‹ Histoire de GignyChapitre 88 sur 356 · CHAPITRE XXIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXIV

JEAN DE LA GRANGE , prieur.

Maison de lo Grange. — Monnaie do Lonf-le-Saunior.

$ I. Jean de la Grange est certainement l'un des plus il- 1353 lustres prieurs du monastère de Gigny. Il était originaire de GennoUe» , hameau de Melleccy , près Chalon-sur-Saône , lequel a donné son nom a une ancienne famille noble, dont

13* HISTOIRE *t CItfHT.

1353 Guillaume de G. , bienfaiteur de f abbaye de la Ferté-suf- Grône en 1147 , Marguerite de G. , prieure de Lancharre en 1248 , Guichard de G. , évéque de Mâcon , en 1264 , 1276 , etc., etc..

Comme ce fief cédé au duc de Bourgogne à la fin du quatorzième siècle s'appelait dans le principe la Grange de Germolles, ses seigneurs prirent tantôt le nom de la Grange, tantôt celui de Germolles , quelquefois les deux ensemble. Ainsi , on trouve Guillaume de la Grange de Germolles , seigneur de Saint-Martin-sur-Guye , en 1322 ; Jeanne de Dracy, dame de la Grange de Germolles, en 1362, 1368 ; Aymar, seigneur de la Grange avant 1380; Jean de la Grange , bailli d'Auxonne, en 1478 , etc. La terre de Mont* quoy fl°>, au diocèse de Chalon , appartenait encore à cette maison, notamment en 1393 à Thibaud de la Grange. Ces anciens seigneurs portaient aussi le nom de Bouchamage, qu'ils quittèrent pour prendre celui de la Grange , et notre prieur est nommé dans les titres , tantôt Bouchamage , tantôt la Grange. Les armes de cette maison, désignée sous l'un ou sous l'autre de ces noms, étaient: de gueules, à troit merlettes d'argent, au franc quartier d'hermines.

§ 2. Jean de la Grange , surnommé de Bouchamage , frère d'Étiennc de la Grange, président au parlement de Paris, et d'une sœur mariée a QuinnartduBreuil, fut d'abord reçu docteur en droit. Il ne larda pas à être pourvu du 'if 4. prieuré de Fonvens en Franche-Comté, puisde celui de Notre- Dame d'Ollincourt en Picardie, et en troisième lieu de celui de Gigny. On ne sait pas positivement en quelle année il devint titulaire de ce dernier, maison peut croire qu'il l'était déjà , le 10 juin 1353 , lorsque Guillaume et Gavain du

(90) U est probable qu'il a'agil plutôt ici de Mon/quoj-, hameau de Breuil, prêt Mooteeui», que de Monlcoj ou Montcouêi en B teste, deux lieux égale, inent du diocèse de Chalon.

Page 1