‹ Histoire de Gil Blas de Santillane (volume 2)Chapitre 10 sur 103 · à j iLLDi ïx s»j tyx> j · texte numérisé non relu

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drais du moins n’ètre pas mal placé. — Oh 1 tu as raison, me dit— il, et j’en fais mon affaire. Je te réponds d’une bonne condition, quand ce ne serait que pour arracher un galant homme à l’université.

La prochaine misère dont j’étais menacé , et l’air satisfait qu’avait Fabrice, me persuadant plus que ses raisons, je me déterminai à me mettre dans le service. Là-dessus nous sortîmes du cabaret, et mon compatriote me dit : Je vais de ce pas te conduire chez un homme à qui s’adressent la plupart des laquais qui sont sur le pavé; il a des grisons qui l’informent de tout ce qui se passe dans les familles. 11 sait où l’on a besoin de valets ,

tu sers chez lui. Et si est imposée à moi l'enlrée dans ce le service je désire place bonne. Reprit Fabrice et dit à moi la raison avec toi. Quant à cette la chose affaire de moi. Sois sùr je ferai placer toi dans place laquelle elle te plaira. Et cette la chose je ferai elle pour toi par égard pour l’amitié. Et je ferai elle avec les gens lesquels je ne connais eux pour ils ne se mêlent pas avec les chiens de les professeurs.

Et à cause de la misère laquelle approchait vers moi et en outre à cause du conleniement du visage de Fabrice plus que force de paroles de lui je me décidai j’entre domestique chez les gens. Et lorsque nous eûmes fini cette la conversation nous sortîmes du cabaret. Prit la parole Fabrice et il dit à moi viens avec moi maintenant je conduirai toi à un l’homme lequel ils vont trouver lui tous les domestiques lesquels n’ont pas de service. Et sous main de cet l’homme gens qui ils informent lui de tout ce qui arrive dans intérieur des maisons. Et il sait les familles lesquelles ayant besoin de les

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d’un laquais : c'est un bénéfice simple, qui n’engage à rien. Un maître a-t-il des vices, le génie supérieur qui le sert les flatte, et souvent même les fait tourner à son profit. Un valet vit sans inquiétude dans une bonne maison : Après avoir bu et mangé tout son soûl , il s’endort tranquillement , comme un enfant de famille , sans s’embarrasser du boucher ni du boulanger.

Je ne finirais point, mon enfant, poursuivit-il, si je voulais dire tous les avantages des valets. Crois-moi, Gil Blas, perds pour jamais l’envie d’être précepteur, et suis mon exemple. — Oui; mais» Fabrjce, lui répartis-je, on ne trouve pas tous les jours des administrateurs, et si je me résolvais à servir, je vou-

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la'tête. Et si H y a dans maître de lui quelques les défauts le domestique Jequel en lui l'esprit il caresse lui dans eux et quelques les fois il peut il profite d’eux. Quand il est le domestique dans une la maison ne manquant de rien après qu'il mange et il boit autant que a voulu désir de lui il s'étend et il dort comme il s’étend le fils de maison grande et ne à lui aucun souci ^pour^qui il paiera le boucher et le boulanger.

Et il ajouta et dit ô fils de moi si je reste je parle avec toi sur tous les «avantages des domestiques jamais moi je ne finis paroles de moi- Çroisipoi ô Gil Blas abandonne ce le projet lequel tu, voulus ta deviens maître des enfants et ne resta à toi pas tu reparles de lui. Fais comme moi. Je repris «t je dis, ià lui je me rends à paroles çle toi. Mais ô Fabrice ne est pas facile aux gens ^trouvent administrateurs comme l’administrateur lequel tu es

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vertus. Tu n’auras presque pas un moment à donner à tes plaisirs. Censeur éternel de ton écolier, tu passeras les journées à lui enseigner le latin, et à le reprendre quand il dira ou fera des choses contre la bienséance. Après tant de peines et de contraintes, quel sera le prix de tes soins? Si le petit gentilhomme est un mauvais sujet, on dira que tu l'auras mal élevé, et les parents te renverront sans récompense , peut-être même sans te payer tes appointements. Ne me parle donc point d’un poste de précepteur: c’est un bénéfice à charge d’âmes; mais parle moi de l’emploi

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d’eux. Et ainsi il ne reste dans main de toi aucun temps pour to divertis toimême. Et à toute heure il faudra que toi tu réprimandes élève de toi et longueur des jours tu casseras tête de toi pour tu apprends à lui langue la latine et obligation tu reprends lui en tout temps lequel il sort de lui chose inconvenante. Et après que tu te donnes de la peine cette la peine la grande et tu contrains sur toi même cette la contrainte la pénible quelle elle sera la récompense de travail de toi. Si élève de toi d’après éducation de toi il est devenu mauvais sujet tous les gens ils diront tu élevas lui éducation mauvaise. Et ainsi parents de lui ils renverront toi sans récompense et peut-être ils ne paieront à toi prix des gages de toi. Tais-toi. Ne répète pas à moi ces les paroles sur cet le projet le détestable lequel tu as projeté tu deviendras maître des enfants parce que celte la profession pas en elle aucun avantage si ce n’est le cassement de la tête. Mais moi je parlerai à toi sur place d’un le domestique. Ne a été en elle si ce n’est l'avantage sans mal de

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Salamanque, «t là, me rangeant sous les drapeaux de l’université, remplir l’emploi de précepteur. — Beau projet! s’écria Fabrice; l’agréable imagination! Quelle folie de vouloir à ton âge, te faire pédant! Sais-tu bien, malheureux, àquoi tu t’engages en prenant ce parti? Sitôt que tu seras placé, toute la maison t’observera ; tes moindres actions seront scrupuleusement examinées. 11 faudra que tu te confraignes sans cesse, que tu te pares d’uu extérieur hypocrite, et paraisses posséder toutes les

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Salamanque et lorsque j'arriverai je me réunirai aux savants de cette la ville et je chercherai sur qui voulut il apprenne. Partit d’un éclat de rire Fabrice avec un éclat de rire et dit à moi par Dieu si ce n’est cet le projet lequel tu projetas lui est projet excellent. Et vérité de Dieu de moi si ce n’est tu es tu inventas une l’invention admirable. Tu es fou. Comment toi encore jeune dans âge de toi et vint à esprit de toi tu veux tu deviens thaître des enfants. Sais-tu 0 imbécille quoi it oblige toi si ta entres dans ce le service. Tempsque lu entreras dans une la maison pour tu es le maître des enfants tous les gens lesquels ils habitent dans intérieur d’elle ils espionneront toi. Et sur tout ce qui viendra de toi bien ou mal ils scruteront lui avec yeux d’eux. Ét obligation à loi tu fais attention de toi à toi même nuit et jour et obligation à loi en outre tu dissimules hypocrisie de toi et tü parais l’irréprochable i yeux

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feignis d’en élre la dupe : cela ne coûte rien. Je fis plus, je le copiai; et jouant devant lui le même rôle qu’il avait fait devant les autres, je trompai le trompeur, et je suis devenu peu à peu son factotum. J’espère que, quelque jour, je pourrai, sous ses auspices, me mêler des affaires des pauvres. Je ferai peut-être fortune aussi , car je me sens autant d’amour que lui pour leur bien.

— Voilà de belles espérances, repris-je, mon cher Fabrice, et je t’en félicite. Pour moi, je reviens à mon premier dessein. Je vais convertir mou habit brodé en soutauelle, me rendre à

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dupe d'hypocrisie de lui. Et cette la chose pas en elle chose. J’ajoutai à fait de moi et je copiai lui. Je jouai devant yeux de lui la comédie la même laquelle il joue elle devant les gens et je trompai le trompeur. Et par cet le moyen peu à peu j’entrai dans cœur de lui tellement que je devins moi le factotum dans toute chose. Et je suis j'espère dans un le jour des jours je puis avec aide de Dieu et aide du sieur Manuel Ordonez je me mêle des affaires des pauvres. Et peut être je ferai fortune comme il a fait fortune lui parce que aussi moi je sens dans cœur de moi j’ai zèle comme lui pour bien d’eux.

Je pris la parole et je dis à lui ô Fabrice le chéri cet l’espoir lequel tu esperas lui espoir brillant. Dieu accomplisse lui pour toi. Quant à moi n'a pas cessé projet de moi comine auparavant. A cette l’heure je vendrai cet l'habit le brodé et j’achèterai une la soutanelle et je partirai pour ville de

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homme de bonne humeur , il n’y a pas de situation plus agréable que la mienne. Le métier de laquais est pénible, je l’avoue, pour un imbécille ; mais il n’a que des charmes pour un garçon d’esprit. Un génie supérieur qui se met en condition, ne fait pas son service matériellement comme un nigaud. Il entre dans une maison pour commander plutôt que pour servir. Il commence par étudier son maître ; il se prèle à ses défauts, gagne sa confiance, et le mène ensuite par le nez. C’est ainsi que je me suis conduit chez mon administrateur. Je connus d’abord le pèlerin : je m’aperçus qu'il voulait passer pour un saint personuage; je

un l’homme de bonne humeur nô il convient à lui aucune place mieux que la place d’un le domestique. A la vérité obligation à moi j'avoue franchement si il est le domestique niais de Dieu il devient à lui ce le service pénible. Mais si il est possesseur d’esprit il devient à lui le service facile et agréable. Et lorsque il entre possesseur de l’esprit au service il ne sert pas service de sots. Mais temps qu’il entre à le service il se propose il commande à maître de la maison au lieu qu’il obéit à lui. D'abord il commence il étudie dans caractère de maître d’elle et quand observe-t-il sur quelques lés défauts ne il choque à lui pas en eux et ainsi il entre dans cœur de maître de lui tellement que il devient il mène lui par nez de lui. Et ainsi moi j’ai fait avec l’administrateur lequel je suis chez lui. Et lorsque j’entrai dans service de lui je compris intention de lui et je connus qu’il veut tous les gëns ils croyent lui lui un le dévôt grand. Je üs semblant que j'étais

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Le seigneur Manuel Ordonez, mon maître, est un homme d’une piété profonde. 11 marche toujours les yeux baissés, avec un gros rosaire à la main. On dit que dès sa jeunesse, n'ayant en vue que le bien des pauvres, il s’y est attaché avec un zèle infatigable. Aussi ses soins ne sont-ils pas demeurés sans récompense : tout lui a prospéré. Quelle bénédiction 1 En faisant les affaires des autres, il s’est enrichi.

Quand Fabrice m’eut tenu ce discours, je lui dis : Je suis bien aise que tu sois satisfait de ton sort; mais, entre nous, tu pourrais, ce me semble, faire un plus beau rôle dans le monde. — Tu n’y penses pas, Gil Blas, me répondit-il. Sache que , pour un

toute chose. Et cet . administrateur nom de lui Manuel Ordonez et lui réputé un le dévôt grand. Et lorsque il est il marche toujours yeux de lui fixés sur la terre et dans main de lui un le chapelet avec grains gros. Ils disent que depuis jeunesse de lui jusqu’à aujourd'hui il n’eut pas aucune pensée si ce n’est sur bien des pauvres et il travailla I bien d'eux et fit tout effort de lui. Récompensa lui Seigneur de moi et il réussit et prospéra dans toute chose. Vois ô ami de moi combien Seigneur de moi bénit lui. Et lorsque il travailla les affaires des pauvres il devint lui possesseur d’argeat considérable.

Et lorsque narra à moi Fabrice cette la narration je dis à lui tu es tu as fait plaisir à moi avec cet l’état le bon lequel tu es dans lui. Mais je dirai à toi entre moi et entre toi parut à moi si tu avais travaillé travail autre plus élevé que celui-là il serait mieux. Il répondit à moi et dit à moi ô Ci! Blas tu es tu as parlé avant que tu as réfléchi. Sache et sois persuadé lorsque il est

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il fallait opter. Je préférai la prière au commandement, et celte préférence me fit donner mon congé. Je passai ensuite au service d'un vieux peintre, qui voulut, par amitié, m’enseigner les principes de son art; mais, en me les montrant, il me laissait mourir de faim. Cela me dégoûta de la peinture et du séjour de Palencia. Je vins à Valiadolid, où, par le plus grand bonheur du monde, j’entrai dans la maison d’un administrateur de l’hôpital. J’y demeure encore, et je suis charmé de ma condition.

de lui et de le côté l'autre le fils pria moi j’assiste lui dans tromperie de père de lui. Et ainsi je fus obligé je choisis un d'eux. Je préférai faisant la prière à faisant le commandement. Et d'après celle la préférence chassa moi le père du jeune homme. Et ensuite j’allai je sers chez un le vie illard habile dans la peinture. Et par l’amitié laquelle il aimait moi il résolut il apprend à moi les principes de l’art de lui. Et il apprenait à moi en effet ces les principes. Mais ces les principes ne rassasiaient à moi pas ventre de moi. Et par ce le motif devint dégoûtant pour moi art de la peinture. Et je voulus je quitte de ville de Palencia. Je partis pour ville de Valiadolid. Et lorsque je fus en elle survint à moi un le bonheur grand lorsque j’entrai je sers chez un des administrateurs de l’hôpital de cette la ville. Et restant dans cet le service jusqu'à cette l’heure et la louange à Dieu je suis satisfait de

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tous deux fait notre main en partant d’Oviédo. J'arrivai à Palencia avec un seul ducat, sur quoi je fus obligé d’acheter une paire de souliers. Le reste ne me mena pas bien loin. Ma situation

devint embarrassante; je commençais déjà même à faire diète. Il fallut promptement prendre un parti. Je résolus de me mettre dans le service. Je me plaçai d’abord chez un gros marchand de drap, qui avait un fils libertin. J'v trouvai un asile contre l’abstinence, et en rhéme temps un grand embarras. Le père m’ordonna d'épier son fils; le fils me pria de l’aider à tromper son père :

à nous mais nous avions volé lui à parents de nous temps que nous partîmes de ville d’Oviédo. Et lorsque j’arrivai à ville de Palencia ne restait à moi dans poches de moi si ce n’est réal douro. Et de ce le douro je fus obligé j’achète paire de souliers. Et de le reste lequel resta à moi je ne pus je mange si ce n'est quelques jours peu. Se resserra état de moi beaucoup tellement que je devins je reste moi-même avec la faim. Je fus forcé je sors promptement de celte la position la gênée. Je me déterminai j'entre domestique chez quelques les gens. D'abord j’entrai dans le service d’un le marchand des marchands lesquels ils font le commerce des draps. Et cet l’homme propriétaire d'argent. Et il avait un le fils libertin. Et cette la maison je trouvai elle préservant de la faim. Mais je fus à cette l’heure dans une la difficulté grande parce que d'un le côté le père du jeune homme ordonna à moi je prends attention de moi sans faire semblant de rien sur fils

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p.ac» de mol compagnon autre lequel voyagea avec elle. Et cet l’abandon lequel elle abandonna moi obligation il est à moi une la cause autre de le désespoir. Mais moi je ne livrai à lui pas la victoire. Et dans cet l'état jo fis mieux que ce que fit le roi Ménélas dans le temps le passé. Et au lieu que je m’irrite comme s’irrita lui contre le jeune Pâris temps que il enleva à lui femme de lui Hélène je remerciai ce le compagnon le nouveau de maîtresse de moi de ce que il débarrassa cet le fardeau de dessus dos de moi. Et ensuite je ne voulus pas je retourne à pays d’Asturie par la crainte de la discussion avec gens de la justice et je m’avançai dans intérieur de royaume de Léon. Et toute ville laquelle j’entrai en elle je dépense dans elle jusqu’à ce que je dépensai tont l’argent qui était à moi dans le jour que j’enlevai maîtresse de moi. Et cet l’argent dans l’origine n’était pas

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ne doit se laisser abattre jusqu’à ne plus se souvenir qu’il est homme. Pour moi, je suis de ce caractère-là. Mes disgrâces ne m’accablent pas ; je suis toujours au dessus de la mauvaise fortune. Par exemple, j’aimais une fille de famille d’Oviédo; j'en étais aimé ; je la demandai en mariage à son père : il me la refusa. Un autre en serait mort de douleur ; moi, admire la force démon esprit, j’enlevai la petite personne. Elle était vive, étourdie, coquette; le plaisir, par conséquent, la déterminait toujours au préjudice du devoir. Je la promenai pendant six mois dans le royaume de Galice; de là, comme je l’avais mise dans le goût de voyager, elle eut envie d’aller en Portugal, mais

malheur il supporte lui jusqu’à il fait attention Seigneur de lui à lui. Et comme dit le sage Cicéron jamais lui l’homme d’esprit il ne laisse les malheurs ils accablent lui tellement que il oublie lui-même sa qualité d’homme. Et cet le caractère ô frère de moi lui caractère de moi. Et jamais eux les malheurs accablant moi. Toujours moi surmontant eux. Vois je montrerai à toi une la preuve pour tu crois à paroles de moi. J’étais j’aime dans une la fille de maison grande dans ville d’Oviédo et aussi elle était elle aime moi. Je demandai de parents d’elle ils donnent elle en mariage à moi. Ils n’acceptèrent pas moi. Si arriva celte la chose à homme autre il mourra de chagrin de lui. Mais moi vois la force d’esprit de moi j’enlevai cette la fille. Et cette la fille était légère et étourdie de l’esprit et elle aimait les hommes ils prennent attention d’eux à elle. Et toute chose laquelle faisait plaisir à elle elle faisait elle et ne elle prenait attention d’elle si cette l’action d’après le devoir ou bien non. Je me promenai avec elle dans royaume de Galice espace de six mois. Et ensuite comme je fis prendre goût à elle goût des voyages elle eut envie de la vue de royaume de Portugal. Mais elle prit à

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dire pourquoi je me plaignais ainsi du beau sexe. Je me résolus sans peine à contenter sa curiosité ; mais, comme j’avais un assez long récit à faire, et que d’ailleurs nous ne voulions pas nous séparer sitôt, nous entrâmes dans un cabaret pour nous entretenir plus commodément. Là, je lui contai, en déjeunant tout ce qui m’était arrivé depuis ma sortie d’Oviédo. Il trouva mes aventures assez bizarres ; et, après m’avoir témoigné qu’il prenait beaucoup de part à la fâcheuse situation où j'étais, il me dit : Il faut se consoler, mon enfant, de tous les malheurs de la vie. Un homme d’esprit est-il dans la misère, il attend avec patience un temps plus heureux. Jamais, comme dit Cicéron, il

11 pressa moi j 'apprends à lui sur quel le sujet je me plains des femmes. Et Il n'a pas besoin il presse moi fois autre pour je mets au fait lui sur ce qui était arrivé. Mais comme était ce le récit lequel je voulais je raconte lui à lui long et en outre comme ne était pas dans intention de nous nous nous séparons avant que nous ne nous rassasions de visage de l'un et de l’autre nous entrâmes dans un le cabaret pour nous causons à aise de nous. Et temps que nous étions assis nous déjeùnons je racontai à lui sur tout ce qui arriva à moi depuis le jour que je sortis de ville d'Oviédo jusqu'à celte l'heure. Parut à lui ce le récit bizarre. Et après que il jura si ce n’ett affligeait lui beaucoup cet l'état le fâcheux lequel j'étais dans lui il dit à moi ô fils de moi obligation aux enfants d'Adam ils prennent patience sur tous les malheurs de le monde. Et l'homme d'esprit quand arrive à Jui un le

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— Tu te trompes, lui dis-je, mes affaires ne sont pas si florissantes que tu l’imagines. — A d’autres, répliqua-t-il, à d’autres. Tu veux faire le discret. Et ce beau rubis que je vous vois au doigt, monsieur Gil Blas, d’où vous vient-il, s’il vous plaît? — Il me vient, lui répartis-je, d’une franche friponne. Fabrice, mon cher Fabrice, bien loin d’ètre la coqueluche des femmes de Valladolid, apprends, mon ami, que j’en suis la dupe.

Je prononçai ces dernières paroles si tristement que Fabrice vit bien qu’on m’avait joué quelque tour. Il me pressa de lui

et généreuse elle qni fait des libéralités à toi. Je répondis à lai et je dis à lui tu es te trompant ô ami de moi dans cette l’idée. Affaires de moi ne sont pas bonnes comme tu l’as pensé. Il reprit et il dit à moi tais-toi ô mauvais sujet je suis je vois toi tu veux tu le caches de moi. Quand tu veux tu fais cette la chose fais la avec gens autres. Et cet le rubis le superbe lequel je suis je vois en lui passé dans doigt de toi et tête de toi 6 monsieur Gil Blas jusqu’à tu dis à moi d’où vient il à toi. Je dis à lui il vint à moi de grande des aventurières. O Fabrice ô Fabrice le chéri au lieu que je suis la coqueluche des femmes de Valladolid j’apprendrai à toi ô ami de moi que j’ai été dupe d’elles.

Et comme je prononçai à lui ces les paroles tellement avec la tristesse comprit Fabrice que jouèrent à moi quelques les femmes un le tour mauvais.

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triote et votre compagnon d’école. Nous avons si souvent disputé chez le docteur Godinez sur les universaux et sur les degrés métaphysiques 1

Je le reconnus avant qu’il eut achevé ces paroles, et nous nous embrassâmes tous deux avec cordialité. lié, mon ami, repr.'t-il ensuite, que je suis ravi de te rencontrer! Je ne puis t’ex- * primer la joie que je ressens... Mais, poursuivit-il d’un air surpris, dans quel état t'offres- tu à ma vue? Vive Dieu! te voilà vêtu comme un prince. Une belle épée, des bas de soie, un pourpoint et un manteau de velours relevés d’une broderie d’argent! Malepeste ! cela sent diablement les bonnes fortunes. Je vais parier que quelque vieille femme libérale te fait part de ses largesses.

brice fils de pays de toi et qui a étudié ,'avec toi à l'école. Et combien de fois nous avons discuté moi et toi dans l’école du maître Godinez sur science du langage.

Et avant qu’il finit paroles de lui je reconnus lui et nous nous embrassées avec le transport l’un l’autre. Et ensuite il dit à moi ô ami de moi et Dieu le grand si ce n’est je suis je me suis réjoui joie grande parce que j’ai rencontré avec toi tellement que je ne puis j’exprime à toi combien je me suis réjoui. Et il ajouta il dit à moi comme quelqu’un qui était étonné quel cet l’état le beau lequel je suis je vois toi en lui. Et vérité de Dieu si ce n’est tu es habillé comme ils s'habillent les grands. Quelle celte l’épée la superbe et quels ces les bas de soie et quel cet l’habit le magnifique de le velours le brodé avec 1 argent. Sur cou de moi ô coquin si ce n’est tu es chéri des femmes. Et je parie quant à toi que tu as une la femme d’un âge mûr

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