CHAPITRE lvi. Art
$ 2. Les revenus de cet office, en 1760, consistaient en :
Dîmes a Marcia 200
Pré ( de Ymfirmier ) à Gigny 60 Pia„ q
Autre pré à Graye *
Champ ou verger près le cloître ( voyez note 164). 18 i»ian e Droit de langues dans toute la seigneurie (v. p. 97). 21
Cens divers 3
Patronage de la eure de Saint-Julien 4
— de Graye etLoysia 15
— de Pymorin 16
— de Monnetay 2
— de Cressia 1
Total 1*7
La seule charge était celle de neuf francs pour don gratuit. 11 paraît que les revenus de cet office étaient plus considérables autrefois et qu'ils avaient diminué par le malheur des temps, car l'un des infirmiers, Cl.-Gaspard de Marnix, obtint, le 17 décembre 1667, de l'archevêque de Besançon, a un monitoire a contre tous ceux qui gardaient ou pouvaient retenir , a usurper et recéler des papiers, cens, dunes, etc ;.. comme « aussi contre tous ceux qui avaient vu , su , ouï dire affiro mativement ou non, ou pouvant savoir ou donner quelques « lumières ou enseignements de tout ce qui fut dépendant « de son office d'iulirmier, à peine d'excommunication. » On trouve, en effet, dans les inventaires, l'indication de quelques redevances qui ne paraissent pas indiquées en 1760 :
1. ° D'après un terrier de 15 16 et un manuel de 1557, renouvelés en 1609, 1615, 1675, cens et rentes à Loysia d'une mesure et un sixième de froment, de deux rez d'avoine, deux gros vieux et 14 sols este venants ;
2. ° D'après les mêmes titres, cens à Marigna sur le meix Chômai, d'un quarlal de froment , d'un quarlal d'avoine , de dix gros d'argent et deux poules , lequel cens on croit
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avoir été cédé , après 1704 , au seigneur de Marigna , contre une vigne de douze ouvrées a Digna, franche de dîmes et dite la Marignette;
3. ° En 1641 , abergeage d'un pré à Loysia, moyennant un rez d'avoine et deux tiers de mesure de froment;
4. ° Acensenicnt , en 1709, d'une bermilure a Cropet, moyennant une demi-mesure de froment et un demi-rez d'avoine ;
5. ° Autre, en 1710, d'une seconde hermiture, au même lieu , sous le cens de deux sols tournois.
Les mêmes terriers ou titres du seizième siècle mentionnent déjà , comme propres à l'office de l'infirmier , les dimes de Marcia et le patronage des cures de Cressia , Grayc, Saint -Julien , Loysia , Monnetay , Pymorin et Villeehantria.
Les titres postérieurs montrent que cet officier jouissait des deux tiers de toutes les dîmes à Joudcs , Marcia, Rosières et au Villars-sous-Joudcs , l'autre tiers appartenant au curé. Il y dimait, à la douzième partie, non-seulement le blé, mais encore le vin, l'orge, les fèves , l'avoine et le chanvre. En 1554, il se désista de la dune sur certains fonds qui dépendaient de la commanderie de l'Aumusse, près Bâgé , et appartenaient aux chevaliers de Rhodes ou de Malte, à cause de la chapelle de Semon, hameau de Cuiseaux. Il jouissait en outre de toute la dîme des novales à Joudes et Marcia , moyennant une rente de 27 fr. qu'il payait au curé.
En ce qui concerne le patronage des cures précitées, il est certain qu'en 1760, il n'appartenait plus à l'infirmier, mais au prieur conimendataire. Le premier n'y possédait plus que les droits de responsion mentionnés , lesquels étaient bien plus considérables autrefois.
Déjà en 1308 , le curé de Grave et Loysia reconnut que l'infirmier avait le patronage de ces deux cures, et devait y percevoir la moitié des dîmes et des agneaux, des sépultures,