‹ Histoire de Gil Blas de Santillane (volume 2)Chapitre 11 sur 103 · J ju 8Xjo J %, ijf** L^SJü J^L · texte numérisé non relu

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Je ne laissai pas toutefois de vouloir m’éclaircir de ce que valait ma bague, et je l’allai montrer à un lapidaire, qui l’estima trois ducats. À cette estimation, quoiqu’elle ne m’étonnût pas, je donnai au diable la nièce du gouverneur des îles Philippines, ou plutôt je ne fis que lui en renouveler le don. Comme je sortais de chez le lapidaire, il passa près de moi un jeune homme qui s’arrêta pour me considérer. Je ne le remis pas d’abord, bien que je le connusse parfaitement. Comment donc l Gil Blas, me dit-il, feignez-vous d’ignorer qui je suis? ou deux années ont-elles si fort changé le fils du barbier Nunez que vous le méconnaissiez? Ressouvenez-vous de Fabrice, votre compa-

Mais je voulus je sais la valeur de cette la bague. J’allai droit à un le joaillier et je montrai elle à lui. Il dit à moi elle vaut trois boudjou. Et lorsque j'entendis de bouche de lui cette l’estimation la grande laquelle je ne m’étonnai pas d'elle je maudis la diablesse la nièce du gouverneur des îles Philippines elle et les diables lesquels associés avec elle. Et temps que je sortais de chez le joaillier un le jeune homme était passant chemin. Et lorsqu’il vit moi il s’arrêta pour il considère dans visage de moi. Je ne reconnus pas lui d'abord quoique j’ai été je connais lui connaissance ancienne. Il m’apostropha et dit à moi eh ! quoi ô Gil Blas tu fais semblant tu ne reconnais pas moi ou bien ces les deus années ont elles changé visage du fils de Nunez le barbier tellement que tu u’as pu tu reconnais lui. Rappelle-toi Fa-

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ne plus les revoir, non plus que ina valise, je marchais tristement dans les rues en rêvant au parti que je devais prendre.

Je fus tenté de retourner à Burgos, pour avoir encore une fois recours à donaMencia; mais considérant que ce serait abuser des bontés de cette dame, et que d’ailleurs je passerais pour une bête, j’abandonnai cette pensée. Jejurai bien aussi que dans la suite je serais en garde contre les femmes; je me serais alors

défié de la chaste Suzanne. Je jetais de temps en temps les yeux sur ma bague et, quand je venais à songer que c’était un présent de Camille, j’en soupirais de douleur. Hélas! disais-je en moimême, je ne me connais pas en rubis, mais je connais les gens qui les troquent : je ne crois pas qu'il soit nécessaire que j’aille chez un joaillier pour être persuadé que je suis un sot.

ne resta à moi pas je verrai mules de moi et valise de moi et je commençai je marche dans les rues. Et j’étais triste et je songe quoi je ferai. Vint dans esprit de moi je retourne à Burgos et je sollicite fois autre le secours de dona Mencia. Mais j’abandonnai cette l’idée parce que je pensai mal de ma part lorsque je fatiguerai elle et en outre je craignais si ce n’est elle réputé moi un le sot. Et je jurai que dans le temps le futur je fais attention de moi sur ruses des femmes et si elle rencontre moi à celte l’heure la chaste Suzanne je ne me fie pas à elle. Et de temps en temps je jette yeux de moi sur la bague et lorsque je songeais cette la bague était un le présent de Camille faisait moi cette la pensée je soupire du fond de cœur de moi par le chagrin. Je dis à moi-même ah! je ne suis pas connaissant dans valeur des rubis mais je connais les gens qui échangent eux. Sembla à moi dans esprit de moi je n’ai pas besoin je vais à boutiques de joaillier pour je suis certain de sottise de moi.

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heureux que les fripons n’aient pas emporté mes habits et quelques ducats que j’ai dans mes poches. Je leur tenais compte de cette discrétion. Ils avaient même été assez généreux pour me laisser mes bottines, que je donnai à l’hôte pour un tiers de ce qu’elles m’avaient coûté. Enfin, je sortis de l’hôtel garni sans avoir, Dieu merci, besoin de personne pour porter mes hardes. La première chose que je fis fut d'aller voir si mes mules ne seraient pas dans l'hôteHerie où j’étais descendu le jour précédent. Je jugeais bien qu’Ambroise ne les y avait pas laissées, et plut au Ciel que j’eusse toujours jugé aussi sainement de lui ! J’appris que dès le soir même il avait eu le soin de les en retirer. Ainsi, comptant

enfants du péché habits de moi et pas les quelques les réal douro lesquels étaient dans poches de moi. Je sus gré à eux de discrétion d’eux. Et par générosité d’eux ils avaient laissé à moi les bottines lesquelles je vendis elles à l’hôtelier pour tiers du prix lequel j’achetai elles. Enfin je sortis de l’hôtellerie et la louange à Dieu je n’eus pas besoin de personne pour j’emporte effets de moi de cette l’hôtellerie. Et lorsque je sortis je voulus d’abord je vais à l’hôtellerie où je descendis le jour lequel s’était passé pour je vois si mules de moi encore dans intérieur d’elle. Et je pensai dans esprit de moi il ne laissa pas elles cet enfant du péché d’Ambroise dans l’écurie. Et plût à Dieu auparavant je pensai de lui pensée la défavorable comme je pensai de lui cette l’heure. Et lorsque j’arrivai ils apprirent à moi que vint à eux Ambroise dans la nuit qui était passée et il emmena elles. Et ainsi je fus certain

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