‹ Histoire de GignyChapitre 263 sur 356 · chapitre Lvn. Art · texte numérisé non relu

chapitre Lvn. Art

Ce dernier titulaire, sous lequel le prieur de Donsurre fut sécularisé, en 1768, ne fut pas le successeur immédiat de Louis de Thcsut, mort en 1729. Ce fut peut-être M. de Larriatu, prieur clottricr de Gigny, qui avait déjà résigné, en 1741, son office de chambricr en faveur de M. de Moiitbozon, son neveu.

§ 4. Les revenu* du prieuré de Donsurre forent loués, en 1754, moyennant 950 francs, par M. de Montbozoïi. Ils furent évalués nets à 1400 francs en 1760, par les religieux de Gigny, et loués 2000 francs en 1773 par le titulaire. L'auteur de cette histoire n'a pu lire aucun de ces baux, pour apprécier en quoi consistaient ces revenus et en quels b'eux ils étaient perçus; mais le dénombrement forcé, donné parle prieur, en 1671, y supplée jusqu'à un certain point. Or, ce titulaire déclara alors a que son prieuré était à la a nomination d'Abr. de Thesut , abbé de Saint-Pierre de « Gigny, et qu'il consistait en une maison et un petit jardin « proche l'église, avec des terres autour de ladite maison; « qu'il jouissait des deux tiers de la dixme, l'antre tiers « appartenant au curé ; que la moyenne et basse justice lut « compétait dans toute l'étendue de la paroisse, et la haute « au seigneur de Saint-Trivier ; qu'il jouissait aussi d'un « petit tiers de dixme au village de Cormoz, de douze ou* a vrées de vigne à Saint-Jean-des-Treux, de quelques quarts « à Coisia, dans la même paroisse de Saint-Jean , et d'un a demi-quart sur la dixme de Saint-Amour. »

Dans ce dénombrement, il n'est pas question du pré de Donsurre, vendu en 1390, au pitancier de notre monastère, par Odon del'Aubépin; ni du droit de bans de vendange et autres récoltes que Jacqueniard de Coligny reconnut, en 1408, appartenir au prieur de Donsurre, dans les deux com- q m. m unes de Saint-Jean-des-Treux et de Chazclles. Mais au reste, le beau vignoble ou Clos-Samt-Jean, de 120 ouvrées, que possédait le monastère de Gigny, dans la première de ces

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communes, ne dépendait pas du prieure de Donsurre , car il n'a jamais été loué par le titulaire de celui-ci , mais toujours par le prieur ou les chanoines de Gigny, du moins en 1693, 1705, 1771, 1780.

$ 5. Le prieur de Donsurre devait sept florins d'or pour droit de responsion à l'insigne monastère auquel il était immédiatement soumis; et on trouve qu'en 1572 il fut appelé en justice pour être condamné à l'acquitter. Le titulaire déclara aussi, dans son dénombrement de 1671, que les habitants de Donsurre l'obligeaient à faire célébrer une messe tous les dimanches et fêtes , mais qu'ils ne pouvaient pas prouver qu'il fût tenu à cette charge. L'existence d'un pi-être séculier dans ce prieuré avait. peut-être rapport à ce service.

AiiT.XIII. — Prieuré de Flacey.

SI. H n'est pas certain qu'il yjait eu a Flacey, commune du canton de Cuiseaux, un prieuré distinct de celui de Maynal. A la vérité, dans une charte de 1406, insérée parmi nos preuves, on voit figurer comme témoin Guy de Beau fort, avec la qualification de titulaire du prieuré de Flacey [de VUwa ) , lequel on retrouve, en 1424, cellérier a Gigny. Mais, c'est le seul indice connu de ce prieuré, et, sur les lieux, aucune tradition ne le rappelle, aucune localité ne conserve le nom de prioré. D'un autre côté, le titre susdit place ce monastère au diocèse de Lyon, tandis que Flacey a toujours fait partie de celui de Besançon. D'ailleurs, s'il a existé quelquefois d'une mauière distincte, il n'a pas lardé à être réuni à cHuide Maynal, et sans doute avant le quinzième siècle, puisque le catalogue de Cluny ne le mentionne pas. Aussi, l'aumônier de Gigny, en qualitédc prieur de Maynal, a eu le patronage de la cure et les dîmes de la paroisse de Flacey jusque dans les derniers temps. Ces dîmes étaient notamment t perçues

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