‹ Histoire de GignyChapitre 55 sur 356 · CHAPITRE XVI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVI

dans ce titre que par l'initiale de son nom, mais on le trouve désigné en toutes lettres dans un acte d'abergeage du mois de décembre 1256, de plusieurs héritages situés a Gigny et 1256 à Loysia, moyennant six sols viennois, de cens viager, aux quatre fils de Ponce, prévôt de Loysia.

S 2. Ce fut aussi dans cette même année 1256, que Pierre d'Andelot, dit Crochet, fit donation à notre prieuré de la onzième partie de la dime de Senoche ou Senaud, village de Mla paroisse d'Épy. Dans l'acte de cette donation comparait Alix de Cuiseaux, veuve d'Amédée, en son vivant seigneur d'Andelot et autres lieux, ce qui indiquerait que ce Pierre, dont n'ont pas parlé les généalogistes de la maison de Coligny, était fils d'Amédée et seigneur d'Andelot.

S 3. Deux années plus tard, en juin 1258, Humbert de 1238 Buenc f6-1»), chevalier, seigneur de l'Asnc, donna à nos religieux un élang et un moulin a Véria, avec les dépendances et deux hommes en ce même lieu. Cette donation, faite sous le sceau de Jean, comte de Bourgogne et de Chalon, et sous celui de Jean, seigneur de Marigna, fut ratifiée en 1340 par Jean de Chalon, comte d'Auxerre et de Tonnerre, seigneur d'Orgelet.

Le moulin de Véria existe toujours à la source du ruisseau de ce lieu. Il avait été attribué a l'office du cellérier, dont il dépendait eneore en 1544. Mais , à cette époque , il était ruiné , et remplacement en fut accusé , à charge d'y reconstruire un moulin avec batteur, et moyennant un cens seigneurial annuel d'un pareil et demi de froment et un autre

((S) Brune était une seigneurie piës de ta rivière d'Ain, dans la paroitte <TH*oiecourt, an canton actuel de Cétéria. Mais il ne faut pas confondre le chevalier Humbert de Buenc, dont il «'agit ici, arec un autre Humbert de Bocnc ( peut-être ton parrain), qui fut abbé de Saint-Claude de laafà ia55. Celui qui fit la donation du moulin de Véria n'eat mort qu'en 118a. Ou lit qu'en ■ a(4 il fil hommage au comte de Bourgogne, pour le fief de V*yrtt% en présence de Pierre, abbé du Miroir, et qu'en 137a il fil ce devoir au comte de Savoie, paur celui de Saint-Jean-tur-Beyssouje.

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1258 d'avoine. Quant à l'étang, qui était alimenté par le bief de la Nue , venant d'Andclot , on en voit toujours la chaussée proche le chemin. On l'appelle Ètang-Pyot , peut-être du nom d'une famille qui vivait encore à Véria , au commencement du dix-septième siècle.

1204 § 4. Guigues était probablement encore prieur en 1264, c **- lorsque Jean , comte de Bourgogne et sire de Salins, ratifia et renouvela dans tout leur contenu , les trois actes d'association que le comte Etienne son père avait faits en 1191, 1192 cl 1226, avec les religieux de Gigny, pour la garde de leur monastère.

1*263 On trouve aussi , dans les inventaires , l'indication qu'en octobre 1265, Guillaume de Monldidier, chevalier, rendit hommage au prieur de Gigny K\ en raison desmeix de Re-

(16) Le vassal qui possédait un Gef devait à chaque mutation par déecs ou acquisition, au seigneur dont ce fief relevait, li foi et l'hommage et souvent encore quelques droits utiles. C'est ce qu'on appelait le devoir de J!r/, qui dans les deux Bourgognes, devait être rondu eu l'an et jour. Quelle que fût sa naissance, quel que fui son rang ou môme son sexe, le vassal se présentait en personne «levant son seigneur et en son piincîpal manoir. Là , solennellement, à la vue de tout le monde, tète nue, sans épéc et sans éperons, il mettait un genou en terre, joignait les mains en posture de suppliant, et requei r..i| le seigneur de le recevoir à foi et hommage. Ce dernier étant as%is prenait entre ses mains celles de son va^al qui prononçait alors sur l'Kvangile les mois suivants : «. Seigneur, je deviens votre homme dorénavant, ro'obli géant de défendre votre « ▼îe, votre corps, votre honneur et vos biens ; je vous serai fidèle et vous « rendrai l'hommage à cause des terrfcs que je tiens de vous, sauf h foi due au « roi, notre souverain , et à ses successeur*.» {Dtvenio hamo vetttr ah hdc die in postert4m.de vid,de membro et de terceuo honore % venu et fidelis *>obis ero et Jidem vohis prmstabo , ob ferras quai à vobis teneo , salvit fide domino no tt ro régi et hœredibiis suis.) Le seigneur lai disait ensuite qu'il le prenait à homme et le recevait à foi et hommage, en signe de quoi il le baisait aur la bouche. Tel était l'hommage de main et de bouche {de manu etore)% qui liait le vassal , de manière qu'il ne pouvait plus faire d'aven de 6délilé envers C 110, 112, un autre seigneur et que sa main ne devait Servir que le sien. On en trouvera plusieurs exemples dans les Preuves de cette histoire , et on verra dans l'un d'eux , que le baiser sur la bouche {dont on avait sans doute remarqué plusieurs fois les désagrc.nenlt et les inconvénients) est remplacé par le baiser de

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