CHAPITRE LVI
Officiers claustraux do prieuré de Gigny.
Les monastères bénédictins avaient, comme on a dit , la vraie forme d'un gouvernement. On y trouvait, pour le régir, non-seulement un chef qui était l'abbé ou le prieur, mais encore des ministres qui étaient les officiers claustraux.
D'après la règle de saint Benoit, outre Vabbé, les officiers claustraux étaient: 1.° le portier ; qui surveillait rentrée et la sortie du cloître ; 2.° Yhoiclier ou hospitalier, qui avait soin des étrangers, des visiteurs; 3.* le prévôt ou préposé aux affaires temporelles; 4.° les doyens ou chefs de dix moines au travail ; 5.° le cellérier, chargé des provisions de bouche et de ce qui concernait les repas; 6.° enfin Ymfirnùer, ayant le soin des malades.
Cette organisation subsista pendant long-temps; mais, dès le onzième et surtout le douzième siècle, elle fut modifiée dans la plupart des monastères, et notamment dans l'ordre de Cluny. On supprima quelques-uns des offices de saint Benoit, et on en créa plusieurs autres.
On voit déjà qu'à Gigny, dans le treizième siècle, et peut- C Ut. être ensuite du règlement de 1266 qui réduisit à 25 le nombre des religieux, il y avait dix officiers, non compris le prieur cloUrier, C'étaient le chambrier. Yaumônicr, le sacristain, l'ouvrier \ Y infirmier , le doyen, le chantre, le réfecturier,\e pilonner et le ccllérier. Les cinq premiers de ces onze dignitaires