LIVRE Y> CttAP. II. ISil
cièr de ce que ncfi» Y«nioBft de fàtt poor ëb^. It eiil irîàl t}tiMtl ignoraierrt encoi-e slfe devaient n(M i^gartek* icottime ïetïh libërateurs^ ou comme de nouveaux ImhAlÈ t|u! he les e^evafent paitd aux isiutres p6Ur les iuiéux iHiiter. ttàfs nou$ lèi rassurâmes en leur disant ^ htl^u^ allions le» eotiduire jus()iU% tinè hdteHerfe qu'Amt^roftnè Hk^UteuAit ëtve à ûlhe demt-lienè de là^ et ()u*il8 ^^«Hirraiettt etk eet endroit );^ndi*e toute$ )eé pté^autfom nécewairei po^ fce lièndi^ SK!il%)âifent bCi ils Av^âl j^Rurev Après eetté aisikranéid^ do^t ils pA^il^l li^-satisi^Vi^ nous fës remlme3 daus leur diaisè^ et leH lirâmei^ hoîis d¥i hM eA tentfit la f>ride àé leurs âiUles. Nd» ^Vilrtïhol^s visitèlf^ul ensuite tel ^och«ft tés vaiucui. P^its ttoùs allâmtis rèprêtrdif^ le ehetal de dcm Alphèn«e. Nmil )^Hmeè éussl cèùï d^ vôléiai^ (fm nous trcmvAiâé» atiècbés k dès arbres auprès du Êhamp de bat^iHôv IH!ris eiÈùiéftaUt ^véô fidùk tous ee^ c)fèV~aux/noïa sHivknel te ft^re AiitiMUé^ ^iH monlà lur uile des làutes pùistt laener la «baftè | l'iiélèlléric, où nous tf^tfrivàttàe^ pôumtot que. deux heures après, qUi^^leûl iiiSAH ^*élfe ti'àail JÉl fort éloignée du bois.
Nous frappâmes rudement à la porte. Tout le monde était déjà couché dans la maison. L*hôte et lliôtesse se levèrent à la hâte , et ne furent nullement fâchés de voir troubler leur repos par l'arrivée d'un équipage qui paraissait devoir faire chez eux beaucoup plus de dépense qu'il n'en fil. Toute Thôtellerie fut éclairée dans un moment. Don Alphonse et l'illustre fils de Lucinde donnèrent la main au cavalier et à la dame pour les aider à descendre de la chaise; ils leur servirent même d'écuyers jusqu'à la chambre où l'hôte les conduisit. Il se fit bien des compliments, et nous ne fûmes pas peu étonnés quand nous apprîmes que c'était le comte de Polan lui-même et sa fille Séraphine que nous venions de délivrer. On ne saurait dire quelle fut la surprise de cette dame , non plus que celle de don Alphonse, lorsqu'ils se reconnurent tous deux. Le comte n'y prit pas garde, tant il était occupé d'autres choses. 11 se mit à nous raconter de quelle manière les voleurs l'avaient attaqué, et comment ils s'étaient saisis de sa fille et de lui après avoir tué son postillon^ un page et un valet de chambre. Il finit en nous disant qu'il sentait vivement l'obligation qu'il nous avait, et que si nous
voulions Taller trouver à Tolède, où U serait dans un mois, nous éprouverions s'il était ingrat ou reconnaissant:
La ûlle de ce seigneur n'oublia pas de nous remercier aussi de son heureuse délivrance; et comme nous jugeâmes y Raphael et moi, que nous ferions plaisir à don Alphonse si nous lui donnions le moyen de parler un moment en particulier à cette jeune veuve, nous y réussîmes en amusant le comte de Polan. Belle Séraphine , dit tout bas don Alphonse à la dame , je cesse de me plaindre du sort qui m'oblige à vivre comme un homme banni de la société civile, puisi{iie j'ai eu le bonheur de contribuer au service important qui vous a été rendu. Eh quoi! lui répondit-elle en soupirant, c'est vous qui m'avez sauvé la vie et l'honneur ! c'est à vous que nous sommes, nion père et moi, si redevables ! Ah 1 don Alphonse, pourquoi avez-vous tué mon frère ! Elle ne lui en dit pas davantage ; mais il comprît assez, par ces paroles et par le ton dont elles furent prononcées, que, s'il aimait éperdument Sétaphine^ il n'en était guère moins aimé.