‹ Histoire de GignyChapitre 284 sur 356 · CHAPITRE LV1II. 53Ï · texte numérisé non relu

CHAPITRE LV1II. 53Ï

Marigna 611

Mcrlia 60

Monnetay, 1191 300

Montagna-le-Templier , Broissia et Barézia ,

Montaigu et Saint-Maur, 1534, 1550. ... 370

Montfleur, 1191 555

Montrevel 150

Morgcs, 1191 900

Nancuise 430

Saint-Nizier, 1286 3500

La Pérouse, 1191 850

Le Pin 60

Poisoux 321

Pymorin 855

Rothonay , Anières , Béfia , Montséria et

Echailla, 1191 715

Sesigna, 1550 108

Ugna, 1550, 1576 250

Varennes-Saint-Sauveur, 1294, 1353, 1380. . 500

Véria, 1312 669

Villechantria, 1191 515

Total. . . . 27436

§ 3. Les religieux de Gigny, aussi bien que les autres déciniateurs, ne se contentaient pas de dlmer une seule fois la moisson du pauvre cultivateur. Outre la grosse ou grande dîme, ils percevaient encore la petite ou menue dime, celle des (jr abattis, comme on disait. De leur côté, l'ouvrier levait la mareille et le sacristain la gerberie ou aerbe de passion, desquelles il a été parlé au chapitre consacré aux officiers claustraux.

La grotse dime était perçue à la gerbe, dans les champs mêmes, sur le froment, le seigle, l'orge d'hiver, l'avoine et

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la navette. La dîme des raisins ou de la vendange, que les décimaleurs mettaient ensuite cuver, Taisait aussi partie de la grosse dime.

La pnite dime frappait en général sur tous les carémages ou menus grains semés au printemps, à l'exception de l'avoine, c'est-à-dire, sur l'orge, la maïs, les fèves, les pois, les lentilles, les vesces, le millet, le panis, le sarrazin et le chanvre. Elle était levée au champ, pour quelques-unes de ces denrées, a la gerbe, au tas ou au sillon. Pour d'autres , on la levait au grenier et à la mesure. Les baux de l'époque ne parlent pas des pommes de terre, parce que la culture n'en était pas encore répandue. Celle du mais, ou blé#dc Turquie, n'avait commencé qu'à la An du seizième ou au commencement du dix-septième siècle ; car on lit qu'en 1616, les habitants do Flacey furent condamnés a en souffrir ou à en payer la dime, comme celle des autres denrées.

Les habitants de Pymorin ayant pris l'habitude de semer du méteil ou de la blondce, composée de froment» de seigle, d'orge, de lentilles et de gesses, il s'éleva des difficultés pour décider si la dime de ce méteil serait de l'espèce grosse ou menue. Or , il survint à cet égard , en 1769, une transaction par laquelle on reconnut qu'il y aurait lieu a la grosse dime, si le méteil était récolté dans la fin ou sole des blés d'hiver, et à la pelile dime , s'il l'était dans le finage des grains d'été ou de printemps.

§ 4. Le fenrg ou taux le plus ordinaire de la dhne, due aux religieux de Gigny, était la onzième gerbe des grains d'hiver, et la seizième gerbe ou mesure des récolles semées au printemps. Mais, au reste, il y avait beaucoup de variétés ou d'anomalies à cet égard. Ainsi, dans plusieurs communes, comme à Donsurre , Marigna, Monnelay, Nancuise et Saint- Nizicr, la grosse dime n'était perçue qu'à la douzième. Dans quelques-unes, comme à Gizia, Ilay et Joudes, ce dernier taux était le même pour la grosse et pour la menue

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