Oydor j auditeur des comptes, conseiller des finances
2. Cotys ou Cotytlo fut, chez les anciens, la déesse de U débauche. Ses mystères infâmes le «élébraient la nuit.
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dis qu'oui . Soyez donc le bienvenu, reprit- il, Le marquis de Mariai va, dont j'ai l'honneur d'être intendant, m'a ordonne de vous bien recevoir. On vous a préparé une chambre; je vais, s'il vous plaît, vous y conduire pour vousoi apprendre le chemin. Il me fit monter tout au haut de la maisQii, et entrer dans une chambre si petite, qu'un lit assez étroit, oie . armoire et deux chaises la remplissoient. G'étoit là mon appu^ tement. Vous ne serez pas ici fort au large , me dit mon conducteur; mais en récompense je vous promets qu'à Lisboooe vous serez superbement logé. J'enfermai ma valise dans ranooire dont j'emportai la clef, et je demandai à quelle heure on soupoil. Il me fut répondu que le seigneur portugais ne faisoit pas d'or* dinaire chez lui, et qu'il donnoit à chaque domestique une cts^ taine somme par mois pour se nourrir. Je fis encore d'aatres questions, et j'appris que les gens du marquis étoient d'beuraa fainéants. Après un entretien assez court, je quittai Tintendant pour aller retrouver Laure, en m' occupant agréablement du présage que je concevois de ma nouvelle condition.
Sitôt que j'arrivai à la porte de la comédie, et que je médis frère d'Estelle, tout me fut ouvert. Vous eussiez vu les gardes s'empresser à me faire un passage, comme si j'eusse été un des plus considérables seigneurs de Grenade. Tous les gagistes, receveurs de marques et de contre-marques, que je rencontrai sur mon chemin , me firent de profondes révérences. Mais ce que je voudrois pouvoir bien peindre au lecteur, c'est la réceptioa sérieuse que l'on me fit comiquoment dans les foyers, où je trouvai la troupe tout habillée et prête à commencer. Les comédiens et comédiennes à qui Laure me présenta vinrent fondre sur moi. Los hommes m'accablèrent d'embrassades; et les femmes à leur tour, appliquant leur visage enluminé sur le mien, le couvrirent de rouge et de blanc. Aucun ne voulant être le dernier à me faire compliment, ils se mirent tous ensemble à me parler. Je ne pou vois suffire à leur répondre; mais ma sœur vint à mon secours , et sa langue exercée ne me laissa en reste iTee personne.
Je n'en fus pas quitte pour les accolades des acteurs et dm actrices. Il me fallut essuyer les civilités du décorateur, dm violons, du souflleur, du moucheur et du sous-moucheur de chandelles, enfin de tous les valets de théâtre, qui, sur le bruit de mon arrivée, accoururent pour me considérer. Il sembioit