CHAPITRE XVIII
Salins, par exemple, le titulaire avait, comme à Gigny, le l272 double degré de juridiction ; qu'à Chûtonnay et a Chambornay, il avait aussi la haute-justice, même avec marché et banalité du four en ce dernier lieu; qu'à Donsure, il n'avait que la moyenne justice ; qu'à Maynal, il n'était que co-sei- £iieur ; qu'à Poitte, Cuisia, Cuiscaux, Champagna et Marboz, les religieux ne possédaient que quelques fiefs avec cens , lods, retenue et mainmorte ; qu'enfin à Clairvaux, le prieur n'avait que le droit féodal des langues de boucheries.
11 est donc certain que rétablissement religieux de Gigny était empreint d'une haute et puissante féodalité, tant dans son chef que dans ses membres, et que dès-lors il tenait dans Tordre monastique un rang des plus distingués. Le double degré de juridiction qu'il possédait en est surtout une preuve. Il indiquerait seul sa fondation royale ou princière, si nous ne l'avions établie en commençant par des titres positifs. Mais revenons k l'ordre des temps, après cette seconde et longue digression.