‹ Histoire de GignyChapitre 75 sur 356 · CHAPITRE X IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE X IX

eux dans l'église môme de Graye. Le curé de Loysia éUiit 1204 oblige autrefois d'y entretenir un vicaire. Ce dernier y résidait ou devait y résider; car, dans le terrier de 1545, les habitants de Graye et Chamay reconnurent un cens de 16 engrognes, au profit du prieur de Gigny, pour « la maison de « la cure et le curlil situés auprès de l'église, touchant d'un « côté le cimetière, et de l'autre le chemin de la procession. »> Les desservants de Loysia ont souvent cherché à se dispenser de l'entretien de ce vicaire. On voit qu'en 1615, les paroissiens de Graye s'en plaignirent, disant même que cette négligence était d'autant plus blâmable, que leur église avait été, de tout temps, réputée mère de celle de Loysia. Le prieur de Gigny, nommé arbitre, se tant transporté à Graye, devant la maison où avaient accoutumé de faire leur résidence les curés ou vicaires , ordonna par sa sentence que « le curé de a Graye ou de Loysia établirait un vicaire capable et suffi- « sant pour la desserte dudit Graye, et que les paroissiens a mettraient la cure en état d'être occupée. Une nouvelle réclamation fut faite en 1702 par les habitants, qui se soumettaient à rétablir l'ancienne maison curialc. Enfin , en 1773, ils obtinrent encore, contre le curé de Loysia, un jugement de condamnation à cause de son refus. On lit aussi qu'en 1692, ce curé recevait 150 francs de portion congrue, destinés h entretenir, comme de toute ancienneté, un vicaire a Graye. Voici la liste de quelques curés ou vicaires de cette double paroisse, dont l'infirmier de Gigny avait le patronage : Pierre I.", chapelain de Loysia, en 1204—1212. Pierre II, chapelain et notaire, 1272 — 1283, reçut, diton, en 1277, un acte comme notaire; fut arbitre, en 1283, entre les religieux de Donlicu et un iiabitant de Clair vaux.

Henri, curé de Loysia, reconnut, en 1308, que l'infirmier de Gigny avait le patronage et la moitié des droits rasuels de ses deux nues de Grave et de L >vs::i.

1294 Henri de Chastenay, notaire public et curé de Loisey, en

Jean Lardy, curé de Loysié, chanoine de Chalon, en 1449. Jean Banard, curé de Loysia , en 1509.

N... Gaillard, amodialeur de la cure de Graye, en 1521. Jean Malessard, de Gigny, curé de Loysia, en 1577 — 1582. Gaudc Bcrthelon, de Gigny, en 1618.

Charles Grammont, curé de Loysia, en 1624 — 1640. Claude Eftemcnard, curé de Loysia et Graye, en 1642 —

Jean Poupon ( inhumé a Graye ), 1679 — 1696.

Pierre Poupon, 1696 — 1746, démissionnaire en faveur de :

Claude- Antoine Bouquerod, de Gigny, docteur en théologie, et chanoine de Meximieux, 1746 — 1763.

Claude-Joseph Rwot, de Poids-de-FioJe, 1763 — 1791.

André Jeannet, de Cropet, 1791 — 1792.

S 10. Le château de Cropet était bien autrement fort et considérable que celui de Graye, à en juger du moins par les ruines qui subsistent. Il était construit sur un monticule isolé, baigné au nord par la rivière do Suran, et il occupait une enceinte circulaire de 50 pas de diamètre , fermée par de larges fossés. On y a trouvé , de temps à autre , des débris d'armes , d'ustensiles, etc.. Quelques personnes ont pensé que c'était anciennement un monastère de religieuses nommées les dames de Cropet ; mais l'aspect des ruines actuelles, et les armes qui ont été trouvées, prouvent que ce monument avait une autre destination. D'ailleurs , dans le terrier de 1544 et dans celui de 1695, Jes fonds voisins sont dits au Châtelet , sous le Châtelet, sous les Terreaux , teppes du Châtelet, communautés du Châtelet, terres qui furent des aisances du Châtelet. Ces fonds , appelés encore ainsi de nos jours, appartenaient déjà à des particuliers , il y a trois siècles, ce qui prouve que ce château est démoli depuis bien long-temps. Ces anciens terriers parlent aussi d'immeubles

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