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CHAPITRE Lf il. Art

A Cuisia, il y a des vignes qu'on appelle encore vignes à VhôpUal ; ce sont probablement celles qui appartenaient a celui de Gigny, ensuite de la dotation d'Humbert de Chatard.

§ 5. Du prieuré qui nous occupe , dépendait aussi Y église de Pressia, mise sous le vocable de saint Laurent, également du patronage de Gigny, et située au pied du pic sur lequel s'élèvent encore quelques murailles du château de Monlfort. Elle parait même plus antique que celle de Cuisia ; on descend deux degrés pour y entrer ; le chœur est couvert en laves ; sa voûte , ainsi que celles de la nef et deux petites chapelles, est en ogives très aiguës ; enfin les fonds baptismaux sont absolument semblables a ceux de Cuisia, de même forme, de même marbre et de la même époque, avec les mêmes inscriptions.

A Pressia, sont les ruines du château de ce nom, qui avait jadis celui de Du Bois et qui appartenait aux seigneurs de nom et d'armes de Loysia, près Gigny. Marguerite de Loysia,dame Du Bois, le porta en dot, avant 1273, à Guillaume d' A ndelot, duquel sont descendus les barons de Pressia. Cette terre , érigée en baronie après le milieu du seizième siècle , et à laquelle furent réunis les châteaux de Montfort, de Bourcia, de Civriaet de Marmont, resta dans la maison d'Andclot pendant 400 ans, jusqu'à l'extinction de celle-ci dans le dix-septième siècle, faute de descendants mâles. Le château de Montfort appartenait anciennement h celle d'Antigny, dont Guillaume d'Antigny, seigneur de Sainte-Croix, le vendit à Galois de la Baume, en 1335. Marc de la Baume le vendit h son tour, en 150 0,au seigneur de Pressia.

S 6. Les biens et revenus de notre prieuré de Cuisia, a cona sistant en maison prieurale, cuves, pressoirs, cens, rentes, « dîmes, vignes et autres droits, tant a Cuisia qu'à Pressia, « Courmangoux etChcvigna, » furent loués en 1769, moyennant 1C00 fr. nets. En 1780, ils furent loués 2400 fr., y compris les revenus de l'ermitage, mais non compris la mareillc

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desdeux paroisses, laquelle appartenait à l'ouvrier du monastère. Le prieur de Gigny, qui avait le patronage des deux cures, payait 200 fr. au desservant de Cuisia, et 92 fr. à celui de Pressia, pour suppléments de portion congrue, ensuite des traités faits avec eux en 1700 et 1714.

Art. XII. — Prieuré de Donsurre.

% 1. Le prieuré de Donsurre d96) était silué, comme le précédent, dans le département actuel de l'Ain. La maison prieurale existe encore en partie au nord de l'église à laquelle elle est conliguë. Le champ qui en dépendait porte toujours le nom de Clot du prieuré, et se trouve situé, ainsi que l'église et le logement du prieur, sur une petite butte isolée. Cette église, sous le vocable de saint Théodore , parait antique, surtout le chœur, couvert en laves, et le pavé en est plus bas que le sol extérieur.

Le fondateur de ce prieuré, dit Guichenon, est inconnu.

Cependant, comme la garde en appartenait au seigneur de Saint-Trivior-de-Courtes et à celui de Saint-Amour, on peut présumer que leurs ancêtres n'ont pas été étrangers a celle fondation. Dans les terriers de Saint-Trivier , des années 1416, 1522 et 1563, les prieurs de Donsurre ont reconnu devoir au seigneur de ce premier lieu deux livres de cire par an , pour la garde de leur prieuré. Par celui de 1522, les hommes de ce bénéfice reconnurent aussi devoir au seigneur trois gros par feu , ensuite d'une transaction faite en 1479 avec Philippe de Savoie, comte de Bagé.

D'un autre coïé, à cause du gros hameau de Villeneuve, faisant partie du prieuré, quoique dépendant de la paroisse ft seigneurie de Saint-Amour, Philibert de la Baume, comte

(196) On trouve au»>i ce lieu écrit : Donstur*, Domieure, Dompsure, Dompteur*, Domeurt, Donfzueure, maH noui «von» adopté l'orthographe initie généralement aujourd'hui et conforme k la prononciation.

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