CHAPITRE XXI
PIERRE de FEILLENS , prieur. — RODOLPHE de CHAMPAGNE.
Droha curiaux du sacristain,
% 1. Là maison de Feittens ou Fdhis était ancienne dans *30<> la Bresse , puisque deux de ses membres furent déjà témoins dans des chartes de 1075 et 1149. Sa devise était: En Dieu voire vouloir, et ses armes d'argent an lion de sable armé, lampassé, villené et couronné de gueules.
Pierre de Feillens qui , de chanoine de Saint-Pierre do Maçon , devint prieur et seigneur de Gigny , était fils de
1300 Gfles, seigneur de Fcillens et de Lugny , lequel mourut en 1 300 , après avoir été grand oiseleur , fauconnier et veneur de Bresse , pour le comte de Savoie, à la charge de foi et hommage.
On ignore l'année précise en laquelle il devint chef de notre prieuré , et notamment s'il l'était déjà au mois de H, novembre de l'an 1300 , lorsque Jacques de Gigney , curé d'Epy, testa en faveur de Jean de Chalon , comte d'Auxerre et seigneur d'Orgelet. On ignore également s'il l'était en 1302 1302 , lorsque le prieur de Marboz reconnut devoir annuellement 60 sols au monastère de Gigny dont celui de Marboz dépendait. On ne sait pas non plus si c'est de son
1304 temps ( bien que ce soit très probable) , que Guillaume Prost de Coligny , damoiseau , vendit au mois de juin 1304, moyennant 200 livres , la dime de Senaud qu'il tenait en iief des religieux auxquels il la céda. Ce qui est certain, c'est que Pierre de Feillens est principalement connu pour
1305 avoir cédé, par une charte dn mois de juillet 1305, a Élienc ne de Châtillon , sacristain du prieuré , et a ses successeurs
dans cet office claustral , les droits et émoluments dus, tant en argent qu'en vêtements et dépouilles, pour les sépultures dans l'église et le cimetière du cloître, à l'exception des draps mortuaires et des vêtements et étoffes de prix, qui demeurèrent réservés au prieur. Celte cession fut faite moyennant une rente perpétuelle de 13 livres de cire (M).
$ 2. Le sacristain de Giguy se trouva ainsi subrogé au prieur, comme curé primitif, et appelé à partager, avec le vicaire perpétuel , les droits et devoirs curiaux. Ou lit de
(82) La cire d'abeille* était souvent retenue comme cens ou redevance féodale, dans le moyen âge. On a déjà vu que le monastère de Giguy en devait dix livres au duc de Bourgogne, et le prieur de Oousurre deux livres au seigneur de Saiut-Tiivier, pour droit de garde. Cependant cette substance n'était ni plus rare ni plus chèie qu'aujourd'hui. Ou voit qu'eu 1447 une livre équivalait déjà au quart ou au cinquième d'un mouton, comme de uos jours. En 147} clic valait dix Lianes.