CHAPITRE V
GU Bias ▼« à U eomédie, où il voit jouer une tragédie nouvelle. Sneeès de la pièce. Génie du public de Valence.
Je m'arrêtai quelques moments à la porte pour considérer les personnes qui entreient. J'en remarquai de toutes les façons. Je. m des cavaliers de bonne mine et richement habillés, et des Sgures aussi plates que mal vêtues. J'aperçus des dames titrées, ^ descendoient de leurs carrosses pour aller occuper des loges ipi'elles avoient fait retenir, et des aventurières qui alloient imorcer des dupes. Ce concours confus de toute sorte de speclateurs m'inspira l'envie d'en augmenter le nombre. Comme je me disposois à prendre un billet pour entrer, le gouverneur et son épouse arrivèrent. Ils me démêlèrent dans la foule, et, n'ayant fait appeler, ils m'entraînèrent dans leur loge, où je me [daçai derrière eux, de manière que je pouvois facilement parler It run et à l'autre.
Je trouvai la salle remplie de monde depuis le haut jusqu'en tms, un parterre très-serré, et un théâtre chargé de chevaliers les trois ordres militaires. Voilà, dis-je à don Alphonse, une lombreuse assemblée. H ne faut pas vous étonner, me répondit-il, la tragédie qu'on va représenter est de la composition de don