‹ Histoire de Gil Blas de Santillane (volume 3)Chapitre 269 sur 429 · LiVRE IX, CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

LiVRE IX, CHAPITRE IV

ipage qui m*attendoit à la porte, et Je pris le chemin de mon

étois à peine à deux cents pas de la maison du seigneur Gâ» il, que quinze ou vingt hommes, les uns à pied, les autres à val, tous armés d'épées el de carabines, entourèrent mon "osse et Tarrêtèrent, en criant: Le par le roi! Ils m'en firent ^ndre brusquement pour me jeter dans une chaise roulante, e principal de ces cavaliers, étant monté avec moi, dit au cor de toucher vers Se^govie. Je jugeai bien que c*étoit un honîalguazil que j'avoisàmon côté. Je voulus le questionner pour )ir le sujet de mon emprisonnement ; mais il me répondit sur m de ces messieurs-là, je veux dire brutalement, qu'il n'avoit it de compte à me rendre. Je lui dis que peut-être il se méloit. Non, non, repartit-il, je suis sûr de mon fait. Vous êtes ngneur de «Santillane ; c'est vous que j'ai ordre de conduira e vous mène. N'ayant rien à répliquer à ces paroles, je pris irti de me taire. Nous roulâmes le reste de la nuit le long du Qanarez, dans un profond silence. Nous changeâmes de che- : à Golmenar, et nous arrivâmes sur le soir à Ségovie, où Von iferma dans la tour.

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