LIVRE I, CHAPITRE II
8ur moi pour cacher ma joie; et lorsqpi'il fallui partir, ne panÛBsant sensible gu*à la douleur de quitter un oncle à qui j'avoss tant d'obligations, j'attendris le bonhomme, qui me donna plus d'argent qu'il ne m'en auroit donné s'il eût pu lire au fond de mon âme, Avant mon départ j'allai embnisser mon père et ma mère, qui ne m'épargnèrent pas les remontrances. Ils m'exhortèrent à prier Dieu pour mon oncle, à vivre en honnôte homme, à oe me point engager dans de mauvaises af&ires, et, sur toutes choses, à ne pas prendre le bien d'autrui. Après qu'ils m'eurent très-longtemps harangué, ils me firent présent de leur bénédiction, qui ^toit le seul bien que j'attendois d'eux. Aussitôt je montai sur ma mule, et sortis de la ville.