CHAPITRE XXII
marquer aussi que, dans cette charte, le bois de Collonozay 1313 est dit moitié à la France.
Au reste, en raison de cette convention, le droit d'usage dont il a été parlé continua en favenr du prieuré de Châtel, même après sa réunion à l'office du ebambrier de Gigny. Mais, en 1757, M. de Montbozon, alors titulaire, s'en départit , moyennant cantonnement et cession de 25 arpents de bois que M.™" de Damas d'Antigny, née de Vienne, lui fit dans la forêt de Collonozay.
§ 3. On ignore l'époque précise à laquelle Maycul de Rebucin cessa d'être prieur à Gigny, et celle à laquelle Jean de Montaigu lui succéda. Il est possible aussi qu'il y ait eu un ou plusieurs prieurs intermédiaires. Néanmoins, on va rapporter les événements suivants au prieurat de Maycul, quoiqu'on n'ait aucune preuve positive qu'ils lui appartiennent.
t.* En 1316, Etienne de Coligny renouvela, comme on a 131 G déjà dit, la reconnaissance faite en 1251 par Manassès de c 82. Coligny, son oncle, et relative au cens dû sur le moulin de Broissia.
2. ° En 1320, la comtesse palatine de Bourgogne, Mahault 1 320 d'Artois, veuve d'Othon, fonda à perpétuité une messe du cios. Saint-Esprit et un anniversaire au prieuré de Châleau-sur- Salins, membre de celui de Gigny, moyennant une rente annuelle de 40 sols assignée sur la sauner ie de Salins, pour
la pitance des religieux.
3. ° En 1325 et 1330, Guillaume de Grave et sa femme 1325 vendirent, comme on a vu ci-devant, h notre prieuré, des
cens et autres droits féodaux à Saint-Trivier de Courtes. [Voyez chap. 19, $ 12).
4/ En 1326, il fut jugé, comme on a déjà dit (chap. 12, 1326 ; §5), que Jean de Chalon, seigneur d'Orgelet, quoique gardien du monastère de Gigny, n'avait pu recevoir en sa garde les hommes de cet établissement, sans la volonté des
1320 religieux. II fut aussi défendu aux châtelains et autres officiers de la province de Bourgogne de recevoir aucun justiciable de l'église de Gigny, en bourgeoisie , garde , ou commendisc , en aucuns châteaux et villes de la province.
13.7g 5.° En juillet 1328 , Etienne de Coligny, seigneur d'Andcc. ira ,ot» chevalier, fils de Jean d'Andelot, aussi chevalier, légua, pour faire sa commémoraison, une somme de 60 sols viennois une fois payée au prieuré de Gigny, pareille somme au couvent des frères mineurs (cordeliers) de Lons-le-Saunier, et une autre semblable à celui des frères prêcheurs de Poligny.
6.° Au mois d'août de la même année 1328, Béatrix de Viennois, autrement de la Tour-du-Pin, dame d'Arlay, veuve de Hugues de Chalon, nomma des arbitres pour terminer un différend qui existait entre le prieuré d'ilay, membre de Gigny, et la chartreuse de Bonlieu , duquel nous parlerons plus tard.
1330 7.° On trouve dans un inventaire l'indication d'un titre de 1330, par lequel Renaud et Poncet de Sancia, et Guichard , Chapuis et autres habitants de Champagny (Cham pagna ou Champagne )y se reconnurent hommes-liges des religieux et du prieur de Gigny.
133.> 8.° On a déjà parlé, d'après un document analogue, du transport d'une rente, fait, en 1332, au profit de nos moines, sur les biens de Jean et de Jacques de Grave. {Voyez chap. 19, S 12).
9.° En 1336 intervint, entre les habitants de Gigtaj et ceux de Cropct, une sentence arbitrale qui régla leur difféc' 106 rend relatif au droit de pâturage contesté sur le territoire de Gigny. Les deux arbitres, Henri de Vif, chambrier du monastère, et Jean de Ronchat, juge-bailli , décidèrent que ceux de Gigny devaient laisser pâturer paisiblement les bestiaux de Cropct dans les pAquiers mis en ban à cet effet, et où ceux de Gigny feraient pâturer les leurs ; que ,
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dans le cas où ces derniers ne proclameraient point de jaquiers en ban , Monsieur de Gigny en accorderait un suffisant pour les bestiaux de Cropet. C'est en vertu de cette sentence, approuvée par les parties, que les habitants de ce dernier lieu continuent toujours d'exercer un droit de pâturage dans la prairie au sud de Gigny. Dans ce titre, il est surtout parlé des bétet de makrait, ce qui signifie sans doute les bestiaux d'espèce bovine qui produisent principalement le fumier ordinaire de l'agriculture, car on appelle vulgairement dans le pays ce fumier du nom de
ni nltras
10.°Ona déjà vu ( chapitre 21, S 2) que, dans la même année 1336, le curé de Gigny et le sacristain avaient fait un accord pour leurs droits casuels respectifs.
1 1 .• D'après les inventaires de Gigny, messire André Tireli et Clémence, son épouse , vendirent le 20 août 1337 , h nos religieux , la terre qu'ils avaient à Curnyes et toutes leurs redevances en ce lieu, ainsi qu'à Cuiseaux et Foissia («>). Cette vente fat ratifiée, en 1363, par Louis de Chalon.
12.* Le 25 août 1338 , Marguerite de Beaujeu , dame de Saint-Julien, et troisième épouse de Jean de Chalon, comte d'Auxerre et seigneur d'Orgelet , mort en 1309, fit par son testament élection de sépulture dans l'église prieurale de Gigny. En même temps , elle fit un legs à l'hôpital de Saint- Julien , et institua Jean de Chalon ( probablement le petitfils de son époux ) pour son héritier universel. Ce fut ce dernier qui ratifia, comme on a vu, en 1340 , la donation faite à notre prieuré, par Humbert de Buenc , d'un étang et d'un moulin à Véria.
(la) 11 b'esl pas à croire qu'il l'agi •*« ici de la commune de Foissia, eu département de l'Ain, maii plutôt de la localité de Foissia à Cuiaeaux ou au Toitinage, mentionnée précédemment à la date de ia36, et laquelle dépendait en* core en iy fo de l'office du chambrier de Gifnjr.
HISTOIRE DB CIGKT.