‹ Histoire de GignyChapitre 84 sur 356 · CHAPITRE XXII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXII

l'un le surlendemain de Noël, et l'autre le surlendemain de *310

la Nativité de saint Jean-Baptiste , en s'engageant h payer

chaque année 30 sols viennois aux religieux du prieuré pour

leur pitance. Cette fondation fut consentie et approuvée par

le prieur Mayeul de Rebucin et par ses moines, en foi de

quoi la charte fut revêtue du sceau du prieuré et de ceux

du prieur et du sacristain.

Telle fut sans doute l'origine des hommes du sacristain de Gigny à Chambéria y comme on les a appelés jusqu'à la fin , notamment dans le dernier dénombrement de la baronie d'Orgelet, donné en 1738 et 1757 par le prince d'Ysenghicn. Ces hommes étaient sujets en haute-justice du seigneur d'Orgelet, au château duquel ils devaient guet et garde et montre d'armes. Mais, en 1484, Hugues de Chaloo, seigneur de Châtel-Guyon, Nozeroy et Orgelet , céda cette c Jal haute-justice et ce droit de montre d'armes à Ilumbert de Binans, seigneur de Chambéria, à la réserve seulement du droit d'indirc ou de lever contribution daus les deux cas de nouvelle chevalerie et de mariage de fille.

Malgré qu'en 1757 il fût encore question, dans le dénombrement précité, des hommes du sacristain à Chambéria , on ne voit pas néanmoins que cet officier claustral y eût, en 1760, aucun revenu, non plus qu'à Marsenay.

S 2. Une année après la restitution et la fondation desquelles il vient d'être parlé , on trouve dans les inventaires que Gnybonne, veuve de Pierre de Moissia , reconnut tenir en fief, du prieuré et de l'église de Gigny, plusieurs héritages situés au territoire et dans la ville de Cuiseaux. On y voit aussi qu'en 1312, nos religieux firent avec le curé le traité j3j2 qu'on a déjà mentionné, et qui régla que ce dernier percevrait le tiers de la dlme à Véria.

L'année suivante, en mai 1313, Marguerite, dame de Co- 1313 ligny, Chevreau et Moniluel, fit un accord pour le prieuré c m de Chàtel dépendant de Gigny. Cette dame s'était permis de

1313 mctf re en ban ou réserve les trois pièces de bois de Picrrcfuey La Ilau et Collonozatj, situées dans la paroisse de Digna et dans la seigneurie de Chevreau, et où le prieur de ChAtel prétendait avoir droit d'usage et de pâturage , sans doute ensuite de la donation faite, en 974, à l'abbaye de Gigny par Manassès de Coligny. Or, hitenne de Moncunml*9), alors prieur de Chàtel, s'étant plaint du tortquc la mise en ban de ces trois pièces de bois portait h son prieuré, il survint entre les parties une transaction, de l'agrément du prieur et des religieux de Gigny. Il fut convenu que le bois de Pierrefue, aujourd'hui bois communal de Chevreau, continuerait d'être tenu en ban et réserve, mais que ceux de La Rau et de Collonozay seraient communs entre les hommes du prieuré de Chàtel et les sujets du seigneur. Il fut dit aussi que les prieurs successifs de ce monastère auraient a perpétuité le droit d'usage (de bose)ietjer) dans celui de Collonozay, pour chauffer leur Iwicl, clore leurs champs et curtils, et paisseler leurs vignes.

De son côté et par compensation, leprieur de Châtel , de l'agrément de celui de Gigny , fit cession perpétuelle, h la dame de Chevreau, du meix Ferré et du meix Enfanl-MabUe, situés au village de Flandria, en la paroisse de Cousance. Ces trois localités sont inconnues aujourd'hui, à moins qu'il ne s'agisse de Flcir'ta, hameau de cette paroisse. Il est a rc-

88) Ce prieur était certainement de la maison de Montcunys, caries habitant* du pays désignent encore ce lieu tous le nom de JUou/queunin ; on lit que met» sire Régnant d de Montconin tenait, en i3j7, la mai son- fort de Moncouin ; qu'en a 374» Hugues de Vienne, sire de Seurre et de Sainte-Croix, reconnut en faveur du duc de Bourgogne le fief que tenait Gilet de Monfmnin, c'est-à-dire, sa mai «on -fort de Montcunin et dépendances. Cependant, d'antres titres anciens désignent ce lieu sous le nom de Moutconj st notamment l'un où se trouve l'hommage que Renaud de Montconys fit, en ta; a, au comte de Savoie. Celte maison portait de gueules, * la fasec d'argent, abaissée sous une fasce ondec d'or. Le nom de ce lieu viendrait-il de nions etinirulontm, mouticule ou garenne de lapins î

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