‹ Histoire de GignyChapitre 244 sur 356 · chapitre l vi. Art · texte numérisé non relu

chapitre l vi. Art

de deux chars de foin, à Cropet ; qu'à Digna il a acensé, en 1357 , une vigne sous Châtcl , moyennant neuf pots d'huile de noix ; qu'Odon de l'Aubépin lui a vendu, en 1390, un pré à Donsurre , dit l'Isle-des-Chenevières ; qu'en 1423 , il possédait le pré de la Broyère à la Pérouse ; que dès et avant 1441 , il jouissait de la censive et seigneurie de Balanoiset, près Varennes ; qu'en 1445, il avait un terrier pour ses cens à Chavéria, Moutonne, Morges, Gigny, etc.... qu'en 1489, le titulaire fit un abergeage a Cropet, moyennant une poignée ou pugnière de froment ; que le terrier de cet office fut renouvelé en 1598 , devant L. Bertrand , notaire à Gigny ; qu'en 1709 , il lui était dû des cens à f)ra-

melay ; etc.,... etc

§ 2. Voici les pitanciers que les titres ont fait connaître :

Guidon de Cuisel, en 1282.

Jean de Sauler, 1357.

Etienne de Morel, 1473.

Pierre de Bavière, 1478.

Jacques de Barchot, 1482.

Claude de Charxoz , 1488, H89.

Jean de Pe.vard, 1499, 1508.

Louis de Tarlet, 1546.

Art. XII. — DuceUèrier.

S 1. Le cellêricr, d'après la règle de saint Benoit, avait la garde de toutes les provisions et de tous les ustensiles. Il distribuait à chacun , selon l'ordre de l'abbé, ce qui était nécessaire pour les besoins de la vie et pour le travail. Postérieurement, il eut spécialement le soin de la cave et des boissons. Cet office du prieuré de Gigny paraît avoir été réuni , peu après le concordat de 1554, à la mense capitu-

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laire , car après cette époque les chartes ne mentionnent aucun titulaire.

S 2. Ses revenus ayant été ainsi confondus depuis longtemps , on n'a pas de données positives et détaillées sur leur nature. On voit cependant que cet officier claustral avait plusieurs terriers, l'un de 1445 , pour les cens et redevances de son oflice à Chavéria, Céséria, Gigny, Morges, Moutonne et autres lieux ; un second de 1545 pour la seigneurie de Cnndal, qui en dépendait ; et un troisième de 1554 renouvelé probablement de celui de 1445 , et remplacé luimême ensuite par uu quatrième en 1688. Ce dernier contenait la reconnaissance des dîmes de la cellérerie et celle des cens qui étaient dus à Anières, Céséria, Charnay, Chavéria, Gigny, Granges-de-Non , Graye t Saint-Julien, Louvenne, Loysia, Monlrcvel, Morges, Orgelet, la Pérouse, Poilte, Varessia, Véria et le Villars.

On a déjà vu , au chapitre XXX, à quelles conditions la graîiycducellérier, au Villars, avaitété acensée perpétuellement en 1437. On a vu aussi , au chapitre XLVI , quel était le produit de la seigneurie de Condal. Nous ajouterons :

1/ Qu'en 1424, le cellérier abergea un pré à Gigny, appelé ès Singes , situé près de celui de l'aumônier , moyennant le cens annuel de six oboles de roi ;

2. ° Qu'eu 1530 , il possédait un pré, en VEnfondrant, au même territoire de Gigny ;

3. * Qu'en 1535, il lui était dû un cens de deux mesures de froment et de trois rez d'avoine, affecté sur un meix au Petit- Véria (voyez note 113) ;

4. ° Qu'en 1542, il abergea deux pièces de terre, au même territoire de Véria, en la Hfaladière-des-Reprcts , moyennant douze gros vieux d'introge et un cens annuel de douze niquets estevenants (voyez notes 76, 113 ) ;

5. ° Qu'en 1544, il acensa, comme on a dit au chapitre XVI, les moulins et batteurs de Véria , sous la rente d'un pareil

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