‹ Histoire de Gil Blas de Santillane (volume 2)Chapitre 36 sur 103 · LE CHAPITRE LE TREIZIÈME · texte numérisé non relu

LE CHAPITRE LE TREIZIÈME

Sur l'événement lequel délivra enfin Gil Blas d’intérieur de la prison et sur où il alla après

délivrance de lui.

Et temps lequel j’étais je passe longueur des jours de moi dans la réflexion sur état de moi l’agréable parcourut histoire de moi dans intérieur de la ville comme j’avais conté elle au corrégidor. Et combien de gens curieux venaient ils voient moi. Et ils regardaient sur moi l’un après l'un d’une la petite fenêtre laquelle était elle faisait entrer vers moi le jour. Et après qu’ils

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les voleurs; je m’entretenais avec eux agréablement, et je vivais dans la douce espérance de m’échapper ; au lieu que, malgré mon innocence, je serai peut-être trop heureux d’en être quitte pour aller aux galères.

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conversais avec eux conversation agréable et toujours j’avais dans main de moi l'espoir de la délivrance mais dans cette la prison je suis possesseur de bonheur si ils condamnent moi seulement aux galères.

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menaças de la question dans le village de Cacabélos, et à qui tu lis si grand’ peur. » Le muletier répondit, d’un air froid, que je lui parlais d’une chose dont il n’avait aucune connaissance, et comme il soutint jusqu’au bout que je lui étais inconnu, mon élargissement fut remis à une autre fois. Il fallut m’armer d’une nouvelle patience, me résoudre à jeûner au pain et à l'eau, et à voir le silencieux concierge. Quand je songeais que je ne pouvais me tirer des griffes de la justice, bien que je n’eusse commis le moindre crime, cette pensée me mettait au désespoir : je regrettais le souterrain. « Dans le fond, disais-je, j’y avais moins de désagréments que dans ce cachot : je faisais bonne chère avec

de moi. Moi un de ces les jeunes gens lesquels tu as effrayés eux avec bas tonnade du cadi lorsque nous étions dans village de Cacabélos et tu fis peur à nous à l’excès. Répondit le muletier avec une la réponse froide ces les paroles lesquelles je disais avec elles moi lui n’est à lui connaissance d’elfes nullement. El comme il était restant dans dénégation de lui et toujours il jure jamais lui il n’a vu visage de moi dit à moi le corrégidor obligation il diffère délivrance de moi à jour autre. Je fus forcé je prends patience moi-même avec patience nouvelle et j’ajoute j’achève jeûne de moi sur le pain et l’eau et en outre j'ajoute je vois ce le geôlier le silencieux. Et temps que je pensai je n’avais fait aucune chose et malgré cet l’état impossible je pouvais je sauve moimême des griffes des gens de justice cette la pensée elle qui ajoutait elle cassait à moi jarrets de moi tellement que je désirais moi-même encore dans intérieur du souterrain. Et jedisaisen moi-même à coup sur le souterrain meilleur que cette la prison. Etait à moi nourriture bonne avec les voleurs et en outre je

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je l'altends. S’il convient de l’aventure de la question, je te mettrai sur-le-champ en liberté.

Ces paroles me réjouirent. Dès ce moment je me crus hors d’affaire. Je remerciai le juge de la bonne et briève justice il voulait me rendre, et je n’avais pas encore achevé mon compliment que le muletier, conduit par deux archers, arriva. Je le reconnus aussitôt ; mais le bourreau de muletier, qui sans doute avait vendu ma valise avec tout ce qui était dedans, craignant d’être obligé de restituer l’argent qu’il en avait touché s’il avouait qu’il me connaissait, dit effrontément qu’il ne savait qui j’étais, et qu’il ne m’avait jamais vu. « Ah! traître, m’écriai-je, confesse plutôt que tu as vendu mes hardes, et rends hommage à la vérité. Regarde moi bien ; je suis un de ces jeunes gens que tu

à moi sur peur de toi de bastonnade du cadi tel que tu as dit à moi je mettrai en liberté toi à l’instant.

Réjouit moi ce le discours à l’excès et je crus dans esprit de moi que après temps court je me sauverai de cet l’embarras. Je remerciai le corrégidor de ce qu’il n’allongeaii pas affaire de moi et arrangeait elle d'une manière bonne. Et avant que j’achevai remercîmenl de moi entra le muletier accompagné de deux domestiques. Je reconnus lui à l’instant et de suite. Mais lui le misérable lequel sans doute avait vendu valise de moi et tous les effets lesquels étaient dans elle par excès de peur de lui si ce n’est il est obligé il restitue à moi toutl’argent lequel il reçut de vented’eux si il avoue franchement en effet il connaît moi dit au com’gidor avec un le visage impudent jamais lui il Reconnaît moi et ne vit traits de moi. Je m’écriai ah ô (ils du péché avoue franchement sur la vente des effets de moi et dis la vérité. Regarde bien dans visage

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versation avec lui pour me désennuyer un peu ; mais ce personnage ne répondait rien à tout ce que je lui disais, il ne fut pas possible d’en tirer une parole : il entrait même et sortait le plus souvent sans me regarder. Le seizième jour, le corrégidor parut, et me dit : « Enfin, mon ami, tes peines sont finies, tu peux t’abandonner à la joie; je viens t’annoncer uue agréable nouvelle. J’ai fait conduire à Burgos la dame qui était avec toi; je l’ai interrogée avant son départ, etses réponses vontà ta décharge. Tu seras élargi dès aujourd’hui pourvu que le muletier avec qui tu es venu de Pennaflor à Cacabélos, comme tu me l’as dit, confirme ta déposition. Il est à Astorga. Je l’ai envoyé chercher,

même je cause avec lui pour je distrais moi-même un peu. Mais ce le monsieur ne répondait pasà moi aucune avec chose. Et impossible je pus je tire de bouche de lui aucune parole et à tel point que il entre jusqu’à il sort il ne regarde pas vers côté de moi. Et jour le seizième entra vers moi le corrégidor et dit à moi ô enfant de moi cnlîn chagrins de toi ont fini et maintenant tu peux tu te réjouis. Je suis j’apportai à toi une la nouvelle bonne. J’ai ordonné aux domestiques ils conduisent la dame laquelle était avec toi jusqu’à ville Burgos. El avant que j’envoyai elle j'interrogeai elle à occasion de toi. Et elle a répondu à moi au sujet de toi réponse bonne. Et s’il plaît à Dieu aujourd’hui sera délivrance de toi s; sortirent paroles du muletier lequel tu vins avec lui de ville de PennaÜor à Cacabélos s’accordant avec paroles de toi. Et à cette l’heure est le muletier dans ville Astorga. El j’ai envoyé les archers ils amènent lui à moi et je suis j’attends iiiivéc de lui. Et si il raconta

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menl pourrai-je sortir d’ici? on vient de m’en ôter les moyens. En effet, j'avais raison de parler ainsi : un prisonnier sans argent est un oiseau à qui on a coupé les ailes.

Au lieu de la perdrix et du lapereau que j’avais fait mettre â la broche, on m’apporta un petit pain bis avec une cruche d’eau,^ et on me laissa ronger mon frein dans mon cachot. J’y demeurai quinze jours entiers sans voir personne que le concierge, qui avait soin de venir tous les matins renouveler ma provision. Dès que je le voyais, j’affectais de lui parler, je tâchais de lier con-

je dis en moi-môme avec ia tristesse ô noirceur de sort de moi toute cette la chose laquelle je pensai elle vent dans vent. Comment puis-je je sors de cette la prison. Et ces enfants du péché ont enlevé à moi moyens de la délivrance. Et avec moi la raison lorsque je pensais ainsi parce que un le prisonnier sans argent comme l’oiseau lequel ils ont coupé à lui ailes de lui.

Et au lieu de la perdrix et le lapereau lesquels j’étais je commandai aux domestiques de l'hôtellerie ils fassent rôtir eux pour nous pour nous dînons tendit à moi le geôlier petit pain de la farine noire et petite cruche remplie de l’eau et sortit d’auprès de moi et laissa moi dans chagrins de moi. Je restai dans ectle la prison quinze jour entier et je ne vis pendant eux aucun fils d’Adam si ce n’est cet le geôlier lequel il tend à moi tout matin pitance de moi F.t^haque fois laquelle il entre vers moi je parle à lui et j’essayais moi-

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0 vie humaine ! m’écriai-je quand je me vis seul et dans cet état, que tu es remplie d’aventures bizarres et de contretemps ! Depuis que je suis sorti d’Oviédo, je n’éprouve que des disgrâces: à peine suis-je hors d’un péril, que je retombe dans un autre. En arrivant dans cette ville, j’étais bien éloigné de penser que j y ferais sitôt connaissance avec le corrégidor. En faisant ces réflexions inutiles, je remis le maudit pourpoint et le reste de rhabiHement qui m’avait porté malheur; puis, m’exhortant moi-môme à prendre courage : Allons, dis-je, Gil Blas, aie de la fermeté. Te sied-il bien de te désespérer dans une prison ordi naire, après avoir fait un si pénible essai de patience dans le souterrain 1 Mais, hélas I ajoutai-je tristement, je m’abuse. Corn-

Et lorsque je restai seul et je vis moi-mémo dans cet l’état je m’écriai ah ô le monde le trompeur. Combien d’événements bizarres tu as amenés aux malheureux tout à coup. Et depuis jour lequel je suis parti de pays d’Oviedo je n’ai pas vu jour heureux et je n’échappe de péril si ce n’est je tombe dans autre. Et le temps que j’arrivai à cette la ville ne vint pas à esprit de moi je fais connaissance vite vite avec le corrégidor. Et lorsque j’étais dans cette la réflexion laquelle certainement ne en elle aucun profit je revêtis ces les habits les maudits lesquels étaient cause de malheur de moi. Et après que je fus habillé j’encourageai moi-même et dis en moi -même lève toi sur toi-même ô Gil Blas et sois possesseur de courage. Et faut-il tu te désespères à cause que tu es emprisonné dans une la prison de tous les gens après que tu as patienté temps long lorsque tu étais emprisonné dans une la caverne sous la terre. Mais après que j’essayai je fortifie cœur de moi j’ajoutai

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