CHAPITRE XXX
« nant deux florins d'or. En mémoire de cette alliance , 142* « Hugonin de Breul eûtes descendants ont ajouté à leurs « armoiries l'aigle qui entrait dans celle de Cl m tard. »
Les armoiries de ces derniers étaient, en effet , d'or, a trois faces de gueules , a l'aigle d'azur couronné d'argent sur le tout.
S 2. Humbert de Cbatard succéda immédiatement au prieur Fromond de Liconna, car il figure dans une charte c du 8 octobre 1424, relative à la translation de la collégiale de Cbavannes-sur-Suran, à Cuiseaux.
Cet établissement canonial avait été fondé en 1407, dans le premier de ces lieux , par Alix de Cbalon , fille de Tristan de Chalon , seigneur d'Orgelet, et femme de Guillaume de Saulieu, docteur ès-lois, conseiller du duc Jean- Sans-Peur, seigneur de Montfleur et de Chavannes, et bailli de Cuiseaux. Mais, les bons chanoines, plus enclins peutêtre à jouir des agréments de la vie séculière qu'à remplir leurs devoirs religieux, ne s'y plurent pas long-temps. Ils trouvèrent que Chavannes était un petit endroit incommode, en lieu de montagnes et bien sauvage. Or, comme Réué de Chalon , neveu d'Alix et seigneur de Cuiseaux, désirait les y attirer et augmentait leurs revenus, on sollicita leur translation dans ce lieu d'une riche aménité, fructueux de tous biens pour la vie commune , et commerçant. On sollicita , en même temps, l'union à leur collégiale des églises paroissiales de Cuiseaux et de Champagna. Mais ces deux églises se trou- c us. vant de droit et de fait, et de toute ancienneté, sous le patronage du prieuré de Gigny, leur union ne pouvait avoir lieu que du consentement de ce monastère. C'est pourquoi Louis de Chalon, prince d'Orange, baron d'Arlay et seigneur suzerain de Cuiseaux , Alix de Chalon et Guillaume de Saulieu , son mari , réclamèrent ce consentement qui fut accordé par le prieur Chatard et ses religieux, aux conditions suivantes :
146 HISTOIRE DE CIGNT.
142i 1 .° Le prieur se réserva, et à ses successeurs, le patronage des deux églises de Cuiseaux et de Champagna, c'est-à-dire, le droit de présenter pour vicaire perpétuel de ces églises un ecclésiastique pris dans la collégiale ou hors d'elle. 2.° Une autre condition fut que ce vicaire percevrait sur les revenus de ces églises , non-seulement une prébende de chanoine, niais encore une portion congrue suffisante pour le faire vivre honnêtement et lui permettre, soit de payer les droits dus au pape, à l'archevêque de Lyon et au prieur de Gigny, soit d'exercer l'hospitalité et de supporter toutes les charges de sa place. 3.° Nos religieux, en leur qualité de gros décimateurs à Guiseaux et à Champagna, se réservèrent le droit de s'y retirer dans les maisons canoniales et de célébrer ou faire célébrer les offices divins dans l'église collégiale, en temps de guerre ou en toute autre circonstance. 4.° Ils exigèrent que, lors de l'union, il serait fait une déclaration des dîmes, cens, lods, vends et autres revenus que les recteurs des deux églises avaient droit et coutume de percevoir avec eux-mêmes; 5.° qu'on déclarerait en même temps la quotité de la portion congrue qui appartiendrait au vicaire avec sa prébende canoniale. 6.° Enfin, en cas d'incorporation ou d'acquisition de quelques biens à la collégiale, les religieux de Gigny se réservèrent les droits seigneuriaux, lods ou services quelconques sur ces biens.
Ce consentement fut donné a l'unanimité, tant par frère Ghatard, prieur, que par dix-neuf autres moines assemblés capitulai renient, au son de la cloche^ ; les conditions en furent
(9 3) J'ai trouvé le mode de convoqueriez chapitres de moines an ton delà cloche, dana d'autre* chartes de 1 3oi, i35i, 1437, etc..» Maia lea cloches étaient dê|à mitée*, pour célébrer lea office* divin*, en 6*5, 789, 97 J, 1 1 36, 1 179, etc. On tait d'attleura que Von en fait remonter l'invention a aaînt Paulin,évèque de Note en Italie, mort en 43t, d*où lea cloche» ont été nommées quelquefoisno/<r, et d'autres fois campant*, du nom de la proitoce de Note.