‹ Histoire de Gil Blas de Santillane (volume 3)Chapitre 268 sur 429 · CHAPITRE m · texte numérisé non relu

CHAPITRE m

Des préparatifs qui w firent pour le mariage de Gil Bias, et du grand é

qui les rendit inutiles.

. Revenons à ma belle Gabrielle. Je devois donc Vépou huit jours. Nous nous préparâmes de part et d'autre à cel monie. Salero fit faire de riches habits pour la mariée, et pour elle une femme de chambre, un laquais et un vieil tout cela choisi par Scipion, qui attendoit avec encore pi patience que moi le jour qu'on me de voit compter la do

La veille de ce jour si désiré, je soupai chez le beau-p des oncles et des tantes, des cousins et des cousines, parfaitement bien le personnage d'un gendre hypocri mille complaisances pour l'orfèvre et pour sa femme ; trefîs le passionné auprès de Gabrielle ; je gracieusai famille, dont j'écoutai sans m'impatienter les plats discoi raisonnements bourgeois. Aussi, pour prix de ma palien le bonheur de plaire à tous les parents. Il n'y en eut pa ne parût s'applaudir de mon alliance.

Le repas fini, la compagnie passa dans une grande sal la régala d'un concert de voix et d'instruments qui ne fut exécuté, quoiqu'on n'eût pas choisi les meilleurs sujets de Plusieurs airs gais dont nos oreilles furent agréablement nous mirent de si belle humeur, que nous commençâmes i des danses. Dieu sait de quelle façon nous nous en acqn puisqu'on me prit pour un élève de Terpsichore, moi qui de principes de cel art que deux ou trois leçons que j'avois chez la marquise de Chaves, d'un petit maître à danser noit montrer aux pages! Après nous être bien divertis, songer à se retirer chez soi. Je prodiguai les révérence accolades. Adieu, mon gendre, me dit Salero en m'emb j'irai chez vous demain matin porter la dot en belles d'or. Vous y serez le bienvenu, lui répondis-je, mon che père. Ensuite, donnant le bonsoir à la famille, je gagn

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