CHAPITRE Ltl. Art
des draps mortuaires, du luminaire , des aumônes , d'un pré Fichelin et d'une terre dite de Saint-Maurice , de toutes les offrandes et desoblations du vendredi et du samedi saints, de la Purification , de l'Ascension , de Noël et des fêtes de saint Maurice et de saint Michel ; le tout évalué et abonné , en 1618 , à trente-trois gros d'ancienne monnaie.
A Cressia , il en était h peu près de même , et l'infirmier percevait la moitié de toutes les offrandes, tant de cens qu'autres, le tiers des sépultures et pitances, et la moitié des oblations du vendredi et du samedi saints, des fêles de Pâques, Toussaint, Trépasses , saint Maurice , saint Michel et lendemain de la Fête-Dieu. La totalité de ce casuel fut payée a raison de huit fr. en 1637-1642, et de une livre six sols huit deniers, dès le commencement du dix-huitième siècle.
A Monnctay, les droits de patronage furent acquittés , de 1567 h 1710, moyennant trente-trois gros vieux, et à Pymorin, de 1653 a 1672, moyennant dix gros.
Enfin , celui des deux cures de Saint-Julien et de Villeebantria, consistant aussi en la moitié des offrandes-, oblations , mortuaires et autres droits casuels , valait six fr. en 1522 , six fr. et six chapons , bons et suffisants , en 1533, et six fr. seulement en 1653 et 1668.
Ottc variation de produits provenait sans doute des oscillations de la piété et du zèle religieux. $ 3. S'ensuivent quelques infirmiers du monastère :
N , en 1308.
Humbert de , 1452.
Nithicr de Faveriuer, 1499.
Etienne de F a verni ei\ , 1522. Pierre de Favernier . 1533—1573.
Jean-Baptiste de Favernier , 1577, 1582, 1590. Pierre de Tiion-Ranteciiai' ï , prieur de Marboz, 1598 —
*,¥ HISTOIRE DE GIGHY.
? Louis de Ronchaux , 1617.
Guillaume de Thon-Rantechaux , 1635 — 1642. Guillaume du Pasqcier, prieur de l'Étoile, 1642—1647. Claude de Chantrahs, 1653, 1654.
JÈléonorc de Villette, 1664.
Claude-Gaspard de Marnix, 1667, 1670, 1673. Jérôme de Raincocrt, 1676, 1682.
Clériadus du Pin, 1688, 1692, 1693.
Jean-Gaspard de Visemal de Frohtcnay, 1703, 1708, 1710. Georges de Tournon , 1709, 1711,1718.
Claude-Aimé-Gaspard de Balay du Veniois, 1720. Jacques de Malivert, 1725.
Ferdinand de Nance, 1729—1736.
Èléonore-Àlexandrede BEurrde Montboxon, 1736 — 1751. Jean-Bernard de Moyria, ITot — 1789.
Art. VIII. — Ihi Doyen.
% 1 . Chez les Romainsjes ouvriers employés à Pagrienlturc étaient divisés en décuries ou dizaines , avec un chef pour chacune d'elles. Saint Benoît, en instituant ses moines, établit de même un doyen par décanie, pour surveiller et soigner ceux qui lui étaient subordonnés, au travail , aux ofliecs, en santé comme en maladie, et au spirituel comme au temporel. Ces doyens n'avaient l'autorité qu'en troisième ordre, après l'abbé et le prévôt. Ils furent préposés ensuite à la régie des prieurés dépendants de l'abbaye. Saint Augustin et saint Jérôme parlent déjà des doyens de moines avant l'institution bénédictine , mais on ne les a guère connus à Clnny avant le douzième siècle.
$ 2. Le doyen du prieuré de Gigny, connu dès le quatorzième siècle, avait peu de revenus. Ils ne s'élevaient, en 1760, qu'a 203 fr., dont 50 fr., produit des dîmes de Merlia, 50 fr. provenant d'un pré aChamay; 75 fr., valeur de 216 mesures