a habitants de la paroisse de Loyon, désigna et fiia le vil- « lage de Morgcs pour le lieu où devait être construite la a nouvelle église paroissiale de Loyon. » En conséquence, les paroissiens construisirent une maison presbytérale qu'on voit encore aujourd'hui, où ils transportèrent la cloche de l'ancienne église de Loyon, avec le buste de saint Jean-Baptiste. C'est dans cette maison que l'abbé Lorges, sous le litre de curé de Loyon, fit le service divin et célébra les cérémonies religieuses jusqu'à la fin de 1792. A la réorganisation du culte en 1801, la paroisse de Loyon fût supprimée de nouveau, et le village de Morges fut réuni a la paroisse de Louvenne, celui de Lancette à celle de Lains, et le hameau de La Rivière à celle de Saint-Julien. Néanmoins, les habitants de Morges continuent à fêter, au 29 août, leur ancien patron, tandis que ceux de Louvenne, La Pérouse et Montrevel font la féte de l'Assomption.
La commune de Morges, déjà mentionnée dans des chartes de 853, 892, 901 et 1191, comme dépendante du diocèse de Lyon et du comté de Scoding (fe6), a été réunie, depuis près de vingt ans, a celle de Monlrevel. Cette commune unique est peuplée aujourd'hui de 315 habitants, et contient 625 hectares de terrain imposable, où il existe de la mine de fer qu'on a exploitée autrefois. Quoique ce village paraisse avoir été de tout temps, comme il l'était à la fin, de la seigneurie de Gigny, on trouve néanmoins des indices
066) fin 853, l'empereur Lothaire restitue Morges à l'église de Lyon92/i mitatu Scudimgis viUamqtut dicitur Morgot.
En 89 a, Loul», empereur et roi de Bourgogne et de Provence, donne il* même églÎM de Ljon. viltam Morças in comitot* sottise****.
320 n ISTOIRB DE]
1781 qu'il dépendait anciennement de c
vérité, appartenait priniitiveinen'
reconnaissances féodales de 1423:j
blent établir qu'il dépendit ensi o(
seigneurie de Gcvria, l'gna, la 11
membrée de celle de Vallefin, p:;
béria. ( Voy. aussi chap. XXX, fi § 14. M. de Faletans quitta <.
pour n'y plus revenir, et alla detj»!
tinua d'y prendre la qualité de (\ 1784 voir 'es émoluments de sa dignité
son neveu résigualairc lui suce» "S
titre de doyen honoraire, avec le»^
mônier. Il mourut a Besançon, a \L
ncment avant le mois de mars 179.
1791, et le tableau qui lui est annexe
époque a il avait sur les économats un
« sur laquelle on lui accorda, comi
« naire, un secours de 2,520 fr., poui
a né cl canonicat du chapitre dcGigny, dont il avait obtenu
a la sécularisation. »
CIIAPITRE LUI.
JEAN BERNARD de MOYRIA, deuxième haut-doyen.
Suppression du noble cbapilre.
$ 1. La famille du deuxième doyen de Gigny ne le cédait 1784 ni en ancienneté, ni en noblesse, à celle du premier.
On croit que Moyria était le nom d'un ancien château bâti dans la plaine d'Isernorc en Bugey, mais détruit depuis plusieurs siècles, et que ce nom a été donné ensuite au château de Cerdon. Ce qui est certain, c'est que deux frères