‹ Histoire de GignyChapitre 87 sur 356 · CHAPITRE WlYr · texte numérisé non relu

CHAPITRE WlYr

« depuis la maison d'Humbert AUoë , jusqu'à une autre « maison qu'il tenait avec ses frères. »

§ 3. A la même époque , ou une année plus tôt selon les 1349 uns , et mieux une année plus tard selon d'autres , régna la terrible peste noire qui parcourut presque tout l'ancien monde, en le dépeuplant. Des villes et des villages furent réduits en solitudes dans les deux Bourgognes, et pour en donner une idée, un auteur contemporain a écrit :

En l'an mil trois cent quarante-neuf»

De cent n'en demeurait que neuf.

La proportion de la mortalité fut encore plus considérable , selon d'autres, tels que Paradin , qui rapporte que de mille malades il n'en guérissait pas dix , ou Gandelot qui dit qu'à Reaune il ne resta qu'un vingtième de la population. D'après certaines chroniques , plusieurs monastères furent entièrement dépeuplés , mais aucun document ne constate ce qu'il en arriva à Gigny. Il est seulement certain qne , dans la liste de nos religieux , on n'en rencontre qu'un , a la date de 1350 , Jean de Villars, sacristain, auquel Pierre 1350 de Vaden vendit, en cette année, un cens annuel de quatre gros assigné sur une maison de Gigny.

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