‹ Histoire de GignyChapitre 72 sur 356 · CHAPITRE XIX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIX

Rocbefort et d'Orgelet, ratifia les actes d'association faits 1279 en 1191, 1 192, 1226 et 1964, par les prieurs de Gigny avec m. le comte Etienne, son aïeul, et avec Jean, comte de Chalon et de Bourgogne, son père. Il confirma au monastère les concessions précédentes, accorda au prieur Guillaume et à ses successeurs la haute-justice sur les seigneuries de Gigny et de Graye, et autorisa un marché dans le premier de ces lieux. Il semblerait résulter de là que le monastère n'avait pas précédemment cette hante-justice qui aurait été réservée au souverain, quoique les chartes citées et la fondation dp l'abbaye par un prince donnent lieu de penser le contraire. Il est plutôt à croire que ce titre, qui n'est connu que par un article d'inventaire, n'a été qu'une ratification de chartes antérieures.

De leur côté, le prieur et ses religieux reconnurent, par un acte du mois de janvier 1279, scellé de leurs deux sceaux et inséré au recueil de nos preuves, que la garde de leur c. w. monastère appartenait au même Jean de Chalon, comte d'Auxerre, qui en était en possession, comme elle avait appartenu à son père et à son aïeul.

En la même année, on voit aussi que Guillaume authentiqua par son sceau et par celui de son prieuré, ainsi que le c. 93. curé de Cniseaux et le chapelain de Loysia par les leurs, nnc réconciliation qni s'opéra entre les chartreux de Vaucluse et Jacques de Montmoret, seigneur de Loysia et de Grilla. Ces religieux ayant été troublés dans la possession des biens qui leur avaient été donnés en 1212 et 1JJ55 par ses auteurs, il reconnut ses torts et leur fit même de nouvelles concessions.

$ 3. Dn temps du même prieur, en 1282, dame Jacques de 1282 Tramelay, veuve de messire Girard de Salins, chevalier f77*,

177) II sans dooic de Gérard de Satins, dk Chambier, chevalier, fils naturel de Gaucher, sic* de Salins, qui a «lé le chef de la maison de Saliru-ls- Bandt, Il e*tco:mu par d'autres titres de ïaM, taSs, ial7.

1282 donna à l'église prieurale de Sainl- Pierre de Gigny, dans laquelle elle élut sa sépulture, une rente de quatre quarlaulx de blé et d'avoine, avec un cens de deux sols huit deniers de France, le tout assigné sur le meix de Hugon de Sagie, à Hothonay.

On trouve aussi l'indication qu'en cette même année , Raymond Madères, de Cropet, vendit à rnessirc Guidon de Cuisel, pitancierde notre prieuré, la moitié de ses biens de Cropet, composée de deux chars de foin et de sept poses de terre. Cette date est la plus ancienne trouvée pour le village de Cropet.

1285 § l. Trois ans plus tard, au mois de septembre 1285, le chef des moines de Gigny apposa son sceau h des lettres par lesquelles Gérard, fils d'Élienne d'Arinlhod, venditau comte d'Auxcrrc, seigneur d'Orgelet, le meïx Laurent Talum assis à Vougna, en la paroisse d'Arinlhod , moyennant quatorze quarlaulx et une coupe de froment <78).

1286 L'année suivante, en novembre 1286, les inventaires nous apprennent que Jean , fils de Jacquin, damoiseau, seigneur de Samt-Xizkr, donna a l'église de Saint-Pierre de Gigny tous les biens qui lui compilaient et appartenaient audit lieu de Saint-Nizicr. C'est sans doute à celle libéralité que nos religieux durent, soit les cens qui leur appartenaient au hameau de Jacense d'après un terrier de 1455, soit la riche dime qu'ils ont toujours perçue à Saint-Nizier et qu'Us louaient 3,500 francs dans les dernières années.

1289 Nous n'omcllrons pas non plus de faire connaître qu'en cw. avril 1289, Jean le Roux de Loysia (peut-être seigneur du lieu), dont il a déjà été parlé, fit donation aux chartreux de Vaucluse d'une vigne et d'un meix situés à Cuiseaux, et

<7«) Cet acte en tati.i qui se trouve aux archives de Besançon, mai* trop détérioré pour être inséré parmi nos pièce» j uiliGcaliTei, est terminé par ces mots : In eufus ni (ettimonitun, rogani iigillum rtligiotiviri domini priori* Gi$m«c*n> ii/ Guiilermi preteHibui titteris «pponi. El rriigiosus dominât p ri or, etc.

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