‹ Histoire de Gil Blas de Santillane (volume 4)Chapitre 134 sur 296 · AVERTISSEMENT · texte numérisé non relu

AVERTISSEMENT

qm SB TROUVE DANS L'ÉDITION DE 1735) Sm LB8 ANAGHRONISIIES QU'ON À REMARQUÉS DANS GIL BLAS.

On a marqué dans ce troisième tome une époque qui ne 9'accorde pas avec l'histoire de don Pompeyo de Castro^ qu'on Ht dans le premier volume. Il paraît là que Philippe II n'a pas encore fait la conquête du Pcn*tugal *; et l'on voit ici tout d'un coup ce royaume sous la domination de Philippe III *, «ans que Gil Bias en soit beaucoup plus vieux. C'est une faute de chronologie dont l'auteur s'est aperçu trop tard^ mais qu'il promet de corriger dans la suite ^ avec quantité d'autres , si l'on fait une nouvelle édition de son ouvrage *.

' Cette conquête eut lien en 15S0, et fut fonvrage dn duc d'Albe.

' Philippe nicommença son règne en 1598, et mourut en 1621.

' Cet ATertissement, de Le Sage lui-même, est une des plus fortes preqves qu'il n'avait point traduit 6il Bias de l'espagnol. S'il n'avait Tait que copier un auteur castillan, il se serait facilement disculpé des anachronismes qu'on avait remarques, et qu'il aurait pu rejeter sur son original ; mais il est loin de celte idée ; il prend ces foutes à son compte, et promet de les corriger avec un air de bonne foi qui ne peut laisser subsister aucun soupçon de plagiat.

Au surplus, Le Sage a voulu en effet corriger celui de ces anacbronismes qui était le plus évident. Au dac d'AImeyda, qui figurait d'abord dans l'épisode de don Pompeyo de Castro, il a substitué un duc de Radzivil, et à la place de Lisbonne il a mis Varsovie dans l'édition de Gil Bias de 1747 ; mais il a laissé subsister d'autres dates précises, qui sont autant de fautes contre l'ordre des temps. Si l'on veut bien y prendre garde, on sera effrayé de l'âge qu'aurait eu Gil Bias avant de parvenir même à son premier mariage. L'anonyme qui a pris le nom de Le Sage, pour donner au public la Suite de Gil Bias, dit bien précisément que ce dernier était né en 1594, et l'on peut croire que c'était une indication de Le Sage lui-même; mais elle ne s'acrjorde pas avec le reste du roman. Gil Bias avait quitte Oviédo à dix-sept ans (liv. I, chap. i). A la sortie du souterrain du capitaine Rolando, il rencontre une dame qui lui raconte son histoire (même liv. I, chap.xi]. Or, le mari de celte dame avait passe pour être mort dans l'armée portugaise, au royaume de Fez, il y avait alors sept ans. Cette dame parlerait donc eu 1585, puisque ce fut en 1578 que Sébastien I*' passa et périt en Afrique. Ainsi Gil Bias devait, à ce compte, être né en 1568. Cependant on a vu Gil Bias, longtemps après l'histoire de dona Mencia, arriver à Madrid et servir un maUre Inconnu (don Bernard de Castil-Blaio), auquel Gil Bias a dit lui.

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même : « Vous passez ici poar un espion du roi de Portugal > (Ht. m, chap. I). Ceci e«t censé dit avant 1580, puisque ce fut en cette année quit cessa (fy aToIr va roi de Portugal. Il en résulterait d'abord que Gil Bias ne pouvait être né en 1504, comme le prétend l'anonyme, et qu'il devait ^voir près de vingt ans dès 1581. Alors comment concilier celle époque certaine aveo la mita du roman? Nous allons voir Gil Bias emprisonné à Ségovie très-peu de temps avant la disgrâce du duc deLerme» qui eut lieu en 1620 [liv. IX, çbap;, U| et auiT.)* fiU B]^ e^ 4^20, aurait été sexagénaire ; ce qui ne s'accorderait guère avec ton premier mariage, et moins eBOora avec ce qui lui reste à raconter dans les livres X, XI et XII, dont les événements rebtiCsà rkistoire ont nnadate txe, tais ^ue VexH dn comte ^dna an tM3, sii Tirmalnri après la mort du cardinal de Richelieu. Gil Bias aurait donc eu alors plus de quatrevingts ans. On le voit néanmoins retoqfugj dftP> *A terre, se donner pour un honune qui eommenee à vieillir j et vingt-deux ans après son premier mariage passer à de secondes noces qui lui procurent deux enfants dont il se croit le père (livre XII, chapitre dernier).

éi K)n relève ces erreurs, ce n*est pas pour bt&mër l'auteor de ce livre cliarmai)!. Il s'es^ apecçn de cta faotea, el il en pbisante hii-ménie en ofbant ^ let oorriter dan» une ^tkff^ f^W^A*^ i U f 9¥^ ffsay« 9^ eorv^g^qf^ lians j aytlir ^m i^ussi. Mais ces contiE^^ltions mèmê^ acVjèvgift, c^ q^e s^t^le, de d|ffP(Mtfi:9? W'Ub*| pas pris dans un livre espagnol one suite d*anacbronismes qui ponvaioit échapper fana doute ii la dUtranUon d'un aSLtenr étranger; mais ^ ne seraient §a» coaotvn* X^ s'iH fortaifnt <|e \a pV^& f W) %«|W» ii^ 997*?

On peut trouver as^s bizarre auê. ^pr éclaircir pn OHV^e ^ureniei^ ^yriTfM^ nons ayons compulsé TArl de vérifier fet ^tes. Nous espérons pourtant que le lèe- HjB^ mWVa» U l0MM«ir«t ^ ^hiutieé» Ots ««IcilaatideB : lia étaient néeessaiiis, Le reproche fait à i^e Çf^ d'avq^ 90(4 f'U ^^^ k ^^Hf f^^'^W^.f f^pM exiger qu'on y regardât de plus près, et qu'en n'oubliftt rien de ce qui doit finakaDuent rëadjnger ce livre, vraiment original, à son auteur et à la France.

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