‹ Histoire de GignyChapitre 231 sur 356 · CHAPITRE lvi. Art · texte numérisé non relu

CHAPITRE lvi. Art

leurs bénéfices. Les notaires en dressaient des actes analogues, et la loi admettait la complainte ou action possessoirc, en cas de nouvelleté ou de trouble de la possession.

$ 6. Le prieur de Gigny, ainsi que les titulaires des autres prieurés conventuels, était membre des Étais de Franche- Comté. Us composaient avec l'archevêque, les abbés et les députés des chapitres, la chambre du clergé que l'archevêque présidait. Ils prenaient rang après les abbés et avant les députés de chapitres. D'ailleurs, ces états ne furent plus convoqués après la conquête de Louis XIV ; la répartition des impôts fut faite dès-lors par les bailliages et même par l'intendant de la province seul.

Aht, II. — Du Grand-prieur cloUricr.

Lt prieur cltAtrier était le chef du monastère, après l'abbé ou le prieur conventuel. Il le remplaçait dans toutes ses fonctions, en cas d'absence, de démission ou de mort; mais il ne pouvait point admettre un nouveau religieux, ni en chasser aucun du cloître, ni réintégrer un exclu, ni instituer ou déposer un ofûcicr claustral ou un prieur rural ; etc. Il gouvernait l'établissement lorsqu'il était tenu en commende, quoiqu'il ne fût pas toujours le vicaire-général du commendataire. Il avait alors la supériorité sur tous les membres du prieuré, le droit de présidence et de préséance en tout et partout. Il cumulait ordinairement a Gigny quelqu'autre office claustral, et n'y avait pour revenu spécial que 28 mesures de froment et 9 baraux de vin. Saint Benoît n'avait point établi de prieur cloitrier par sa règle, mais on peut présumer que c'était Y exarque du monastère dont parle Justinien dans ses lois.;On en trouve déjà dans l'abbaye de Saint-Claude, au commencement du neuvième siècle, et il en est question à Gigny dans le testament de Bernon, des les premières années du dixième, comme encore à la date de 1176 Voici la liste cde ceux qu'on a constates à Gigny.

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