ES MOTS ARABES ESI CARACTERES FRANÇAIS
Adopté pour la publication des travaux de la Commission scientifique d’Algérie (4).
On a cherché à représenter les mots arabes de la manière la plus simple et en même temps la plus conforme à la prononciation usuelle.
Il a paru convenable de rejeter les lettres purement conventionnelles, dont l'emploi augmente les difficultés de l’orthographe, sans retracer plus exactement l’expression phonique.
Il a été reconnu que, sauf deux exceptions, tous les caractères arabes rencontrent des caractères ou identiques ou analogues dans l’alphabet français. On a donc rendu par les lettres françaises simples ceux des caractères arabes qui leur sont identiques pour la prononciation, et par les mêmes lettres, accompagnées d'un accent (2), ceux qui leur sont analogues.
Les deux lettres qui n'ont, dans notre langue, ni identiques, ni analogues, sont le ^ et le La première est partout remplacée par une apostrophe, accompagnée des voyelles que la prononciation rend nécessaires ; la seconde, par la double lettre kh, conformément à l’usage.
Trois autres caractères , qui n’ont pas , dans la langue française , d’identiques ou d’analogues simples, ont été rendus par des lettres doubles, savoir : le » par dj, le par ch, le par oh. La prononciation arabe sc trouve ainsi fidèlement reproduite.
(1) Quoique »ou? n'ayons pas eu besoin d'employer dans l’ouvrage que nous publions ce mode de transcription des mots arabes en caractères français , puisque nous y avons conservé le*» lettres arabes elles-mêmes , nous avons cru cependant devoir comprendre cet exposé au nombre «les pièces qui le précèdent, parce qu’il nous a semblé qu'il pourrait être utile au lecteur de le connaître pour l'employer au t>e$oin et parce qu’il serait à désirer qu’on adoptât un mode uniforme pour représenter en caractères français les mots arabes, quand on y est forcé.
Nous l’avons d’ailleurs employé dans l’alphabet.
(’<) Cet accent est celui qui, désigné en algèbre sous le nom de primé , y est employé comme signe de l’analogie entre les quantités
Los avantages qu’a paru offrir ce mode de transcription sont surtout : 1° De ne point exiger la fonte de caractères nouveaux, et de pouvoir être ainsi adopté, sans aucune dépense, dans tous les établissements typographiques ;
2U De fournir un moyen facile de rétablir les mots dans leurs caractères primitifs.
Lettres. Valeur.
L’emploi de ces divers caractères est déterminé par la prononciation et l’accentuation de la lettre arabe.
Ces deux lettres sont généralement confondues dans la prononciation.
Voir la note de l’anteur, page xiv.
Généralement confondues.
' L’emploi de ces trois lettres sera réglé de manière à ! conserver le son sifflant de I’».
s’, c', 5'. Même observation que pour le
J* L Ces deux lettres sont confondues par tous les Itarba-
| | resques dans la prononciation et dans l’écriture.
, } Apostrophe précédée ou suivie de celle des voyelles
^ t <lont la prononciation nécessite l’emploi.
Lettres. Valeur.
Le <i el le gu seront employés dans les mots où l'n sage attribue au ^ la prononciation gutturale du g; Gafs'a, Guâlma.
* ou, A.
OBSEKTâTWKti.
1" Dans les mots qui, étant précédés de l’article, commencent par une lettre solaire, on se conformera à la prononciation en redoublant la lettre initiale. Ainsi on écrira ’Abd-er-Bah'mdn, Nàc'er-cd-Din , et non ’Abd-eURah'mân, Ndc'er-el-Din.
2° Les mots terminés par la lettre s, qui ne prend alors que le son de l’o sans aspiration, seront terminés, dans la transcription française, par î
la lettre a simple et non par ah. On écrira donc Milidna, Bltda, et non t
pas Milidnah, Blîdah. /
3° Les consonnes placées à la fin d’une syllabe ne seront jamais suivies de l’e muet. Toutefois il ne faut pas oublier que dans la langue arabe les consonnes se prononcent toutes distinctement, et qu’aucune ne prend le son nasal ni ne s’élide. Ainsi Bibân doit se prononcer Bibdnc ; Mans'our, Manns'our ; Tâzer se prononce Tôzere ; KouMn, Koutnine; Zdr'ez, Zdr'eez ; Gâbes, Gdbesse.
NOTA. — L’auteur, comme il le dit pins haut, n'a pas eu besoin d’employer dans la traduction ce mode de transcription des mots arabes en caractères français , puisqu’il y a conservé les lettres arabes elles-mêmes ; mais, dans un autre ouvrage, dans son Dictionnaire français-arabe, ainsi que dans l’idpliabet présenté ci-après, il l’a employé et suivi exactement.
Seulement, pour représenter la lettre arabe il a employé le signe r" (ce double accent " est celui désigné eu algèbre sous le nom de seconde) au lieu de la dooble lettre kh. Il *
lui a semblé que ce signe indiquait une prononciation plus rapprochée de la prononciation désirable qui ne peut être apprise que de la bouche d’un maître. Ainsi, par exemple, un Français prononçant le mot écrit c/tir" sc rapproche plus de la prononciation désirable du
mot arabe qu’en prononçant le mot chikk.
ALPHABET ABABE.