CHAPITRE lvii. Art
bénéfice. En effet, on trouve mentionnées sur nos inventaires : 1." une défense signifiée, le 3 septembre 1771, parles nobles chanoines, aux fermiers du prieuré, de se dessaisir du prix de leur bail , en faveur de ce prétendant, a peine de payer deux fois; 2.* une requête présentée par eux au roi, le 10 juin 1772, contre le même personnage qui, sans doute, renonça à ses prétentions.
Marboz fut un des lieux cédés, en 1289 , par le duc de Bourgogne, au comte de Savoie, contre les cltâtcllcnics de Sagy et de Cuisery.
Art. XIX. — Prieuré de MaynaL
§ 1. Le continuateur du grand ouvrage hagiologique de J. Bollandusa soutenu, avec beaucoup de vraisemblance, que Matai ou Meynau était le lieu désigné, en l'année 1049, sous le nom de Mhênacouri , dans une bulle du pape Léon IX. Cette bulle, adressée à Hugues de Salins, archevêque de Besançon, recense, au nombre des biens qui appartiennent a l'église de Saint-Etienne de cette ville, la Court ou terre de Mêtènac, avec ses dépendances quelconques, vignes, champs, bois, serfs de l'un et l'autre sexe, ensemble l'église du même lieu avec toutes ses dîmes, dans laquelle le bienheureux saint Claude repose. Le pontife ajoute que, dans le synode de Reims (tenu en la môme année), il a excommunié les nommés Goffrid et Leutald, ainsi que leurs complices, qui s'étaient emparés de ces biens , et que, pour faire cesser leur usurpation, il les frappe encore d'analhéme lmK
(199) Léo Epitcopu$% Servns servorum £)#/, FTugoni arêhiepiscopo Chr isopoli' tanot etc.». Dignum Auxintus, dufcissitnejSli, elC • , tlbi similiter cor robor nmus... iamtamn$t etc.. Corlem de Metenano cum omnibus pertinenciït, vinëis, campis, servis %anritU$, silvis et omnibus pertinencus,ecctesiam ejusdem loci in qua reqm'escit sanetns Cttuuttu, eum omnibus dédmis. Banc corlem injuste lenentet, quosdam Gojndum, ne t non Lsutaldum, complices quoqiie eorum in Remtnsi
ÂHl HISTOIRE DE GIC.XT.
L'auteur Bollandislc se fonde prinripalt-mrnr sur ce qn'il rxisle, de temps immémorial, dans l'église de Maynal , des reliques d'un suint Claude, martyr, qu'on y féte le dimanche après la nativité de saint Jean-Baptiste. Ce bienheureux, selon lui, ne peut être saint Claude, archevêque de Besancon , dont la fête est célébrée le 6 juin , et dont le eultc n'a commencé d'ailleurs qu'en 1335 dans le diocèse de Lyon, et en 1440 dans celui de Besançon. Il aurait pu s'appuyer encore sur ce que l'archevêque de celte dernière ville n'a point été martyrisé ; sur ce que la bulle parle de vignes, et qu'effectivement Maynal est un vignoble; sur ce que le mot Méicnac a pu facilement se convertir, par la suppression de la consonne médiane , en Méénal, Meynal , Meyn<mt Menai , etc. Mais il s'est mépris quand il a conjecturé que le saint Claude en question était un martyr de Lyon.
Un magistrat très rccommandable, originaire de Maynal , M. Oudct, président en la cour royale de Dijon, qui a eu la complaisance de me procurer plusieurs documents relatifs h son lieu natal, a découvert que le saint Claude dont parle la bulle de Léon IX est l'un des cinq sculpteurs qui travaillaient au degré de la perfection en invoquant le nom de J.-C, et qui, ayant refusé de faire des statues pour les divinités païennes, furent martyrisés en l'an 302, sous Dioctétien. Leurs noms étaient Claude, Nicostrate, Symphorien, Simplicien et Castor. Leurs corps furent retirés du Tibre où ils avaientété jetés, et leurs reliques , déposées a Rome sous l'autel de l'église des Quatre-Couronnés, ont été apportées ensuite à Toulouse, dans celle de Saint-Saturnin. On les féte tous le 8 novembre.
» yno<lo excxommunieavimms y tt ut modo ct*S»ntt anmthtmtimostrumsmperponimutte\e... Datum XIII kal. dicftnb. etc.. Àtwo UonSs IX* p«l><* 7« îmd. III.
D'autre* extraits de cette belle sont intérêt dans VHittoiro dê Snlimê, par J -B Guillaume , et dans V Estai sur VHiiloir, de Franch*-Comtit par M. Ed.
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