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bâton pour marque de sa juridiction W, et si on lui désobéissait, il portait sa plainte au chapitre, qui infligeai t une peine à l'indiscipliné. À Châtillon-sur-Seinc , il nommait les recteurs d'école.
Le chantre du prieuré de Gigny n'avait en propre , sur la On , que 36 fr. de revenus, dont 30 fr. de deux prés et 6 fr. dus par le prieur, sur quoi il devait 16 sols 8 deniers de responsion , et 1 livre 3 sous 4 deniers de don gratuit. Ses deux prés portaient le nom de cultes du chantre, et en 1760, le chambrier jouissait d'un autre appelé aussi pré du chantre. On lit encore qu'en 1487 le prieur et le chapitre donnent à cet office une terre en hermiture de six poses , lieu dit aux Cloisels, au territoire de Gigny, et qu'en 1553, le titulaire abergea des fonds à Gropet , provenant d'échute de mainmorte. Cet office , disaient les religieux lors de la sécularisation, était devenu vacant, en 1743, par la mort de celui qui le possédait. Cependant on lui trouve ensuite trois successeurs nommés par le prieur commenda taire et mis en possession. Le dernier, qui était l'infirmier du monastère , donna sa démission le 13 décembre 1751 , mais continua de percevoir les revenus qui furent unis, en 1760, à la mense capitulairc.
La maison du chantre avoisinait celle de l'infirmier , ainsi que la porte du cloître, dont son jardin était éloigné. § 2. Voici la liste de quelques titulaires de cet office : Audon de Lezat, en 1*24.
Antoine de Toulouse, 1452.
Jean de Gayne , 1474, 1482, 1487.
Antoine de la Palud, 1508.
Jean de Grandchamp, 1528, 1530.
Jacques de Guigart, 1543, 1546.
(1I9) L'uMgedes bdimns cnntornuv fal maintenu, par lettres patente! / en ■ 75S, dans l'cglise collégiale d'Arboii, comme ancien vestige, est- il dit , de la conventualilé du prieuré.
CHAMTRB lvi. Art. 10 415
Biaise de C hisse y, 1553.
Gaspard de l'Aubépin, 1564, 1565, 1570.
Louis de la Baume, 1577, 1582.
Biaise de Chissey, 1590, 1593.
Claude de la Charme, 1612, 1620.
Charles de Reculot, 1687 ,1693.
Jean-Gaspard de Lezay, 1717.
Jacques de Malivert, 1730.
Louis de Saist-Germain, 1740, 1741, 1743.
Louis-François-Gabriel de Joupfroy de Gonssatu, 1743.
Ennemond de Moyria de MaMa, 1746.
Jean-Bernard de Moyria, 1749—1751.
Art. X. — Du Réfecturier.
S 1. De tous les officiers de bouche, le réfecturier est le seul qui ail subsisté h Gigny jusqu'à la fin. Il avait le soin et l'administration du réfectoire, comme son nom l'indique, préparait les tables aux heures des repas, servait le pain, le vin et les légumes, pourvoyait aux linges de table, bu (Tels, corbeilles, cuillers, vases, etc.
Sa maison touchait le cimetière des enfants, et il jouissait fia» *• bde deux jardins, dont l'un conligu à l'église paroissiale.
Ses revenusfurent évalués, en 1760, à 129 fr., dont 1 10 fr., valeur de 92 mesures de froment, et 19 fr., valeur de 54 d'avoine, dues sur le grenier du prieur. A cet office appartenait encore le champ en hermiture de la Pendanne, déjà cédé a cette époque, par délibération capitulaire, à MM. de Faletans et de Moyria, qui y plantèrent de la vigne , comme on a déjà dit.
Les charges du réfecturier consistaient en 3 livres 6** 4d< de don gratuit , et 4 livres 6S- H*' de responsion due au chapitre.
Nos religieux disaient, en 1760, que cet office était vacant
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depuis 1746 , par le décès du titulaire , et que dès-lors les revenus en avaient été perçus par l'inGrmier. Cependant, nous avons trouvé deux autres réfecturiers nommés postérieurement par le prieur commendataire et mis en bonne possession.
$ 2. On n'a point rencontré de titulaires avant le quinzième siècle :
Pierre de Blandans, prieur de Plâne, en 1452.
Pierre de Cormoz, 1499.
François de Tenarre, 1543, 1546.
Biaise de Chisset, 1577, 1582.
Louis de la Baume , 1590.
Nicolas de Chavirey, 1612, 1620.
Guillaume de Montagu , 1633.
Claude de Chantrans, 1646, 1647.
Jérôme de Raincourt, 1664.
Marc-François du Tartre, 1676—1704.
Ferdinand-Marie de Napcce, 1705—1717.
Claude de Brancion-Visargent, 1740, 1745, 1746.
Louis-Franç.-Gab. de Jouffroy de Gonssans, 1746 — 1750.
Jean-Bernard de Moyria, 1751 — 1760.
Art. XT. — Du Pitanckr.
§ 1. L'office du pUancier était chargé de fournir et d'administrer la pitance aux religieux. Il était fort ancien à Gigny, puisqu'il en a déjà été parlé aux dates de 1282 et 1357 ; mais il fut supprimé en 1548 , par un accord entre le prieur commendataire et ses religieux. Ses revenus, y compris probablement la seigneurie de Joudes , furent unis à la mense capilulaire. Ils étaient perçus à Balanoiset , Chavéria, Cropet, Digna, Donsurre, Dramelay, Gigny , Morges, Moutonne, la Pérouse, etc.... On trouve, en effet, que cet officier claustral a acquis, en 1282, septposesde terre et un pré