CHAPITRE lyii. Art
dans les hameaux du Châtel, du Bouchot, du Villars, de Platafin et de Necudoy
En raison de leurs anciens rapports, les habitants do Flaccy ont conservé le langage et l'accent de ceux de Maynal.
§ 2. L'église de Fiacey, sous le vocable de saint Martin , est fort ancienne, car elle fut donnée en 951, avec les biens qui en dépendaient , à l'abbaye de Cluny, par le comte Léotald et sa femme. Elle est située, comme celle de Donsurre, sur une petite butlc ou émiuence, sur laquelle la maison prieurale existait probablement aussi. Elle a été reconstruite, depuis peu d'années, sur l'cmplacementlde l'ancienne qui, quoique couverte en laves et ayant des vitraux peints , n'était pas d'une architecture antique.
Comment cette église et ses dépendances sont-elles sorties de l'abbaye de Cluny, après le dixième siècle , pour dépendre de l'aumôncrie deGigny ? On n'a pu le découvrir.
S 3. La seigneurie de Flaccy n'appartenait point à notre aumônier. Elle fut possédée d'abord par la maison de Salins* la-Tour, dont Jean de Salins, chevalier, seigneur de Poupet et sire de Flacey en 1363 et 1382. Renaude de Salins, dame de Flacey, Bcaufort et Présilly, la porta, en 1419, dans la maison de Luyrieux, par son mariage avec Lancelot de Luyrieux, frère -d'un prieur de Gigny. Elle passa ensuite, au commencement du seizième siècle, dans la branche de celle, de Coligny, qui possédait Cressia. La veuve du dernier des Coligny, de Joachim, mort en 1664, la vendit ensuite àÉt. Berton de Lyon, dont la fille l'apporta en dot à Antoine de Laurencin. La famille de ce dernier a possédé cette seigneurie jusqu'à la révolution. Cette famille , qui avait déjà titre
(197) La tradition locale prétend que ce village a été ainsi nommé, parce que ses habitants auraient été chargés d'une redevance d'un écu, pour avoir refusé de venir battre l'eau des fossés du château, pendant les couches delà dam<% impôt tunéc du cri des grenouilles : d'où un écu do,t.
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et rang de noblesse a Lyon, dans le quinzième siècle, descendait, dit-on , de la famille romaine Laurenima . Au reste, la motte, x roche l'église, dont les maisons voisines composent le village appelé le Châtcl, était l'emplacement de l'ancien château entouré des fossés qu'on voit encore. La charrue passe depuis bien long-temps sur ses ruines, et a mis au jour, il y a deux ans , un pavé en larges briques carrées bien conservé.
Art. XÎV. — Prieuré àe Foissia.
S i. Le dernier inventaire des titres de Gigny, confectionné en 1787, mentionne sept baux des revenus du prieuré de Foissia, aux dates de 1644, 1656, 1712, 1724, 1741, 1748 et 1774. Néanmoins, il est plus que douteux qu'il ait jamais existé de prieuré réel dans cette grande commune du département de l'Ain. L'historien de la Bresse, qui cite des titres du treizième et du quatorzième siècle, relatifs à Foissia, ne parle aucunement de prieuré. Le catalogue de Cluny, si sou- Vent cité, garde le même silence. Il n'existe aucune localité, aucun fonds, dans cette commune, qui portent aujourd'hui le nom du prieuré , du prieur, des mornes, de Gigny, etc. Il y a seulement, au sud de l'église, nn grand et vieux bâtiment, qu'une tradition vague dit avoir été occupé autrefois par des religieux. D'ailleurs, dans le bail de 1774, que l'auteur de cette histoire a lu, il n'est pas question du louage d'un prieuré en faveur de l'aumônier de Gigny, mais seulement de la part qui lui appartenait dans la dtme de la paroisse. Cette part, louée alors moyennant 600 fr., consistait dans la per» ception de deux gerbes sur neuf de cette dime, rière le bourg de Foissia , d'une sur six au hameau de Quintot, et d'une sur trois en celui de Montclair. Le même acte porte qu'alors il y avait procès pour les grabadis ou menues dîmes. Au reste, cette espèce de bénéûce parait n'avoir été qu'un