‹ Histoire de GignyChapitre 271 sur 356 · chapitre lvii. Art · texte numérisé non relu

chapitre lvii. Art

est située sur une butte isolée, assez haute. Sa nef et ses collatéraux sont de reconstruction presque nouvelle. Le chœur seul est d'une architecture plus ancienne, avec fenêtres en ogives. On n'y Ut aucune inscription, on n'y remarque aucun monument antique. Les nobles chanoines de Gigny y firent exécuter en 1779 des réparations considérables.

§ 2. Le bénéficiaire de Marboz devait au prieuré dont il dépendait une redevance annuelle de sept florins d'or pour droit de responsion. Celui de 1572 , qui s'y refusait, fut condamné a l'acquitter, par une sentence du bailliage de Bourg. C'était peut-être le cens annuel de 60 sols que le prieur Ilugonnet Palem avait déjà reconnu , en 1302, être dû au prieuré de Gigny.

Une autre charge du titulaire était la desserte, c'est-à-dire l'obligation de faire célébrer, comme à tlay et à Donsurre, Une messe chaque dimanche et chaque fête.

S 3. Les revenus nets du prieuré de Marboz ne s'élevaient qu'à 2100 fr.en 1760, età 4000 fr. envîronen 1769. Us furent loués en 1778, pour neuf ans, moyennant 6000 francs par an et 2400 francs d'étrennes ou pot de vin, mais y compris la dime novalc et celle qui appartenait précédemment au sacristain du prieuré de Gigny. Le fermier fut en outre tenu de payer le don gratuit et les impositions; d'entretenir la maison prieurale et les cordes des cloches; d'acquitter les portions ou suppléments de portions congrues dûs aux curés de Verjon, Foissia, Ètrée et Malafreta ; enfin de payer à celui de Marboz une somme annuelle de 1000 francs convenue entre lui et les religieux de Gigny, savoir: 250 francs pour lui tenir lieu de la dime novale , 450 francs pour sa portion congrue et celle de son vicaire, et 300 francs pour la desserte du prieuré. En 1788, ces mêmes revenus furent loués 8000 francs, aux mêmes conditions, et, dans l'un et l'autre bail, les nobles chanoines se réservèrent la nomination aux bénéfices dépendant du prieuré , ainsi que les cens et droits énoncés aux terriers.

Les revenus loués provenaient surtout de dîmes à Marboz, Étrée, Malafreta, Lécheroux et Verjon. Elles étaient perçues, aux champs, à la vingtième gerbe des blés proprement dits, et aux greniers, à )a vingtième coupe des menus grains ou des grabadis. Le prieur dimait aussi le chanvre, parce qu'il était.tcnu d'entretenir les cordes des cloches. Les autres produits étaient ceux de quelques champs et surtout de deux beaux prés a Marboz dits les clos Ponsard et Martinet. Nos inventaires citent , en effet, plusieurs anciens titres de propriétés foncières, notamment 1.° un acte de vente de plusieurs terres à Marboz, passé au prieur, en 1282, par Bernard de Saint-Germain ; 2.° un titre de 1332 concernant le Meix cnPrcslc, situé à Verjon, et dépendant du prieuré; 3.° un autre de 1311, relatif à quatre pièces de terre, etc.

S i. Bien que la justice du prieuré de Marboz ait été reconnue, dès 1279, appartenir au sire de Coligny, néanmoins, le titulaire y percevait des cens que nos religieux se réservaient dans les baux précités. Les inventaires citent plusieurs titres qui les établissaient, tels que 1 .• une reconnaissance de fief ou plutôt d'arrière-fief faite, en 1356, au profit du prieur, par Jean de Saint-Amour; 2.° une autre, ou peutêtre la même reconnaissance, faite aussi en 1356, de trois pièces de vigne chargées d'un cens annuel de 6 gros; 3.' un titre de 1384, relatif h un cens de 3 sols estevenants , lequel n'était peut-être que la reconnaissance, renouvelée en 1704, pour une pièce de terre située près le bourg de Marboz, lieu dit au Pré de la Vigne, sous le cens annuel de trois sols vieilnois; 4.° un terrier en latin, dressé en 1445, pour Etrée et autres lieux ; 5.° deux autres, rédigés en français, en 1500, pour Marboz et Verjon ; 6.° un autre en 1555 , pour Montsonge, hameau de Marboz ; 7.° enfin, ceux qui furent renouvelés de tous les précédents en 1754.

S 5. Le prieuré de Marboz parait avoir été démembré autrefois, et peut-être dès le quatorzième siècle, au profit de

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