‹ Histoire de GignyChapitre 274 sur 356 · CHAPITRE LT 11. Art. 19. |S · texte numérisé non relu

CHAPITRE LT 11. Art. 19. |S

En effet , la tradition à Maynal porte que le patron élait un sculpteur, et, sur sa bannière renouvelée en 1763, il est représenté invoquant le ciel , un ciseau d'une main et un marteau de l'autre, avec un buste de marbre ou d'albàlrc à ses pieds. A la vérité , ce patron , au lieu d'être connu à Maynal sous le nom de saint Claude , l'est sous celui do saint Cloud. Mais il est certain que c'est par corruption du niot et qu'il ne s'agit pas de saint Cloud (Clodoaldm) , fils du roi Clodomir qui ne sauva sa vie qu'en renonçant au trône de son père, et duquel ou fait la féte le 7 septembre. On a dit d'abord saint Clod , puis saint Cloud , par dérivation de Cloùuiset non de Claudius. Aussi, on lit au bas d'un tableau qui existe dans l'église, que : « Le dix-huitième jour du mois a d'apvril 1621 , la confrérie du Mont-Carme! a été érigée « dans l'église parochiale de Monsieursainf Clod de Maynal, a en l'honneur de laquelle les confrères d'icelle ont faiet a faire, à leurs propres frais, le présent tableau, l'an 1626.» On lit encore, dans un registre de baptêmes ou naissances, rédigé en latin , et commencé en 1622, l'acte suivant : Jouîmes, films, etc., de Maynal, baptisalus fuit die festo sancti Claudii, vicesima nona junii 1636, et fuit pafrmus , etc. (V. note 198).

A quelle époque les reliques de saint Cloud ont-elles été apportées a Maynal? Est-il vrai qu'elles aient été trouvées dans un pré de cette commune connu encore aujourd'hui sous le nom de Pré de saint Cloud ? Tout ce qu'on peut dire de certain, c'est que ces reliques existaient déjà dans l'église de ce lieu avant 1049, selon le témoignage de la bulle précitée. Mais, plus anciennement encore, cette église avait été placée sous le vocable de saint Denis, au rapport de l'historien Dunod, qui avait consulté les anciens titres du diocèse, ce qui lui donne une haute antiquité.

$ 2. L'auteur Bollandiste dit ensuite qu'en 1055, l'archevêque Hugues concéda à l'église de Sainl-Éliennc de Besan*

çon, qu'il avait réintégrée, celle de Mélénac dépendant de son domaine privé. Il ajoute qu'un siècle après, le 20 mai 1 1 48 , le pape Eugène III recensa cette même église de Mélénac, avec toutes ses dépendances , au nombre des biens de l'église de Saint-Etienne de Besançon.

Ainsi donc, c'est postérieurement à l'année 1148 et ensuite de la libéralité ou d'une concession quelconque de cette métropole, que l'église de Maynal, avec ses droits et biens, a été réunie au monastère de Gigny ou à son office d'aumônier dont elle est devenue membre. C'est postérieurement aussi îi cette époque qu'elle a changé son nom de Mèténac en celui de Mainau, Menai, Mcynan, etc.

L'époque de l'incorporation du prieuré de Maynal à l'aumônerie de Gigny n'est pas connue précisément. Elle eut probablement lieu peu après le statut de 1308 qui accorda un traitement aux ofljciers claustraux dans l'ordre de Cluny.

C 106. En effet, on trouve déjà, en 1336, un aumônier de Gigny, qualifié simultanément prieur de Mamay. Dès-lors , tous nos aumôniers, jusqu'en 1791, ont été prieurs du même lieu, et on peut en voir la liste à l'article consacré à leur office. L'acte de sécularisation de Gigny conserva ce bénéfice , en usufruit viager, à M. de Faletans, qui le possédait depuis 1727 , comme aumônier. Quant an prieuré de Flaccy, s'il a existé séparément , il fut réuni à celui de Maynal, au commencement du quinzième siècle, avec lequel il a toujours été confondu ensuite.

c. ut. $ 3. Le prieur de Maynal était coscigneur du lieu , et sur la porte de la cour de la maison prieurale, les vieilles girouettes féodales font encore entendre leur aigre cri. 11 percevait des cens et droits seigneuriaux d'après des reconnaissances ou terriers de 1382, 1408, 1529, 1621, 1703, 1780. Il exerçait une justice distincte sur certains lieux de la commune, nommait des officiers judiciaires particuliers, et dans les archives du chapitre de Gigny, existaient des registres ou

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